Israel avec la société Tenoga au coeur de l'économie toulousaine en France

International - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

Le groupe familial Navallon se dessine de nouveaux contours autour de tubes photovoltaïques co-développés et commercialisés avec Israël. A la clé, le marché colossal des pays intertropicaux.

Israël, vivier technologique. Navallon en est convaincu. Le groupe familial toulousain va débuter la commercialisation de modules photovoltaïques tubulaires inédits, développés en partenariat avec des chercheurs et investisseurs israéliens. Le secret de cette nouvelle technologie réside dans sa résistance à la poussière et au sable. Un argument choc pour capter l’immense marché des pays à grand ensoleillement situés entre les deux tropiques, dont certains soumis à des conditions désertiques.

« L’Afrique est déjà intéressée par un contrat de licence, une joint venture est en négociation avec l’Inde, l’Arabie Saoudite est aussi sur les rangs », rapporte Frédéric Navallon, président du groupe.

« Notre ambition est de produire grâce à cette source verte de l’électricité à moins de 15 centimes de dollars le kilowattheure. A titre de comparaison, notre facture en France l’année prochaine devrait tourner autour de 11 centimes d’euros du kWh pour une électricité d’origine traditionnelle. »

Cette nouvelle activité devrait dégager un chiffre d’affaires de 14 millions d’euros dès 2014, doublés en 2016 à 28 millions d’euros. Une manne non négligeable pour le groupe familial toulousain d’une soixantaine de salariés qui a réalisé 8 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2011.
Deux sociétés détenues à 50/50, l’une en France, l’autre en Israël

Historiquement positionnée dans le levage et la construction métallique depuis 1946, la société a déjà amorcé en 2008 une diversification vers l’exploitation de panneaux photovoltaïques intégrés à des bâtiments livrés sur-mesure, pour surmonter la crise du marché de la construction.

Mais là aussi, coup d’arrêt violent après l’abandon des aides de l’Etat. Cette même année 2008, les contacts sont pris avec les scientifiques israéliens lors d’une première mission de la Chambre de commerce franco-israélienne de Toulouse à laquelle participe Frédéric Navallon. En 2010, les choses se précisent avec une étude de faisabilité cofinancée par Oseo. 

Suivra en 2011 la création à parité avec les partenaires israéliens de deux sociétés, l’une implantée en Israël, Tenoga, chargée du développement des tubes usqu’aux prototypes, l’autre en France, Yuma, destinée à leur production et commercialisation.

Les premières installations pilotes devraient être testées cet été à Odeillo près de Font-Romeu et en parallèle à Eilat en Israël en conditions climatiques réelles.
Une prochaine levée de fonds de 5 millions d’euros
Une première levée de fonds de 1,2 millions d’euros pour le développement du projet a été nécessaire, dont 400.000 euros en provenance d’Oseo, 200.000 euros de la part de son équivalent israélien et 600.000 euros abondés par Navallon. Pour la phase de commercialisation, une deuxième levée de fonds de 5 millions d’euros est prévue d’ici fin 2012.« Les marchés en croissance ne sont plus en Europe. Nous devons donc nous adapter et développer des activités à vocation internationale par l’innovation », conclut Frédéric Navallon.
Isabelle Meijers

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi