Artiste juive : Sarah Cohen , le dehors et le dedans

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Sarah Cohen artiste juive

Le dehors et le dedans : Sarah Cohen
Sarah Cohen a exposé ses sculptures "Les points et un point" en 2016., K's Gallery, Tokyo.

Par ses sculptures qui font la part belle à la matière brute, Sarah Cohen métamorphose le monde. Elle déstabilise le regardeur comme elle-même se met en perte d’équilibre dans des apparitions qui jaillissent débordent de la matière.

Sarah Cohen artiste juive

Sarah Cohen artiste juive

Des plantes carcasses, des silhouettes végétales étranges cachent leurs squelettes sous une chair pulpeuses. A moins que sous la surface le vide prenne la place du plein.

Surgit un perpétuel jeu entre le dehors et le dedans, le compact et l’ajour. Chaque pièce pose une énigme. Elle emplit le vide mais parfois devient « creux-ation ».

Un monde jouxte autant la ruine que la germination. Une courbe mi arbre mi humaine se transforme en masse ronde qui révèle un noyau intense. A l’inverse le « bombyx » de l’artiste laisse voir entre ses lamelles de bois ce que Sarah Cohen nomme « une poche d’air tressée » qui joue de la transparence et de la fluidité d’un enroulement subtil.

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Dans chaque pièce une lutte a lieu pour dire ce qu’il en est de l’être en états naissants diaphanes aussi malléables (en apparence) que durs.

L’organique acquiert une force poétique entre mutation et stabilité. Pour sa « Gradivation » l’artiste est partie de l’image d’une femme photographiée dans l’escalier du métro afin de saisir par effet de voile ce que cache le corps lorsqu’il est enveloppé dans une robe de soirée vue comme une sorte de linceul.

Sarah Cohen ne cesse donc d’interroger le devenir du corps, les ombres, ses espaces entre « le soi et son vertige ». La pierre calcaire met au défi le mouvement de marche comme en suspens dans le temps et l’espace. D'une forme pleine surgit une proéminence de formes multiples et croissantes. Jaillissent des protubérances mais toujours en un bel équilibre : il n’a rien de décoratif, il est existentiel.

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