TOU BICHEVATFête de la nature et des arbres par Claude Layani

Le sens de nos fêtes juives - le - par .
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TOU BICHEVAT Fête de la nature et des arbres

 

Le mercredi soir 15 janvier correspond au 15e jour du mois de Chevat, appelé traditionnellement « Nouvel An des arbres ». Les arbres sont à la mode. On les aime, ils sont le symbole de l’antipollution. Quelle occasion rêvée d’enfourcher nous aussi le cheval de l’antipollution pour gambader à travers cette nature à la fois  si lointaine et si proche. Pas pour faire du néo-scoutisme ou pour voir la nature comme dit avec ironie le penseur sioniste Aron David Gordon « une boutique d’alimentation, un entrepreneur appelé à satisfaire ses désirs matériels et spirituels ». Plutôt pour l’aimer comme « source de vie », lieu d’accomplissement pour l’homme. Il sera donc question d’antipollution, mais aussi de midrache de fête et de rites chargés d’espérance.

 

On n’a pas le droit de jeûner à Tou Bichevat. On travaille comme tous les jours, mais en Israël, Tou Bichevat, le nouvel an des arbres, symbolise au milieu des chansons des écoliers qui vont planter des arbres, le renouveau d’Israël sur sa terre.

 

Pendant plus de 2000 ans d’exil, toutes les générations d’Israël ont fêté le 15 chevat en pensant à Israël où l’hiver prend fin et où nous assistons au réveil de la nature. C’est à ce moment que la sève commence à monter dans les branches.

 

Tou Bichevat rappelle au Juif que « pour créer son monde », le Saint Béni Soit-Il a commencé par planter des arbres comme il est écrit: « Et D.ieu planta le jardin d’Eden ». C’est pourquoi, lorsque vous entrerez dans le pays d’Israël, votre première occupation devra être la plantation des arbres (Vayikra Rabba 25).  

C’est encore à propos de l’arbre fruitier que le Midrache précise « lorsqu’on coupe un arbre fruitier, sa voix s’élève d’une extrémité à l’autre de la terre. Mais personne n’entend sa voix » . Si bien que la véritable signification de Tou Bichevat, qui s’accorde d’ailleurs avec sa valeur légaliste, rejoint la préoccupation de nourriture plutôt que celle d’écologie.. Encore que l’une soit étroitement liée à l’autre.

 

Il est remarquable de noter combien le souci de la nourriture des hommes qui s’identifie au problème majeur de notre civilisation, celui de la faim dans le monde, a constamment hanté la conscience biblique, et celle du midrache. Une énumération de textes sur ce sujet, n’est pas possible faute de place. Mais le plus caractéristique est sans doute le commentaire sur le psaume 136 qui concerne la lecture biblique de cette semaine (Bechal’h) qui célèbre les hauts faits de D.ieu fendant le flot de la Mer Rouge devant le peuple qu’il libéra d’Egypte.

Le psaume termine en louant D.ieu qui donne à manger « à toute chair ». Le midrache d’expliquer: « Il est plus difficile pour D.ieu de nourrir les hommes que de fendre la Mer Rouge ». Ce qui pourrait se traduire, aussi, par l’affirmation: que résoudre le problème de la faim dans le monde, D.ieu a besoin des hommes.

Aujourd’hui, cette demi fête a pris un caractère universel car elle apporte un remède à notre environnement pollué et à la mort de nos forêts. En plantant des arbres nous faisons reculer le désert et nous pouvons ainsi pouvoir semer et récolter la nourriture nécessaire à l’homme.

 

Cette fête devrait concerner tous les hommes car elle apporte un remède  à la désertification de notre planète et par là une participation active contre la faim dans le monde.

 

Claude Layani

 

Ministre du Culte

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