Artiste juif : Philippe Halsman sauts et gambades ou l'inventeur du jumpology

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photographe des stars qui sautent , le "jumpology"

Philippe Halsman : sauts et gambades

Philippe Halsman : sauts et gambades

photographe des stars qui sautent , le "jumpology" c'est lui

 

 Halsman, « Etonnez-moi », Musée du jeu de Paume, Paris, 20 octobre 2015 – 24 janvier 2016.
Philippe Halsman (né à Riga en 1906 et décédé à New York en 1979 a pu mener pendant 40 ans une carrière pleine de réussites que rien pourtant ne laissait présager. En 1928 le futur photographe va devenir l’objet d’une nouvelle affaire Dreyfus.

Il part t en randonnée dans les Alpes autrichiennes avec son père ? Celui-ci meurt au cours de cette randonnée de blessures graves à la tête. Philippe Halsman expressément nommé « le juif » est condamné à quatre ans d’emprisonnement pour parricide. Libéré en 1931, à condition de quitter définitivement l’Autriche, il part s’installer en France.

Il commence à Paris un travail de photographe indépendant pour des magazines et gagne rapidement la réputation d'être l’un des meilleurs photographes de « portraits de célébrités » (Gide, Giraudoux, etc.). Lors de l’invasion nazie de la France il va aux Etats-Unis et commence à travailler avec le peintre Salvador Dalí en 1940.

Cette collaboration durera plus de 30 ans et il invente la "jumpology" : cette approche consiste à photographier des personnalités en train de sauter, pour donner une vision plus naturelle et spontanée des sujets.

Après Dali Atomicus (1948), il continue de photographier pour des magazines, entre autres des personnalités, telles que Churchill, Picasso, Marilyn Monroe, André Malraux, Ingrid Bergman, Rita Hayworth, Duke Ellington, Les Windsor, Richard Nixon, Albert Einstein, Alfred Hitchcock. Le « jumping » s’y poursuit afin de capter l'essence de l'être humain.

Mais Philippe Halsman n’est pas uniquement un photographe des stars et n’a cessé d’expérimenter les limites de son médium. Ses clichés sont toujours directes et d’une parfaite technicité propre à suggérer une poésie particulière.

Son travail traverse les genres les plus variés : portrait, mode, reportage, commandes privées ou publiques et bien sûr des projets plus personnels.
L’exposition du Jeu de Paume propose une vision originale d’une œuvre qui demeure atypique et prégnante.

Jean-Paul Gavard-Perret

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