Festival du cinéma : ‘un oeil juif‘

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Article paru dans "Aroutz7", le 25/10/07

Le
Festival de cinéma "Un œil juif" déménage ! Créé initialement à la
Cinémathèque de Tel Aviv, puis venu faire un tour du côté de Béer
Shéva, il débarque cette année dans la ville d’Ashkelon. Dénominateur
commun : mettre en images un regard juif. Beau projet.

Le
Festival Eïn Yéhoudit (un œil juif) a vu le jour, en fanfare, il y a
trois ans en 2004, dans la Cinémathèque de Tel Aviv. Mais du fait de
certaines divergences de points de vue entre les organisateurs et la
Cinémathèque (un Festival à caractère "juif" dérangeait-il la ville ?),
il fut décidé de la transférer à Béer Shéva. Cette année, c’est le
Collège universitaire d’Ashkelon qui accueillera, à partir du 14
novembre prochain, le Festival. Au programme également : des séminaires
et des débats centrés autour de la question de l’histoire et de la
culture juives.

Durant
les 9 jours du Festival, plus de 80 films en avant première sur notre
sol, seront projetés, notamment : "Monsieur Max" du réalisateur
français Gabriel Aghion. La présence du cinéaste, ainsi que celle des
producteurs du film, Daniel Leconte et Robert Cohen, est annoncée. La
soirée d’ouverture sera d’ailleurs l’occasion d’un hommage à l’acteur
Jean Claude Brialy, récemment disparu, et qui interprète le rôle
principal de ce film. Il y compose un poète homosexuel, Max Jacob, ami
de Pablo Picasso, juif converti au catholicisme, arrêté par la Gestapo
en 1940 et envoyé à Drancy.

L’éventail
des films proposés est très large et le choix des sujets se veut très
éclectique. Ainsi en est-il avec le film "L’homme qui a vendu Eichmann
et Mengele", du réalisateur hollandais, Rolf Van Thiel. Ce film évoque
le destin d’un journaliste hollandais qui travailla au service des
nazis pendant la seconde guerre mondiale, parvint à gagner la confiance
de Adolf Eichmann, pour réussir à l’interroger dans son abri. Ces
entretiens seront ultérieurement utilisés lors du procès du criminel
nazi. Dans un autre registre encore, un film dramatique, avec le
célèbre comédien israélien Israël (Sacha) Demidov : Yétsirat Aava
(Création de l’amour) de Valerio Yargi. L’histoire se déroule dans un
petit village russe d’avant la Révolution, et narre le destin d’un
"marieur" juif dans un contexte d’antisémitisme ambiant.

En
ce qui concerne la projection de Ghetto, adaptation d’une œuvre
théâtrale majeure du dramaturge Yéoshoua Sobol la présence du
réalisateur Audrius Yoznas est annoncée. L’antagonisme entre la
préparation d’une création artistique, et le contexte dramatique du
Ghetto de Varsovie, y est décrit. Des acteurs allemands et lituaniens
participent à cette production.

D’autres
invités importants seront présents à ce Festival, notamment le cinéaste
français d’origine roumaine, Radu Mihaileanu, fils de Mordéhaï Buchman,
journaliste juif communiste, déporté par les nazis, mais qui réussit à
s’évader. Le cinéaste viendra présenter son documentaire tourné autour
de la réalisation de son beau film : Va, vis et deviens, et de la
question de l’identité des émigrants éthiopiens.

Des
Etats-Unis, viendra le réalisateur Philippe Rottman, auteur d’un
documentaire intitulé : "Kéïlat Yéoudi Saint Pétersbourg", sur la vie
culturelle de la communauté juive dans cette ville. Des Pays Bas, le
cinéaste Diégo Pos pour son film Sfékot (Doutes), qui raconte les
origines de sa famille, l’une des fondatrices de la communauté juive, à
partir d’un journal intime retrouvé en 1774 au Surinam.

D’autres événements très intéressants sont encore prévus, mais nous aurons le temps d’y revenir.

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