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Hanoukka : Huit choses que vous ne saviez peut-être pas

Hanoukka : Huit choses que vous ne saviez peut-être pas
  1. 44 bougies

Il y a au moins 44 bougies dans chaque boîte de bougies de Hanoukka, pour qu’une personne puisse allumer la hanoukkiya (voir point six sur cette liste) selon la tradition chaque nuit. Certaines boîtes comprennent des bougies supplémentaires car elles ont tendance à se casser facilement.

Aujourd'hui, les bougies sont disponibles dans une variété de couleurs, de types de cire, et même de parfums. Vous pouvez aussi accomplir la mitsva d'allumer la hanoukkiya avec de l'huile.

  1. Pendant la fête, attention aux calories

Lorsque vous mangez des beignets frits dans l'huile, vous ne pouvez pas vraiment vous attendre à ne pas grossir. Une soufganiya moyenne de 100 grammes contient 400-600 calories. Un latke de pomme de terre a environ 150 calories, svinge (un beignet marocain) 350-442 calories. Faites attention à votre ligne, car la tentation est grande!

Hanoukka : Huit choses que vous ne saviez peut-être pas

Les Israéliens dévorent quelque 24 millions soufganiyot pendant la fête de huit jours – soit jusqu'à 10,8 milliards de calories.

L’armée israélienne commande plus de 50000 beignets par jour.

  1. Hanoukka, Chanoukka, Hanoucca

Hanoukka porte également le nom de la Fête des Lumières et fête de l’Edification. Comme si plusieurs noms ne suffisaient pas, le nom de la fête s’écrit différemment en français et en anglais.

  1. Dreidel, dreidel, dreidel

La tradition de Hanoukka de faire tourner la toupie permet de se remémorer les conquérants grecs du deuxième siècle avant notre ère qui interdisaient aux Juifs d'apprendre la Torah. Selon la tradition, les enfants s’en servaient pour se rencontrer en secret et étudier le texte juif, mais si un soldat grec arrivait lors de leur réunion, ils faisaient semblant de jouer avec leurs toupies.

Le politicien israélien Abraham Burg est connu pour avoir la plus grande collection de toupie au monde, plus de 3500.

Dreidel, est un mot yiddish qui vient de «drei» - tourner. La toupie (une toupie spéciale pour Hanoukka) dispose de quatre lettres hébraïques. En Israël, les lettres sont Noun, Guimel, Hay et Peh. A l'étranger, ce sont Noun, Guimel, Hay, Shin. Les lettres représentent l'expression hébraïque «Un grand miracle est arrivé là-bas (pour ceux en diaspora) / ici (pour ceux qui sont en Israël).

  1. La fête juive la plus populaire

Bien qu'elle soit l'une des fêtes juives les plus connues et la plus célèbre, Hanoukka est en fait une fête moins importante, selon la tradition religieuse, que la Pâque, Rosh Hashana ou Yom Kippour. La fête n’est même pas mentionnée dans la Torah.

Hanoukka commence toujours le 25e jour du mois de Kislev dans le calendrier hébreu. La date grégorienne correspondante varie. Hanoukka est généralement célébrée en décembre.

Maïmonide a écrit que la Mitsva d’allumer la hanukkiyah est encore plus importante que d'acheter du vin pour shabbat.

  1. Menora vs Hanoukkiya

La menora est un candélabre à sept branches utilisé dans les synagogues. La hanoukkiya est un chandelier à neuf branches utilisé pendant Hanoukka.

La tradition affirme que la hanoukkiya devrait avoir toutes les bougies ou les mèches au même niveau, avec seulement le Shamash - la neuvième bougie ou mèche, qui sert à allumer les huit autres – qui doit être un peu plus haut ou plus bas.

  1. L'éclairage dans la bonne direction

Il est important d'allumer la bougie dans la bonne direction.

Selon les règles acceptées, vous devez placer les bougies de droite à gauche pour correspondre à la direction dans laquelle vous lisez la langue hébraïque. Mais vous devez allumer les bougies de gauche à droite, en allumant la nouvelle bougie en premier.

  1. Hanoukka à la Maison Blanche

Aujourd'hui, le président et la première dame des États-Unis accueillent la fête de Hanoukka en présence de centaines de politiciens juifs américains, des présidents d’organisation et les doyens des facultés et de  yeshiva. Mais ce ne fut pas toujours le cas.

Hanoukka a fait sa première apparition au 1600 Pennsylvania Avenue en 1951, lorsque le Premier ministre d'Israël David Ben-Gourion a donné à Harry Truman une menora en cadeau. En 1979, Jimmy Carter est devenu le premier président américain à reconnaître publiquement la fête lors d'un allumage de bougie organisé par Chabad Lubavitch.

Ronald Reagan parlait souvent de la fête et George HW Bush a assisté à une fête de Hanoukka pour le personnel de l'Office Building exécutif, en 1991. Deux ans plus tard, Bill Clinton a présidé une cérémonie d'allumage des bougies à la Maison Blanche avec son personnel.

Le premier allumage officiel à la Maison Blanche Hanoukka a eu lieu le 10 Décembre, 2001. Le Président George W. Bush a emprunté une Hanoukkiya de 100 ans au Musée juif de New York pour l'événement. Depuis, l’allumage des bougies à la Maison Blanche est un rendez-vous très convoité.

Le président Barack Obama a non seulement continué la tradition, mais en a ajouté une nouvelle: Le Seder de Pessach à la Maison Blanche.

Source:israel21c.org

Copyright: Alliance

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HANOUKA Origine et significations

Allumage des bougies de hanoucka

HANOUKA Origine et significations

Hanouka, une des plus belles fêtes de notre calendrier, rappelle des événements importants de l'histoire d'Israël: révolte des Macchabées, lutte victorieuse de la petite Judée du 2e siècle avant notre ère, contre l'occupation militaire des puissants rois séleucides de Syrie et de la persécution religieuse antijuive de l'envahissante civilisation hellénistique, libération de

Jérusalem et réinauguration du Temple nettoyé des idôles placées par l'occupant , naissance du deuxième royaume juif de l'Antiquité qui, sous la conduite de la dynastie hasmonéenne, se maintiendra plus de cent ans.

Comment connaissons-nous cette histoire ? Par la Torah ? Non, car Hanouka - comme Pourim- ne fait pas partie des célébrations ordonnées au peuple juif dans la Loi de Moïse et la tradition religieuse considère, pour cette raison, comme une "demi-fête" ce qui la range parmi les fêtes non chômées. Par les prophètes, ou les Hagiographes qui relatent l'histoire de Pourim dans le livre d'Esther ? Non plus, Hanouka est la seule fête juive dont la Bible ne dit pas un mot !

Par le Talmud, alors ? Pas davantage. On sait, en effet, que la loi orale recouvre d'un voile pudique toute l'histoire de l'époque du Deuxième Temple: les six siècles qui séparent Ezra le Scribe de Johanan Bar Zakaï y baignent dans un épais brouillard ! Mais en cherchant bien, on trouvera tout de même dans le Talmud de Babylone (Chabbat 21) quelques lignes sur les rites de Hanouka et un petit entrefilet relatant le "miracle de l'huile". Rien de plus.

Ce silence "incompréhensible" de la Loi écrite et orale, de tous les textes traditionnels du judaïsme, ne signifie évidemment pas que les Juifs de cette époque n'ont pas raconté par écrit l'exaltante épopée des Macchabées.
La preuve, c'est que nous possédons trois textes très anciens d'auteurs juifs qui en donnent une relation détaillée ! Ce sont les "Livres des Macchabées I et II" (écrits avant l'an 63 avant notre ère), et les "Antiquités judaïques" de Josephe Flavius (célèbre historien juif du Ier siècle de notre ère. Ils sont en langue grecque, mais le texte original des Maccabées I était sans nulle doute en hébreu ou en araméen.

Les rabbins du Talmud les connaissent et les ont volontairement voués à l'oubli... Ils nous ont, heureusement, été transmis par les Eglises chrétiennes.

Ainsi, pour apprendre l'histoire de Hanouka, il faut lire Flavius (chapitre 12 des Antiquités ou les Livres des Macchabées que l'on trouvera dans n'importe quelle Bible catholique !

Macchabées I et II ont, en effet, été exclus du canon biblique juif et protestant, mais insérés par l'Eglise romaine dans la série des "Apocryphes" de son "Ancien Testament". La Bible de la Pléiade, par exemple, en donne une bonne traduction française.

Macchabées et Antiquités, en nous révélant l'histoire de Hanouka, répondent à beaucoup de questions mais en posent de nouvelles. Macchabées et Flavius Josephe ignore le nom de Hanouka qu'il appelle "fête des lumières". Le nom "Hasmonéens", que l'on trouve dans le Talmud et dans les textes du rituel hébraïque, n'apparaît nulle part dans les Macchabées. Et le nom Macchabée lui-même est complètement absent dans toutes les sources hébraïques traditionnelles !

Autre énigme: nous ne connaissons pas la signification de Hasmonéens ! La tradition met ce nom en rapport avec le mot "'Hachmanim" (seigneurs) du psaume 143, verset 132, par lequel l'hébreu israélien désigne aujourd'hui des... cardinaux chrétiens.

On suggère aussi qu'il indique leur lieu d'origine qui serait 'Hachmona dans le Néguev (Nombres 33, 29-30). Finalement, on ne sait pas....

On ne sait même pas à quoi correspond Macchabée ! Traduit du grec "Makkabaioi" et du latin "Macchabaei", l'origine du surnom de Juda est certainement hébraïque. Les Juifs l'ont, il n'y a pas si longtemps, transcrit en "Maccabi" (nom que porte fièrement l'organisation sportive juive ). Mais on ignore sa signification. Initiales de "Mi Kamo'ha Ba-élim Adonay" (exode 15,11) radical de Makhabeh (extincteur) ? Ce sont des suggestions ingénieuses, sans doute, mais insatisfaisantes, sans aucune valeur scientifique. L'énigme reste entière.

L'incompréhensible mutisme du Talmud ne fait pas partie de la série des énigmes de Hanouka car les faits rapportés par les Livres des Macchabées et Josèphe Flavius en donnent une explication plausible. En résumé: des groupes de Juifs très pieux, appelés "Hassidim" (dix-neuf siècles avant le célèbre mouvement polonais) combattent avec le Macchabées jusqu'à la restauration de la liberté religieuse et du Temple mais ne les suivent plus dans leur longues luttes pour l'indépendance politique et leurs guerres de conquête.

Héritiers spirituels des Hassidim, les Pharisiens insistent plus sur la religion que sur l'Etat et condamnent tous les rois hasmonéens qui, soutenus par les Sadducéens, pratiquent presque toujours une politique opposée. Et les Sages refusent très probablement de léguer à la postérité le récit d'une époque particulièrement troubée par des guerres incessantes. Ils ont donné priorité à la lumière et au miracle de Hanouka qui symbolise la survie du peuple juif.

CLAUDE LAYANI