Le Hezbollah détient 20.000 roquettes, annonce Hassan Nasrallah

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       Le Hezbollah détient 20.000 roquettes, annonce Hassan Nasrallah

Le chef du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a affirmé que ses activistes chiites détenaient encore plus de 20.000 roquettes après une guerre d'un mois avec Israël et qu'aucune armée au monde ne pourrait les désarmer.

Face à des centaines de milliers de partisans rassemblés dans le sud de Beyrouth pour marquer une "victoire divine", Nasrallah a dit que le mouvement islamiste était sorti renforcé du conflit et il a réclamé la formation d'un nouveau gouvernement au Liban.

"La résistance (...) détient aujourd'hui plus de 20.000 roquettes", a-t-il dit à la foule massée dans la banlieue sud dévastée par les bombardements de Tsahal en 34 jours de guerre.

"Il n'existe aucune armée au monde qui puisse (nous forcer) à laisser tomber nos armes de nos mains, de notre poigne," a ajouté Nasrallah, dont c'était la première apparition publique depuis juillet.

La mobilisation massive enregistrée pour ce rassemblement, dans un pays qui ne compte que quatre millions d'habitants, constitue un défi lancé à Israël mais aussi un défi à relever pour le gouvernement de Fouad Siniora soutenu par Washington.

Le Hezbollah est représenté au gouvernement par deux ministres, mais la plupart des membres du cabinet sont opposés aux liens de ce mouvement avec l'Iran et la Syrie.

"Le gouvernement actuel est incapable de protéger le Liban, de reconstruire ou d'unifier le Liban", a dit Nasrallah en appelant de ses voeux un "gouvernement d'union nationale".

Depuis la guerre, les dirigeants israéliens font savoir qu'ils entendent continuer à prendre pour cibles les chefs du Hezbollah, mais le Premier ministre Ehud Olmert a refusé d'indiquer jeudi si l'Etat hébreu pourrait chercher à tuer Nasrallah s'il intervenait lors du rassemblement.

Des milliers de partisans du Hezbollah ont gagné la banlieue de Beyrouth en provenance du Sud-Liban, que Tsahal a pilonné et quadrillé durant la guerre.

"NASRALLAH, NOUS VOILA"

Dans la foule, on brandissait des portraits de Nasrallah et des drapeaux jaunes du Hezbollah frappés du message "Nasrallah, nous voilà".

Beaucoup de participants portaient des t-shirts et scandaient des slogans pro-Nasrallah. Certains disaient ne pas seulement être là pour se réjouir mais pour tenter de voir le charismatique dirigeant du "parti de Dieu".

"Dieu a été généreux avec nous, il nous a accordé cette victoire sur notre ennemi. Il a été généreux et nous a donné Sayyed Hassan Nasrallah, alors nous venons ici fêter cela avec lui", a déclaré à Reuters Hussein Kaddouh, 29 ans, du village méridional de Yater.

Le rassemblement était censé coïncider avec le retrait final des troupes israéliennes du Liban, mais le chef d'état-major israélien a annoncé mercredi que l'évacuation prendrait encore quelques jours.

Israël et le Hezbollah se sont l'un comme l'autre attribué la victoire à l'issue d'une guerre qui a fait près de 1.200 morts au Liban, en majorité des civils, et 157 côté israélien. Les combats avaient été déclenchés par un raid transfrontalier du Hezbollah dans lequel deux soldats israéliens avaient été enlevés et huit autres tués.

Durant la guerre, l'aviation israélienne a bombardé les bastions du Hezbollah et détruit ponts et routes dans tout le pays, chassant de chez elles près d'un million de personnes. Le Hezbollah a tiré près de 4.000 roquettes sur le nord d'Israël.

Aux termes d'une "cessation des hostilités" conclue en août sous l'égide de l'Onu pour mettre fin aux combats, les Nations unies et l'armée libanaise déploient des renforts dans le Sud pour superviser la trêve et tenter de rétablir l'autorité du gouvernement de Beyrouth, battue en brèche par le Hezbollah.

Mais Nasrallah affirme que ses combattants restent sur la frontière israélienne, et le mouvement chiite soutenu par l'Iran et la Syrie refuse de déposer les armes comme l'a exigé de lui la communauté internationale.

 

 

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