Yves Saint Laurent de Jalil Lespert, le 08 Janvier 2014

Chronique Cinéma - le - par .
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ysl.jpegSortie nationale le 8 janvier 2014

Pour commencer l’année en haute forme, voici le premier coup de cœur 2014, Yves Saint Laurent. Le second film de l’acteur/réalisateur, Jalil Lespert est un biopic du couturier taillé sur mesure.

Il commence à Paris, fin des années 1950, où le (très) jeune Yves Mathieu-Saint Laurent est amené à prendre en main- c’est le cas de le dire- les rennes de la maison Dior.

Belle opportunité, puisqu’à partir de cet instant tout son parcours se dessinera : de sa rencontre avec sa première muse Victoire, son amour éternel Pierre Bergé (avec qui il s’associera afin de créer la maison Saint Laurent), les défilés où la mode novatrice se mêle à l’élégance pure.

Sa désinvolture vis-à-vis d’autrui, sa fantaisie (pour son époque), comme sa relation avec un homme et d’autres, font du personnage d’YSL, une personnalité unique en son genre.

Passionné acharné, perfectionniste jusqu’à l’obsession, sa vie de dandy mais au cœur fragile ysl2.jpegméritait bien UN film ! Et quel film ! Jalil Lespert a choisi de réalisé un biopic pas comme les autres où le découpage (un peu comme dans la haute couture finalement) trouve sa distinction, sa finesse, sa classe. Composé d’un casting exclusivement issu de la nouvelle génération : dans les rôles du couple sulfureux mais tellement ardent Bergé/Saint Laurent, qui mieux que le duo issu de Comédie Française Guillaume Gallienne/Pierre Niney.

Ce dernier, aussi troublant dans son timbre de voix qu’à la ressemblance avec le couturier, apporte une performance époustouflante en se fondant dans le personnage mythique du génie. Pour interpréter les icônes féminines de la vie d’Yves Saint Laurent, le réalisateur s'est également très bien entouré et à choisi de magnifiques créatures de façon époustouflante: Victoire (Charlotte Le Bon), Loulou de la Falaise (Laura Smet) et Betty Catroux (Marie de Villepin). Ambitieuse démarche que celle de Jalil Lespert de s'attaquer donc, à la vie du plus grand des couturiers (oui, je l’ai dit), le plus populaire. On regrettera éventuellement la durée du film- 1h40, un peu trop courte, pour un homme si grand !

Laurent Bartoleschi

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