Paracha de la semaine : BALAK L'Histoire un éternel recommencement

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Balak, Bileam, Moise, paracha de la semaine

BALAK

L'Histoire un éternel recommencement

La lecture de la semaine dernière ('Houkat) s'achève sur une série de victoires militaires d'Israël. La contre-offensive ne se fait pas attendre.

Balak, roi de Moab, l'actuelle Jordanie, veut empêcher l'avance des Hébreux. Pour ce faire, il soudoie Biléam, prêtre et thaumaturge du pays de Midian.

La malédiction qu'il demande à Biléam de prononcer contre Israël suffira, espère-t-il, à défaire son armée.

Etrange stratagème ! Si Balak y a recours, c'est, dit Rachi, , parce qu'il cherchait à atteindre Israël par un moyen surnaturel dès lors qu'il estimait que les victoires militaires des Hébreux défiaient les lois de la nature.

Alors, poursuit Rachi: "puisque Moïse avait passé ses premières années d'adulte en Midian. Balak demanda conseil aux Midianites. Ceux-là répondent que le pouvoir de Moïse lui vient de la parole. Aussitôt, Balak s'adresse à un maître de la parole et de la malédiction, Biléam qui, lui aussi, vient de Midian.

Balak choisit la méthode de la propagande en accusant Israël de tous les maux. Par ses déclarations contre Israël, il réussit à se faire désigner comme roi de Moab afin de mettre un terme à l'expansionnisme d'Israël.

Le Midrach rapporte à ce sujet cette histoire édifiante: Deux chiens aboyaient ; ils se faisaient la guerre. Un loup survient et tombe sur l'un d'eux. L'autre se dit: Si je ne le secours pas, le loup le tuera et demain, il s'en prendra à moi.

Et les deux chiens s'allièrent contre l'ennemi commun. Ainsi les Moabites et les Madianites ;une inimité ancienne les divisait ; ils se querellaient sans cesse. Arrive Israël, et les voilà d'accord." D'où encore ce dicton, conclut le midrach: "Ce n'est pas sans motifs quand le mulot et le chat se partagent la graisse d'un infortuné".

Lorsque deux hommes se concertent, lorsque deux peuple s'allient, le plus souvent, c'est pour tenir en échec le troisième ; rarement ils se sentent attirés l'un vers l'autre par des affinités naturelles, des aspirations communes, des mobiles désintéressés.

Aussi la plupart des alliances sont-elles factices, artificielles, précaires. L'exemple le plus éloquent est le traité germano-russe pendant la deuxième guerre mondiale.

Fondés sur la peur, la défiance, l'égoïsme, elles ne sauraient durer. Il est des gens, des nations qui se disputent, qui se haïssent continuellement ; soudain elles s'embrassent. Pourquoi ? Un même danger les menace.

Le danger disparu, ils se brouillent à nouveau. La politique des peuples du Moyen Orient a été une série d'embrassades et de trahisons.

Tels les Moabites et les Madianites face au danger que représentait Israël.

L'antisémite agit à la manière de Balak et utilise les mêmes arguments que lui. Il grossit notre puissance financière et intellectuelle, exagère notre valeur et notre nombre quand, en vérité, nous ne sommes qu'une minorité.

Il nous accuse de "dévorer l'herbe des champs", de manger le pain d'autrui quand en réalité, nous avons, toujours et partout, travaillé pour le développement et l'expansion du pays dans lequel nous vivions.

Qu'importent, en vérité, les malédictions de Balaam, face aux bénédictions de l'Eternel ?

Toutes les malédictions demandées par Balak à Balaam avaient un seul but final: chasser Israël du pays.

Il n'y réussira pas, bien au contraire. L'Eternel a béni Israël et aucune malédiction humaine n'a prise sur lui.

Israël restera toujours le peuple choisi malgrè ses défaillances et la haine des nations à son égard.

Claude Layani

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