Paracha de la semaine :MICHPATIM lois religieuses, morales et sociales

Judaïsme, Paracha de la semaine - le - par .
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MICHPATIM lois religieuses, morales et sociales

MICHPATIM Lois religieuses, morales et sociales

A la fin de la paracha Michpatim intervient l’appel de D.ieu à Moïse:
« Monte vers moi, sur la montagne et y demeure, je veux te donner les tables de pierre, la loi et le commandement que j’ai écrits pour leur enseignement (Ex. 24,12).

Ainsi, après la Révélation au Sinaï, Moïse doit monter chercher les tables de la Loi, ces tables de pierre qui doivent témoigner concrétement de l’alliance passée entre D.ieu et Israël.

En effet, les tables étaient constituées de deux parties de taille égale, qui avaient été sculptées dans un même bloc, car les deux partenaires, D.ieu et Israël, ont engagé leur responsabilité au même titre dans le pacte qui les unit désormais.

L’alliance implique le respect mutuel de clauses obligeantes, mais chacun des contractants a évidemment la liberté de rompre l’alliance à tout moment, dégageant par la même l’autre partenaire de ses obligations.

« Les tables mesuraient six tefa’him sur trois. Moïse, au moment où il les prenait des mains de D.ieu, retenait les tables sur deux tefa’him (environ 10cm), D.ieu également, et voici qu’il y avait deux tefa’him « libres » au milieu.

Ces deux tefa’him désignent la liberté et la responsabilité de D.ieu comme d’Israël, par rapport à l’alliance. Mais s’élever à une telle dignité dans la responsabilité, autour d’une Loi, n’a évidemment rien d’aisé, ni pour un individu, ni à plus forte raison pour un peuple entier.

Ainsi, ce n’est qu’au terme d’une série d’épisodes houleux, que le peuple saura accéder à la notion d’alliance avec la réciprocité qu’elle implique et engager véritablement sa responsabilité: « Tout ce qu’a prononcé l’Eternel nous l’exécuterons et nous l’écouterons (Ex. 24,7)

Là seulement l’accord pourra être consacré et entériné avec sens, par le don des Tables de la Loi, gage de la parole divine.

Comme au jour de la promulgation de la Torah sur le Sinaï, D.ieu n’impose pas sa loi à nos pères ; il dit à Moïse: « Voici les lois que tu exposeras devant eux.. Nulle contrainte et nulle pression, ils verront ces lois et les accepterons librement, ils reconnaitront les lois justes de ma Torah.

Sur la première page du code civil et pénal, D.ieu inscrit une loi de liberté en faveur des esclaves ; loi qui règle, adoucit et tend à faire disparaître l’esclavage du milieu de la société humaine.

D’après la Torah, tous les hommes étant créés à l’image de D.ieu, il ne saurait exister des races d’esclavages. Pas plus que le judaïsme ne reconnaît de péché originel, il n’admet de malheur originel.

Aussi, nos lois ne pouvant extirper entièrement la plaie et la honte de l’esclavage de l’humanité ont du moins fait tous leurs efforts pour diminuer, soulager la condition du malheureux qui, pour vivre, est forcé de se vendre.

La Torah et le Talmud ont imposé au maître tant de devoirs envers son esclave que nos anciens ont dit: « Quiconque se donne un serviteur se donne un maître » Ce que des peuples civilisés et jouissant de pitié et de moralité n’ont pas encore fait aujourd’hui en faveur de millions d’êtres humains, le judaïsme l’a fait depuis des millénaires.

MICHPATIM  lois religieuses, morales et sociales

MICHPATIM lois religieuses, morales et sociales

La sidra déroule sous nos yeux une suite de lois et de recommandations qui nous touchent profondément par leur extrême équité, leur charité pour les pauvres, leur amour pour tous les hommes.


C’est un livre d’éducation, de pédagogie, d’organisation sociale qui reste encore de nos jours actuel..

La Sidra Michpatim contient, comme son nom l’indique, les préceptes régissant la conduite de l’homme envers son prochain, et celles qui concernent la vie sociale.

Les enfants d’Israël furent instruits de certains des « Michpatim » alors qu’ils campaient à Mara. D’autres leur furent enseignés après El Matan Torah, alors qu’ils se tenaient encore assemblés au pied du Mont Sinaï.

A quoi cela ressemble-t-il s’interroge le Midrach: « Ce Matan Torah entouré de préceptes de justice cela ressemble à une grande dame qui marche au centre de deux rangs de gardes. Ainsi en est-il des Dix Paroles.

Elles sont précédées de suivies de préceptes de justice. Sans ces préceptes de justice, les Dix Paroles ne peuvent subsister.

El Midrach Rabba va encore plus loin. Rabbi dit: « La Torah tout entière, les Dix paroles sont suspendues à la justice. »

Sans la justice la civilisation ne pourrait survivre et c’est là l’enseignement des Sages concernant El début de notre section sabbatique.

Claude Layani

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