Les conditions agricoles peu favorables en Israël ont forcé le peuple à cultiver de manière innovante. Cela pourrait aider à traiter la demande mondiale de nourriture, toujours croissante.
10 milliards d’individus. Il s’agit du nombre de bouches que les agriculteurs auront à nourrir d’ici les 20 prochaines années. Pour cela, il va falloir augmenter la production de 70%…
“Ces dernières années, à cause de l’exploitation intensive de nos terres, il y a d’avantage de problèmes d’insectes et de maladies. En parallèle, l’utilisation de produits chimiques est de plus en plus contrôlée,” déclare Yuval Fradkin - président de la société Futura Graft - à The Media Line.
Les besoins actuels font que l’on demande à un végétal d’être un super végétal. D’un côté on attend de lui qu’il satisfasse la demande de l’agriculteur et du marché. En parallèle, vous lui demandez d’affronter tous les autres problèmes pour pouvoir grandir !”
Futura Graft était l’une des 12 sociétés qui se sont exprimées à la conférence Agrivest pour proposer de nouvelles technologies agricoles.
Selon Futura Graft, la solution à cette demande croissante en production et à la nécessité de réduire l’usage dangereux de pesticides, serait l’application de la robotique à une technique déjà existante. On appelle cette technique la greffe.
La greffe consiste à prendre les racines du végétal et à les faire fusionner avec la tige verte d’un autre, afin de lui donner les propriétés des deux.
“Il ne s’agit pas de quelque chose que nous avons inventé. Les Chinois faisaient déjà ça il y a des millions d’années” souligne Fradkin.
L’avancée principale que propose Futura Gaft est un gain de temps grâce à la modernisation de cette pratique. Ce procédé est en effet long à réaliser et demande de nombreuses mains.
« Cette pratique va bénéficier aux populations du monde entier et à la production de nourriture en général » déclare Fradkin.

Agriculture biologique en Israël
Si nous sommes sur le point de devoir nourrir près de 2,3 milliards de personnes en plus d’ici la première moitié du siècle, de nouvelles solutions vont être indispensables.
Parmi les idées révolutionnaires proposées à la conférence, du sucre 2 fois plus sucré, proposé par la société DouxMatok, donc Alliance vous parlait hier. Cliquez-ici
Cette découverte qui pourrait réellement changer notre manière de consommer serait une solution à l’obésité mais également au diabète.
La solution proposée par DouxMatok était fondée sur la chimie, celle suggérée par Futura Graft sur l’agriculture et la robotique.
Parmi d’autres solutions proposées à la conférence, nous trouvons l’agriculture biologique et les nouvelles techniques de conditionnement des aliments.
Chaque compagnie présente à la cérémonie avait pour but de convaincre et de trouver de nouveaux investisseurs, ce qui n’est pas une mince affaire et reste au coeur des enjeux de cette cérémonie.
Comme le déclare Baniel, directeur de DouxMatok, si vous “faites des choses merveilleuses mais trop couteuses, vous aurez des compliments, pas un business »
L’argent qui sera potentiellement investi pour la mise en application de ces solutions servira à mener des études complémentaires en termes de recherche et de développement ou encore à breveter le le concept pour protéger la propriété intellectuelle, ce qui devrait par la suite être très lucratif.
Daniel ajoute “Nous parlons ici de milliards, mais l’industrie agroalimentaire c’est des milliards.”
Oded Distil, Directeur d’ « Israel New Tech and Invest », une branche du ministère de l’économie, déclare qu’il est nécessaire de placer le côté « business » au premier plan des nouvelles technologies agro-alimentaires.
“Il faut que ces idées soient basées sur un plan de développement rationnel, dans le cas contraire, ca ne marche pas »
Mais il a cependant mis l’accent sur des variables moins rationnelles - chiffrables - comme la nécessité de produire de plus en plus de nourriture, l’utilisation des resources qui doit être toujours plus efficace et la nécessité de limiter l’utilisation de pesticides diffusées dans la nature.
Bien que cette conférence soit internationale, la présence israélienne était forte “Beaucoup de ces solutions proviennent de notre ADN – (dans le passé) nous avons du trouver des solutions à certains problèmes… Vous remarquerez donc que ces dernières années nous avons beaucoup innové dans ce secteur », a déclaré Oded.
Le fait que la tradition agricole d’Israël se soit effectuée dans un environnement peu favorable ainsi que son succès dans la high tech lui donnent un avantage dans le business de l’agri-tech, aujourd’hui florissant.
D'après Ynetnews, photo Haaretz.com