Paracha de la semaine : KI TETZE SOUVIENS.TOI (Za’hor)

Judaïsme, Paracha de la semaine - le - par .
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Paracha de la semaine : KI TETZE SOUVIENS.TOI (Za’hor)

KI TETZE SOUVIENS.TOI (Za’hor)

Paracha de la semaine :  KI TETZE  SOUVIENS.TOI (Za’hor)

Paracha de la semaine : KI TETZE SOUVIENS.TOI (Za’hor)

 

A la fin de la sidra se trouve l’injonction que Moïse adresse à Israël : « Souviens-toi de ce que t’a fait Amalek » (Deut.25,17).

Amalek est ce peuple, descendant d’Esaü, qui a attaqué le peuple d’Israël, encore tout auréolé

par les miracles dont il avait été l’objet en Egypte et au passage de la Mer rouge.

Après les miracles de l’Exode, toutes les nations comprirent que la Présence divine résidait au sein des Enfants d’Israël et nul n’osa l’attaquer. Mais Amalek agit avec un mépris total de cette présence divine et s’attaque à D.ieu Lui-même. Il poussa d’autres nations à suivre son exemple. Sa destruction et son effacement à jamais de dessus de la terre restera comme un devoir pour toutes les générations d’Israël.

En effet, ce passage qui commence par Za’hor se termine par « lo tichka’h, n’oublie pas ! »

La Torah nous lance à chacun de nous cet avertissement solennel: « Souviens-toi de ce que t’as fait Amalek lorsque tu es sorti d’Egypte, faible et exténué »

Selon nos Sages Amalek ne pouvait avancer aucune excuses coutumières aux antisémites de tous les temps lorsqu’ils veulent justifier leurs actes ; par exemple, la crainte de perdre leurs biens, la jalousie, la soif de butin ou la poursuite des honneurs. Lorsqu’Amalek attaqua les Enfants d’Israël, ils étaient loin de son pays et ne l’avaient point provoqué. Ses motifs n’étaient autres que la haine gratuite envers Israël qu’il voulait exterminer.

Outre la haine qu’Amalek vouait à D.ieu et à son élu, sa manière d’attaquer fut perverse. Amalek s’approcha du camp et attaqua les Hébreux qui étaient écartés loin de la nuée parce qu’ils étaient indignes. Puis Amalek attira d’autres membres du peuple hors de la nuée par des moyens trompeurs afin de commercer avec eux. Hors de la protection divine, Amalek fondait sur eux et les tuait.

Les Enfants d’Israël eurent une faiblesse à Refidim en délaissant l’observance des lois de la Torah et c’est la raison pour laquelle D.ieu envoya Amalek pour les punir.

Amalek est la personnification du mal, l’ennemi irréductible d’Israël de tous les temps. Aujourd’hui encore la Torah nous met en garde « Soyez vigilants ». Quand on a pu voir où mènent les racismes et le fanatisme, la vigilance devient une règle de tous les instants

Concernant le devoir de se rappeler les méfaits commis par Amalek à l’égard d’Israël, le Talmud dit ainsi explicitement: « Souviens-toi » - on pourrait comprendre: mentalement ; mais quand le verset dit : « n’oublie pas », l’oubli est déjà proscrit. Comment donc interpréter « souviens--toi » sans qu’il y ait redite ? - par la parole (Meguila 18a)

Nous avons un devoir double: de nous souvenir de cet événement dramatique, de remémorer ces faits par la parole ; mais par ailleurs nous avons l’obligation également de ne pas oublier dans notre coeur et dans notre esprit ce qui s’est passé et d’en tirer une leçon.

Notre devoir de se souvenir est une leçon qui a une grande signification pour le monde d’aujourd’hui. A une époque où de nouveaux horizons s’ouvrent dans tous les domaines, le peuple juif peut apporter son expérience et sa sensibilité. En raison de notre mémoire, nous sommes capables de voir et de sentir les événements.

Israël est le baromètre de l’état moral de l’humanité. Cela s’est confirmé et cela se confirme encore tous les jours sous nos yeux. Le peuple juif n’a pas seulement une longue histoire, il se rappelle et réfléchi sur son histoire et celle de l’homme en général.

Comme le rappelle Y.H.Yerushalmi dans son livre « Za’hor », « la Bible hébraïque semble commander sans hésitation à la mémoire. Le verbe « za’har » apparaît dans la Bible au moins cent soixante neuf fois. Si le commandement de se souvenir est absolu, la Bible cependant porte à la mémoire un intérêt pathétique »

Nous sommes et nous demeurons le peuple de la mémoire et c’est par cela que nous sommes indestructibles.

Claude LAYANI

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