Argentine: la présidente complice de l'attentat antisémite de 1994?

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 Vendredi, la présidente de l'Argentine, Cristina Kirchner a été accusée d’avoir couvert de hauts dirigeants iraniens, soupçonnés d’être les cerveaux de l’attentat antisémite de 1994 à Buenos Aires. 

La présidente de l'Argentine, Cristina Kirchner a été accusée, par le procureur d'avoir couvert les cerveaux de l'attentat antisémite de 1994, contre l'association juive AMIA, qui avait fait 85 morts et 300 blessés en 1994. Les chefs de cette attaque n'étaient autres que des hauts dirigeants iraniens.

Le procureur Gerardo Pollicita a prononcé vendredi l’inculpation de Cristina Kirchner et de son ministre des Affaires étrangères, Hector Timerman, pour "les délits d’entrave à la justice et manquement au devoir d’un fonctionnaire."

Le procureur Nisman, retrouvé mort à son domicile le 18 janvier dernier, était en charge du dossier AMIA depuis 2004. Pour lui, l’Iran avait commandité l’attentat.

Le juge Daniel Rafecas devra examiner le dossier et déterminer s’il doit ouvrir une procédure judiciaire contre Cristina Kirchner. Cependant, la procédure a peu de chance d'aboutir car la coalition de centre-gauche de la présidente possède la majorité dans les deux chambres du parlement, qui seraient éventuellement sollicitées pour lever son immunité.

Quelle sera la sanction pour  Cristina Kirchner?

Caroline Haïat

Avec AFP et métro news

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