Paracha de la semaine : VAYIKRA Le but des sacrifices

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VAYIKRA Le but des sacrifices

VAYIKRA Le but des sacrifices

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paracha de la semaine : VAYIKRA Le but des sacrifices

Dans la deuxième partie du livre de l’Exode, nous avons été témoins de l’édification du Tabernacle. Nous avons tenté de montrer qu’il symbolisait la présence du Seigneur au sein de la communauté des enfants d’Israël.

C’est ce D.ieu invisible et inaccessible désormais présent à la caravane humaine que nous allons tenter de retrouver dans le comportement individuel et collectif de la nation de prêtres.

Le nouveau livre dont nous entreprenons la lecture ce chabbat, le Lévitique, est précisément le texte qui codifie le comportement de ces prêtres. Il expose en particulier le déroulement des sacrifices.

Dans notre lecture sabbatique, il est d’abord question (chap.1-3) des sacrifices non obligatoires, des holocaustes, élevés par l’homme dans un élan spontané de reconnaissance.

Puis, à partir du chapitre 4, ce sont les sacrifices obligatoires que le membre de la communauté ou ses représentants devait consacrer en réparation de leur faute.

Pour la compréhension des divers sacrifices voyons avec précision le sens des divers sacrifices.Parmi les sacrifices volontaires, c’est-à-dire facultatifs ou accidentels on distingue:

- l’holocauste (‘Ola) qui veut dire « Qui monte »: Ce sacrifice nécessitait du gros ou menu bétail, soit des volatiles. Il était entièrement consumait sur l’autel.

- l’oblation (Min’ha) qui veut dire (déposée ). Il était constituée de farine. Une partie était brûlée, le reste étant offert au prêtre.

- le propitiatoire (Chelamim) qui veut dire rendre propice. Constitué de gros ou menu bétail, dont certaines parties étaient brûlées, le reste était consommé par le propriétaire.

Parmi les sacrifices obligatoires, devant consacrer la réparation d’une faute, on distingue également:

le sacrifice expiatoire (‘hattat) pour une faute commise involontairement (par le grand prêtre, l’Assemblée, le prince ou le particulier) ou par ignorance (méconnaissance ou mégarde d’où une certaine défaillance).

le sacrifice de culpabilité (Acham) , pour une faute volontaire (malhonnêteté ou vol). Le pécheur s’étant rendu coupable envers son prochain et envers D.ieu.

Le but du sacrifice est de « rapprocher » l’homme de D.ieu par une réparation, un regret de la faute commise.

L’importance de l’offrande varie suivant la fortune, la position sociale, la gravité du péché. Mais , explique le Talmud que la valeur de l’offrande soit opulente ou modeste, peu importe, seul compte l’intention du coeur

Nos Sages font remarquer que le péché se décompose en deux parties: une qui affecte le coeur, et une autre qui affecte notre corps. De même, retrouvons-nous cette distinction dans les sacrifices que nous offrons.

Une partie s’échappe en fumée vers D.ieu, c’est celle qui correspond au péché de notre coeur. Une autre partie est consommée par les prêtres, c’est celle qui correspond au péché du corps.

Il est important de constater que s’est à D.ieu est dévolue la partie immatérielle du sacrifice, la fumée, le reste étant d’essence humaine.

Ce court survol sur la signification des sacrifices dans le judaïsme nous montre l’effort de spiritualisation de cette pratique commune aux autres peuples de la terre.

Claude Layani

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