Revivre à tout prix Jean-Philippe Blanc. Par Claudine Douillet

Coup de coeur - le - par .
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418MYf4GNcL._SL500_AA300_.jpgJe m'y suis reprise à deux fois pour lire ce livre.

Ma première approche, lecture des premiers chapitres, m'avait laissée une impression de légèreté qui cadrait mal, à mon sens, avec l'aventure tragique, vécue par Jean-Philippe Blanc - fils de la renommée grande famille des restaurateurs de Paris-. Je l'ai donc laissé de côté.

J'y suis revenue.
La couverture du livre m'intriguait pourquoi avoir mis la photo de Jean-Philippe Blanc ,bébé , souriant , éclatant de vie ? Quel rapport avec un homme de plus de 35 ans ayant vécu un si grand trauma ?

C'est tout au long de la lecture de ce livre que je l'ai découvert.
C'est un homme qui a été blessé, mais pas par la vie, on n'y trouve aucune trace d'amertume, ni même de ressentiment, ni même un retour vers une foi parce que sorti vivant de 43 jours de coma, cette foi il l' avait depuis tout jeune, il a toujours prié.
Il a été stoppé dans sa course effrénée, stoppé dans son insatiable appétit de la vie,.
Il devait prendre le temps et non plus courir derrière.

Jean-Philippe Blanc est un homme qui eu beaucoup de chance et il le dit, il raconte sa famille, cette famille, il faut bien le dire, extraordinaire, dont la cohésion, est en soi, un véritable trésor.

Quand au Lycée on lui dira "Toi tu es né avec une cuillère d'argent dans la bouche " il rectifiait 
" non , en platine", simple rhétorique, et pourtant savait-il lui même à quel point cette famille l'avait sauvé par son amour indéfectible ? Oui.

Ecrit comme un journal de bord , il raconte tout, sans fausse pudeur, sans fausse modestie, sans colère, son impatience de retrouver une vie normale,retrouver ses aptitudes psychomotrices au plus vite.
Il se bâttera, chaque jour, avec tous les spécialistes que son état exige pour enfin franchir la ligne d'arrivée à une certaine autonomie.
On ne peut qu'imaginer par où il a dû passer. 


Pourtant, pas une seule fois, une ligne de découragement ou de désespoir, si il échouait, il recommençait, il remontait à cheval à chaque fois, quelque soit la douleur de la chute, comme un enfant dont chaque tentative n'est qu'une nouvelle probabilité de réussite.



Ce qui importait était d'être dans l'action, avancer, un optimisme qui peut sembler suspect.



Jean-Philippe Blanc fait partie de ses rares personnes qui ont un coeur pur, où l'intérieur est égal à l'extérieur, il s'amuse de la vie comme dans la vie , heureux de vivre, il ne triche pas, il n'a fait aucune découverte à la suite de ce tragique accident, parce qu'il ne trichait pas avant l'accident, aucun masque n'a dû tomber.



C'est en cela que cet ouvrage est en rupture avec ceux ,que l'on connaît sur le sujet, où souvent les grands traumas découvrent le sens de la vie ayant frôlés de près la mort et souhaitent faire partager une philosophie souvent teintée de grande sagesse...



Lui, le sens de la vie, l'amour de la vie il en avait à revendre, il voulait juste revenir à cette envie de vivre, à cette force de vie.

Il était conscient de son bonheur et il souhaitait le retrouver au plus vite.



Jean-Philippe Blanc était un enfant, un adolescent, puis plus tard un homme nourrit d'un amour constant par ses parents, par sa grande famille, qui ont su veiller sur lui, ce trop plein d'amour que lui-même resservait à ses proches, à ses amis, ses collaborateurs, également dans son métier, restaurateur, où la générosité est un des fondements de la réussite. Une chaîne sans maillon faible qui l'a maintenue en vie et aidée à revenir à une vie normale.



Ce qu'il savait déjà, il nous l'a transmis à travers son livre, l'amour d'une famille est le plus grand des trésors.
En ces temps de grands bouleversements, d'une crise sans précédent, où les valeurs fondamentales semblent saccagées, il est rafraîchissant, rassurant, de lire un livre qui décrit, sans crier, sans hurler, sans douleur si ce n'est que pudiquement cachée, mais avec force, les valeurs de l'amour, de la famille et des traditions.



Jean-Philippe Blanc fidèle à sa nature a encore donné le meilleur de lui-même en nous servant un livre plein de générosité.
Claudine Douillet

Revivre à tout prix
Jean-Philippe Blanc
Préface de Philippe Van Eeckhout
Editeur Guy Trédaniel 
Prix : 19,90 euros
Contact presse : Marie-Héléne Doré

« Dans une vie, on peut naître deux fois, à nous d’en tirer la leçon qui s’impose » - JP Blanc
La Saint-Valentin est un jour faste pour les restaurateurs. Après une journée de dur labeur et sous antibiotiques, Jean-Philippe Blanc, directeur du restaurant Le Findi rentre chez lui en scooter, et c’est l’accident.

Diagnostiqué « Glasgow 3 », le niveau le plus grave du coma, juste avant la mort, l’homme qui vivait à 200 à l’heure enchaîne 22 jours de coma avant de revenir à la vie.

Après 20 autres longs jours dans le service de réanimation réservé aux comateux, c’est le début d’un long parcours du combattant : rééducation à Garches, où le moindre geste devient un combat et un challenge permanent, suivi orthophoniste au jour le jour pour réapprendre à parler, suivi psychologique pour accepter.

Avec ce « journal de bord », Jean-Philippe Blanc revient sur cette épreuve tant morale, psychologique que physique et sur ses moteurs de motivation pour « revivre à tout prix ». Avec une approche de la vie modifiée, transformée et un retour à l'humilité...

Préfacé par le Dr Philippe Van Eeckhout, orthophoniste renommé (Le langage blessé, Éd. Albin Michel) ce témoignage est une leçon de courage, un message d’espoir pour ceux qui ont été ou sont confrontés à un lourd traumatisme et à l’épreuve du handicap. Un lexique médical sur le coma et l’après-coma clôt l’ouvrage.

L'Auteur:
Issu de la lignée des Blanc, propriétaires de nombreux restaurants parisiens dont Le Pied de Cochon et après l’ISG et un DESS dans la restauration, Jean-Philippe Blanc a renoué avec la grande tradition familiale des «Blanc » en reprenant le restaurant Le Findi dont les recettes sont compilées dans La cuisine italienne du Findi (Éditions Flammarion).
Il développe aujourd'hui de nouveaux projets dans le domaine de la restauration.
Contact presse
Marie-Hélène Doré
06 60 404 104
marieln@noos.fr

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