Fin de prise d'otages heureuse à Besançon

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carte-france.gifFin de prise d'otages heureuse à Besançon (Doubs). Les cinq enfants et l'institutrice encore retenus dans une école maternelle depuis le début de la matinée ont été libérés sains et saufs lundi midi et le forcené, un mineur de 17 ans présenté comme dépressif, a été interpellé par le Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN) de Strasbourg.

Le dénouement est intervenu peu avant 13h, lorsque les membres du GIPN sont entrés en action au moment de la distribution de plateaux-repas pour le déjeuner, a expliqué le ministre de l'Education nationale Luc Chatel, qui s'est rendu sur place. Armé de "deux longs couteaux", le forcené, qui voulait "mettre fin à ses jours dans la salle de classe", a alors été neutralisé, selon M. Chatel.

"Nous avons porté les repas et c'est à ce moment-là que le GIPN a pu intervenir, séparer les enfants, les libérer et appréhender le preneur d'otages", a-t-il déclaré. "Le preneur d'otages est sain et sauf".

Laurent Gresset, secrétaire régional du syndicat Alliance Police nationale, a précisé que le forcené avait été neutralisé à l'aide d'un pistolet à impulsion électrique.

"Depuis le début, les policiers ont compris qu'il voulait plus attenter à ses jours qu'à ceux des enfants ou de l'institutrice. Le GIPN a d'abord négocié la libération sans heurts des otages. Ensuite, ils ont continué de discuter avec lui pour qu'il se rende de façon pacifique et pour qu'il ne se suicide pas", a-t-il expliqué à l'Associated Press. "Comme la discussion n'avançait pas, le GIPN est intervenu et a maîtrisé le preneur d'otages avec un pistolet à impulsion électrique, ce qui a permis de l'interpeller sans le blesser".

Luc Chatel a pour sa part expliqué que c'est le forcené lui-même qui, dès le début de la prise d'otages "a pris contact avec le commissariat". "Il a demandé à plusieurs reprises une arme pour pouvoir mettre fin à ses jours. Mais, en dehors de ça, il n'a exprimé aucune violence vis-à-vis des enfants (...)", a-t-il expliqué sur France-Info. Les élèves ont pu sortir, notamment pour aller aux toilettes, pendant la prise d'otages.

Nathalie Roffet, l'institutrice, a expliqué que le preneur d'otages avait agi "très calmement". "Il était prostré dans un coin", a-t-elle déclaré, précisant lui avoir demandé, au bout de quelques temps, "si on pouvait lire des livres, faire quelques chansons, doucement".

Le forcené avait pénétré dans une classe de l'école Charles Fourier, située dans le quartier de La Planoise, vers 8h30. Il avait ensuite libéré 14 enfants en plusieurs fois, ne gardant avec lui que cinq élèves et l'institutrice. Inconnu des services de police, il s'agit d'un "jeune homme du quartier qui avait fréquenté le collège du quartier, qui était en difficultés psychologiques avec des relents suicidaires", selon Luc Chatel.

Toutes les autres classes de l'école avaient été évacuées et une cellule de soutien psychologique avait été mise en place pour les familles des enfants.

Le président Nicolas Sarkozy "se réjouit de l'heureux dénouement de la prise d'otages". Dans un communiqué, il a adressé "ses plus sincères félicitations aux autorités de l'Etat" et a exprimé "toute sa solidarité vis-à-vis de l'ensemble de l'équipe enseignante de l'école maternelle, notamment de l'institutrice prise en otage avec les enfants".

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