Israël: Le système politique en Israël expliqué

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Le panorama électoral d’Israël est très complexe et pour ceux qui veulent comprendre l’enjeu des élections du 17 mars 2015, cet article servira de document de base. Il est purement informatif et sans parti pris, avec pour but de vous permettre de voter en toute connaissance de cause.

Le système israélien est fondé sur la proportionnelle intégrale c’est-à-dire qu’il n’y a qu’une seule circonscription et les sièges des députés sont rigoureusement attribués selon le pourcentage de voix obtenues. La Knesset est constituée de 120 députés. Ainsi, si une liste obtient 10% des voix, elle se voit attribuer 12 députés. Le nombre de voix pour ouvrir le droit à un député est calculé en divisant le total des voix exprimées par 120.

En 2013, un député était élu par tranche d’environ 28.400 voix exprimées. Les chiffres n’étant jamais ronds, chaque liste dispose alors de voix en surnuméraire qu’elle peut perdre ou partager avec un autre parti.

Supposons qu’un député soit attribué par tranche de 10.000 voix. Si une liste A reçoit 13.000 voix, elle est créditée de un seul député. Les 3.000 voix résiduelles sont perdues et reportées sur les autres listes. Mais si une liste B fait un accord, avant les élections, avec la liste A, elles peuvent se partager les voix résiduelles.

Ainsi, si la liste B obtient 28.000 voix, elle se voit attribuer 2 députés mais elle peut fusionner ses 8 .000 voix résiduelles avec les 3 .000 voix de la liste A pour un total de 11.000 voix permettant de gratifier la liste B d’un député supplémentaire. Pour les élections de mars 2015, le Likoud a signé un accord avec HaBayit Hayehudi tandis que la liste Kahlon a signé avec Israël Beiteinou pour le partage des voix résiduelles.

En janvier 2013, le minimum de voix pour entrer à la Knesset était de 2% des voix exprimés soit environ 2 députés. Mais pour éliminer les petits partis et limiter leur influence, le Comité législatif de la Knesset a relevé le seuil électoral de 2 à 3.25%, un taux qui équivaut à trois sièges de députés au moins. Les listes qui n’atteignent pas ce minimum de 3,25% (environ 125.000 voix) n’obtiennent aucun député et leurs voix perdues sont réparties entre les autres listes.

Certains partis procèdent à des élections primaires internes pour définir l’ordre des candidats dans la liste du parti. Cet ordre est fondamental puisque les députés à la Knesset sont choisis dans l’ordre de la liste et en fonction des voix obtenues. Pour d’autres, le chef du parti, avec quelques dirigeants, impose les candidats qui figureront sur sa liste. Pour d’autres enfin, la liste est mixée de noms de candidats imposés par le leader et de candidats désignés par les militants aux élections primaires.

Source: http://benillouche.blogspot.fr/2015/01/les-elections-israeliennes-pour-les-nuls.html#more

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