Laurent Fabius en visite en Israël pour soutenir le processus de paix

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laurentfabius.jpgArticle paru dans "La Voix Du Nord"

« Encourager la poursuite du processus de paix. » Tel est l’objectif officiel de la visite de deux jours à Jérusalem et à Ramallah qu’entame aujourd’hui le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. Au programme, deux journées intenses durant lesquelles s’enchaîneront des rencontres avec les dirigeants de l’Autorité palestinienne (AP) puis de l’État hébreu.
Cette visite sera l’occasion de s’entretenir avec les responsables israéliens de la visite d’État de François Hollande, en fin d’année. PHOTO AFP

Pour l’heure, nul ne sait vraiment comment se déroulent les pourparlers israélo-palestiniens chapeautés par l’envoyé spécial américain Martin Indyk, puisqu’ils se déroulent à l’abri de la curiosité médiatique.

Cependant, le fait qu’aucune des deux parties n’ait claqué la porte depuis la reprise du dialogue à la mi-juillet démontre que les échanges progressent. Dans le courant de la semaine écoulée, la ministre israélienne de la Justice Tzipi Livni (centre droit), qui mène les négociations pour l’État hébreu, a en tout cas reconnu que les discussions « sont parfois tendues ». Elle a ajouté qu’à la fin du processus, prévu dans neuf mois, son pays « devra se préparer à faire des concessions douloureuses ». Lesquelles ? Mystère.

Tsahal sur le qui-vive

Du côté palestinien, des membres de l’entourage de Mahmoud Abbas et des cadres du Fatah tel Yasser Abed Rabo affirment, eux, que « les Israéliens ne sont pas sérieux » et « qu’il ne sortira rien de ces discussions ».

Quoi qu’il en soit, les commentateurs de la presse israélienne estiment que Laurent Fabius ne se contentera pas de discuter du processus de paix avec ses interlocuteurs de l’État hébreu. Car trois des quatre voisins de ce pays sont actuellement en proie à de graves incidents : l’Égypte, la Syrie, ainsi que le Liban où les tensions communautaires entre les chiites et les sunnites se traduisent par de sanglants attentats.

Officiellement, Israël n’intervient pas dans ces conflits mais Tsahal (son armée) a massé des troupes le long de la « ligne bleue » le séparant du Liban ainsi que sur le plateau du Golan (Syrie). Il suffirait donc d’une étincelle pour que la situation dégénère.

Or, depuis le massacre du 20 août au cours duquel des armes neurotoxiques semblent avoir été employées par le régime de Bachar al Assad contre la population civile d’un quartier rebelle de Damas (environ 1 300 morts), la France affirme pencher en faveur d’une opération militaire internationale. Son déclenchement ne pourrait évidemment pas avoir lieu sans le soutien de l’État hébreu puisque celui-ci se retrouverait en première ligne pour encaisser la riposte de la Syrie ainsi que de ses alliés du Hezbollah.

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