Lettre inédite de Ron Arad : “Il faudra un an, deux ans, mais je reviendrais”.

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ronaradd.jpgArticle paru dans "JSS"

«Il faudra un an, deux ans, mais je reviendrais. Je ne te quitterais plus jamais.” Ces paroles ont été écrites par le pilote israélien Ron Arad, dont l’avion a été abattu au-dessus du Liban en 1986. Une lettre destinée à sa femme Tami et à sa fille Yuval.

Les notes ont été écrites, vraisemblablement, lors de sa première semaine de détention, sur les pages d’un livre déchiré que les ravisseurs d’Arad lui ont donné.

«À mes très chères parmi toutes, Tami et Yuval, je suis en train de vous oublier, quand je pense à vous, une boule noue ma gorge avec tous mes souvenirs» écrivait-il. «Je t’aime, et tu es la seule raison qui m’empêche d’imaginer le pire. Je te promets que je reviendrai dans un an, deux ans au moins – Je ne pourrai jamais te quitter, même si je devais arrêter de voler. Nous allons avoir une maison chaleureuse, aimante et bonne comme nous n’avons jamais eue. “

Arad avait écrit à sa femme Tami: «J’ai eu un rêve avec toi la nuit dernière. C’était merveilleux. Nous nous sommes rencontrés sur l’herbe, après une longue journée de travail et avons parlé comme d’habitude, j’étais de nouveau avec vous et quand je me suis réveillé, j’étais en sueur. Mais cela m’a donné quelques minutes de bonheur !”

Ces lettres d’Arad sont restées au Liban pendant 20 ans. Elles ont été envoyées en Israël il y a trois ans dans le cadre d’un accord d’échange avec le Hezbollah (dans lequel Israël a reçu le corps d’Eldad Regev et d’Ehud Goldwasser).

Dans certaines de ces lettres, Arad a écrit l’adresse de la maison de ses parents à Hod Hasharon, suggérant qu’il croyait que ses ravisseurs allaient envoyer ces courriers à ses proches.

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