Des tags antisémites tracés sur le cabinet de deux avocats du "gang des barbares"

Antisémitisme/Racisme - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

ilanh.jpgDepuis le 25 octobre, 17 membres du « gang des barbares » sont rejugés en appel par la Cour d'assises du Val-de-Marne.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, à Paris, les cabinets de deux avocats de la défense ont été couverts de tags antisémites.

Des inscriptions tracées à la bombe jaune qui font directement référence à la confession israélite de ces deux avocats qui défendent les geôliers d'Ilan Halimi, indique Le Parisien.

Les tags évoquent les kapos, "ces prisonniers chargés de surveiller et d'encadrer les déportés dans les camps de concentration", précise Le Parisien.

Des inscriptions qui sont accompagnées d'étoiles de David.

« Le contenu de ces tags laisse penser que leurs auteurs sont des membres de la communauté juive qui ne supportent pas qu'un coreligionnaire puisse défendre des accusés impliqués dans un dossier teinté d'antisémitisme », indique une source proche du dossier.

Me Bisaccia-Bernstein, l'un des avocats visés par ces inscriptions racistes et antisémites confie qu'elle n'a pas l'intention de baisser les bras et souhaite avant tout défendre l'honneur de sa profession et de rappeler :

« La justice est la même pour tout le monde, sans distinction d'origine ou de religion. Tous les accusés ont le droit à un avocat. Le fait que je sois juive ne regarde personne : dans un tribunal, je suis un avocat parmi les autres, ma religion importe aussi peu que mon signe du Zodiaque. »

Jeudi, Me Dorothée Bisaccia-Bernstein a porté plainte.

L'enquête a été confiée à la police judiciaire.

Rappel :

Ilan Halimi, un jeune homme de 23 ans, avait été découvert, le 13 février 2006, agonisant au bord d'une voie ferrée dans l'Essonne, le cops atrocement martyrisé et brûlé. Le jeune homme devait murir quelques minutes après avoir été découvert. Il avait été enlevé et séquestré durant trois semaines dans la cave d'une cité de Bagneux, dans les Hauts-de-Seine, par Youssouf Fofana et son « gang des barbares ». Un Youssouf Fofana qui, en demandant une rançon à la famille du jeune martyr, avait imaginé que « les juifs paieraient ».

Pour l'assassinat d'Ilan Halimi, Fofana a été condamné le 10 juillet 2009, par la Cour d'assises de Paris, à la réclusion criminelle à perpétuité, assorti d'une période de sûreté de 22 ans. Le 5 février dernier, il s'est déiste de son appel. Il est incarcéré à la prison de la Santé.

Vos réactions

  1. garanciere@yahoo.fr'richard

    la « réaction » de F.Michaelis est d’une profonde débilité! Comment peut on prendre la peine d’aller écrire une telle ineptie! Il y a un droit à la défense ou il n’y en a pas, point final.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi