Mort de Lee Zeitouni : "La loi sur l'extradition est modifiable"

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leezetouni1.jpgArticle paru dans "France-soir"

Dans l'espoir de voir les chauffards responsables de la mort de leur fille, les parents de la jeune israélienne sont à Paris. Leur objectif : tout faire pour que les deux hommes soient jugés en Israël.
Les parents de la jeune femme veulent voir les deux chauffards français jugés en Israël. DR

Depuis le 16 septembre, ils se battent. En demandant à ce que Claude Khayat, 32 ans et Eric Robic, 38 ans, les chauffards présumés qui ont renversé leur fille Lee, une professeur de Pilates de 25 ans. En recevant le soutien de députés israéliens, celui d'un comité de soutien en France. En venant eux-mêmes en France tenter d'attirer l'attention du président de la République, lors du dîner du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France). Hélas, les parents et le fiancé de la jeune femme ne pourront pas y assister. Leur avocat français, Gilles-William Goldnadel, répond aux questions que soulève cette affaire.

France-Soir : Les parents de Lee Zeitouni réclament toujours l'extradition des chauffards qui ont tué leur fille. Peuvent-ils entretenir un quelconque espoir?

Gilles-William Goldnadel : Il y a une loi, et on ne peut pas incriminer la France sur l'état du droit. D'autant que la France n'est pas le seul pays à ne pas extrader ses citoyens. Mais la loi est modifiable, et l'imaginer n'est pas absurde. Israël, par exemple, extrade ses nationaux. Et puis le système israélien, aussi bien que le notre, inspire plutôt confiance, les suspects n'ont rien à craindre. Pour la famille et les proches de Lee Zeitouni, le drame s'est passé en Israël, la jeune femme est morte là-bas, alors les responsables doivent être jugés là-bas. Et ce désir de voir la petite ne pas être oubliée est louable et légitime.

F.-S. : Quelles solutions s'offrent à eux pour espérer voir ces hommes jugés?

G.-W. G. : Pour l'instant, il n'y a pas de temps perdu : tous les éléments de l'enquête sont en Israël. Soit Israël « dénonce les faits » et la France récupère la possibilité de poursuivre ces deux hommes sur son territoire, soit Israël les juge par défaut et, s'ils sont condamnés, ils risquent de ne plus pouvoir sortir de France, sous peine de devoir répondre à un mandat d'arrêt international. Soit enfin les proches de Lee Zeitouni décident de me demander de porter plainte, en France. Mais pour le moment, ils ne le veulent pas. C'est leur choix, et je ne veux pas les influencer.

F.-S. : Les deux hommes affirment se tenir à disposition de la justice française...

G.-W. G. : Ils jouent les victimes, mais les choses sont très claires : on a affaire à des types en fuite, le reste, c'est de la littérature. Fait exceptionnel, le parquet de Créteil a communiqué en décembre à l'AFP pour souligner qu'il avait tout le mal du monde à retrouver le domicile de ces deux hommes. Ce sont deux malfrats, et la justice le sait. Ils nous facilitent la tâche.

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