Photographe juif : Fred Stein reporter des rues de Paris

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Les “grands” et les “petits”

Fred Stein, “Paris-New-York”, Kehrer Verlag, Berlin

Après reçu comme cadeau de mariage un Leica, Fred Stein s'est mis à arpenter tous les quartiers de Paris dès 1933 pour devenir un reporter des rues. Ami de Robert Capa et de Gerda Taro il est le seul à les avoir immortalisés à la terrasse d'un café. Il est devenu l’égal des Brassaï, Cartier-Bresson, Man Ray, Dora Maar, André Kertész et fut comme eux exposés dans la galerie de la Pléiade en 1935-1937.

Photographe juif : Fred Stein reporter des rues de Paris

Photographe juif : Fred Stein reporter des rues de Paris

Le photographe connaissait bien le milieu des réfugiés et celui de l'intelligentsia française. Du moins celle qui luttait pour la liberté de penser et de créer. Très tôt il a photographié André Malraux, Willy Brandt, Arthur Koestler. Il réalisa plus d'un millier de portraits à Paris et à New York.

Son oeuvre  témoigne de la vie intellectuelle parisienne puis de la migration des plus grands esprits vers l'Amérique.
Fred Stein donne toujours une attention particulière à ses portraits.
Avant de les saisir il engageait avec lui de longs dialogues avant de les saisir en parfaite liberté au moment où ils lâchaient prises devant l’appareil.

Mais il sut tout autant capter la vie des deux cités. Ce qu’on nomme hasard s'investit dans son entreprise esthétique. A savoir l’action qui consiste à animer et à éclairer un moment donné afin de transformer sa temporalité en éternité au moment où l’instant de l’imprévu va se métamorphoser en œuvre pour rappeler l’être à la Présence par la transcendance de toute prise.

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