France : Djihad qui en fait partie? Qui le combat?

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Alors que 3000 djihadistes sont actuellement en France, d'autres sont partis dans le but de combattre l'Etat Islamique, et se sont fait piéger.
Qui sont-ils? Comment bascule t-on dans la spirale infernale du djihad?
Quelles sont les motivations des candidats qui partent pour combattre le djihad et celles des djihadistes?

En octobre dernier, le Parisien relatait l'histoire de deux français agés de 17 et 18 ans, partis
en Syrie, lutter contre le Daesh.

La révolte contre le Daesh

Depuis plusieurs mois, les deux jeunes Turcs d’origine, étaient révoltés contre les actions du Daesh. Après avoir visionné «des vidéos d’exactions de djihadistes contre les populations kurdes ou chiites», ils auraient tenus des propos «virulents à l’encontre de l’organisation de l’Etat islamique (EI)», d'après le journal.

Il semblerait que la décapitation du Français Hervé Gourdel, le guide de haute montagne de
55 ans, tué par le groupe Jund al-Khilafa, lié à l'organisation de l’EI, ait été l'élément déclencheur de leur départ.

Rien ne permet pourtant d'affirmer que les deux jeunes se trouvent en Syrie actuellement. Le jour de leur disparition, ils ont été localisés par la police à proximité du centre culturel kurde Ahmet-Kaya, situé dans le 10e arrondissement de Paris.

Des ex-militaires français rejoignent le djihad en Syrie et en Irak

Alors que quelques uns ,se risquent semble-t-il,  à combattre le Daesh, d'autres rejoignent quant à eux les rangs du djihad.

Selon RFI, dix ex-militaires français seraient partis rejoindre les rangs de l'Etat Islamique. Le ministre de la Defense a toutefois affirmé que les cas étaient "rares".

L'enrôlement des soldats dans le djihad est problématique: "l'un d'eux a mis ses compétences au service des autres djihadistes. Il est à la tête d'un groupe de français qu'il entraîne au combat», explique le journaliste David Thomson. «ces gens qui arrivent sont déjà des combattants », affirme-t-il. Cependant, les raisons qui poussent les soldats à partir faire le djihad ne sont pas clairement liées à l'armée.

Selon un récent sondage, 80% des français seraient favorable à un retour du service national.

Pour David Thomson, "insuffler l'esprit d'appartenance à la nation, la mixité sociale, le sentiment de fraternité de cette manière, pour empêcher que des jeunes aillent chercher cela dans le djihad, c'est intéressant. Simplement, je constate que des jeunes, qui ont connu ce cadre très structuré, sont malgré tout partis faire le djihad.» affirme t-il.

«Dans le contexte marqué par les récents attentats, des voix se sont élevées pour réclamer la recréation d'un service national», explique l'institut de sondage IFOP. Au total 40% des sondés se disent «tout à fait favorables» à un nouveau service national, «d'une durée de quelques mois» et «obligatoire pour tous les jeunes garçons et filles».

Caroline Haïat

Avec le Figaro et 20 minutes

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