Le juif qui négocia avec les nazis de Gaylen Ross. Sortie au cinéma le 4 avril 2012

Chronique Cinéma - le - par .
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le-juif-qui-negocia-avec-les-nazis-23572-1525788673.jpgHéros ou traître ? Le Juif qu’on accusa d’avoir collaboré avec les nazis. Rezso Kasztner, considéré comme le Schindler juif, négocia face à face avec Adolf Eichmann et réussit à sauver 1700 Juifs, convoyés en train vers la Suisse. Ce fut probablement la plus grande opération de sauvetage de ce genre durant la Shoah. Pourtant, en Israël où il avait émigré, Kasztner fut considéré comme un traître, accusé de collaboration lors d’un procès dont le verdict divisa le pays et le marqua à jamais du sceau infamant de « l’homme qui vendit son âme au diable ».

Il fut finalement assassiné à Tel Aviv en 1957 par des militants d’extrême droite. La réalisatrice américaine Gaylen Ross raconte cette histoire de meurtre, d’intrigue et d’héroïsme au travers des efforts désespérés de la fille unique de Kasztner pour réhabiliter son père, et du témoignage de l’un des assassins, qui rompt pour la première fois le silence sur cette nuit où il appuya sur la détente et tua le Juif qui négocia avec les nazis.

Synopsis
La réalisatrice américaine Gaylen Ross raconte cette histoire de meurtre, d’intrigue et d’héroïsme au travers des efforts désespérés de la fille unique de Kasztner pour réhabiliter son père, et du témoignage de l’un des assassins, qui rompt pour la première fois le silence sur cette nuit où il appuya sur la détente et tua le Juif qui négocia avec les nazis.

Pour voir la bande annonce en VO

Pour dîner avec le Diable, il faut une longue cuillère de bois !…

Izraël Kasztner a-t-il oublié cet adage lorsqu’il a négocié avec le nazi Adolf Eichmann pour arracher à la mort quelques milliers de Juifs hongrois contre monnaie sonnante et trébuchante ? Bref, en prenant le risque d’aller rencontrer le technicien en chef de la Solution finale, ce journaliste n’est-il pas devenu un collabo ?

 C’est en tout cas la terrible accusation qui a été portée contre lui plusieurs années après la fin de la Seconde Guerre mondiale alors que Kasztner avait gagné la Palestine où les sionistes venaient de créer l’état hébreu.

Une accusation qui a brisé la vie de cet homme entreprenant qui pensait être accueilli en héros dans sa nouvelle patrie et occupait déjà d’importantes fonctions au sein du parti au pouvoir. Une vie brisée au sens propre comme au sens figuré. En 1957, Izraël Kasztner est tombé sous les balles d’un assassin extrémiste.

La semaine passée, Monsieur X nous a raconté comment Kasztner, responsable d’une association d’aide et de secours aux Juifs hongrois ou à ceux réfugiés en Hongrie, a osé prendre langue avec Eichmann quand les troupes nazies ont déferlé sur le pays au printemps 44.

Et, contre toute attente, il a réussi à arracher des Juifs à la machine de mort en achetant leurs vies. Alors s’est-il vraiment compromis ? Et jusqu’où ? Kasztner, pour sa défense, a toujours déclaré qu’il avait agi en parfait accord avec les chefs de l’Agence juive qui seront bientôt les dirigeants du nouvel état hébreu.

Même quand il a permis à certains criminels nazis d’échapper au châtiment… Monsieur X l’a laissé entendre dans la première partie de cet entretien : Kasztner protégeait peut-être ainsi quelques secrets inavouables. Mais il l’a payé de sa vie…
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