Paracha de la semaine : BAMIDBAR LES NOMBRES

Judaïsme, Paracha de la semaine - le - par .
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BAMIDBAR LES NOMBRES

BAMIDBAR LES NOMBRES

Extraordinaire période que celle dans laquelle s’intègre la sidrah Bemidbar. En jetant un regard sur le calendrier, on s’aperçoit, en effet, qu’en l’espace de neuf jours, nous sommes en présence des dates suivantes :

-28 Iyar anniverssaire de la réunification de Jérusalem

-2 Sivan :sidra Bemidbar

-6 et 7 Sivan Chavouoth

BAMIDBAR  LES NOMBRES

BAMIDBAR LES NOMBRES

Cet ensemble de trois dates évoque la pensée talmudique suivante : « Béni soit Celui qui a donné la Torah en trois parties (torah, neviim, ketouvim), à un peuple en trois parties (Cohen, Lévi, Israël), par l’intermédiaire du troisième enfant d’une famille /Aaron, Myriam, Moché), le troisième jour (voir Exode XIX, 1), du troisième mois (voir Exode XVII,1).

Sachant que l’histoire d’Israël a un sens – aussi bien l’histoire des temps passés que l’histoire contemporaine – nous pensons que la suite des trois dates citées en introduction n’est pas fortuite, aussi peu que sont fortuits les ensembles de trois éléments nommés par le Talmud.

Quelle serait, par conséquent, le sens de la réunion de ces trois dates ? Les penseurs juifs, en général et les cabbalistes, en particuliers, remarquent que dans l’histoire juive, il existe deux grands moments, à savoir : la Promulgation de la Torah et l’érection du Beith Hamikdach qui cristallisent autour d’eux toutes les données de la pensée juive passée, présente et future.

Il est par conséquent d’un intérêt primordial, pour le Yom Yerouchalaym de tomber le 28 Iyar : jour des retrouvailles d’Israël avec le Kotel Maaravi, le mur du Temple.

Cette date se situe en effet dans la perspective directe qui mène à Chavouoth, anniversaire de la Promulgation de a Torah ou, mieux encore, Promulgation annuellement renouvelée.
Du 28 Iyar au 6 Sivan, Israël sent battre plus fort son cœur, son identité.

Puisque l’actualité nous y invite Jérusalem c’est tout pour nous ,elle n’est rien pour les nations . Elle est la preuve cinglante qu’Israël reste le peuple chéri de D….

Et comment expliquer le présence de la sidra Bemidbar, dans ce contexte. La Sidra Bemidbar communiquent les chiffres du recensement des Hébreux dans le désert.

Il est utile à ce sujet de relire le chapitre 1 des Nombres : derrière une énumération apparemment fastidieuse de noms et de chiffres, nous découvrons une principe qu’expose clairement Rabbi Isaac Arama : « Ce recensement élève les enfants d’Israël ; il donne à chacun son importance propre, semblable à celle d’un roi ou d’un prêtre…. Et manifeste à chacun l’affection particulière dont il est l’objet. Ainsi s’explique admirablement l’appel nominal que Moïse fait de chacun d’eux et la déférence égale dont il fait preuve à l’égard de tous : c’est que tous sont égaux en dignité et que chacun reste en même temps distinct de son prochain. »

Aussi la conclusion s’impose-t-elle tout naturellement : Dans la trilogie : 28 Iyar – 4 Sivan – 6 Sivan, les éléments extrêmes sont constitués par des faits relevant à la fois de l^Histoire, de la théologie, de la philosophie.

Ce sont des événements hors du commun, marqués du sceau de D… L’élément médian, ce sont les Béné-Israël. Ils y font irrésistiblement penser à ces mots du récit de la Création : « Naassé adam » Faisons l’homme.

Car l’Univers sans l’homme n’eût été qu’un corps sans âme. Et de même, la Torah et le Temple n’eussent été que des abstractions sans la présence multiforme de la Communauté d’Israël « selon leurs familles et leurs maisons paternelles » (Nombr. 1,2).

Claude Layani

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