Des photos exclusives de Jérusalem refont surface 60 ans plus tard

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Depuis leur publication originale en 1955, ces photos n’ont pas été ressorties avant aujourd’hui.

Un album, agé de 60ans, a eté retrouvé par la Bibliothèque Nationale et offre un aperçu de cette ville à la fois étrangère mais en même temps si familière.

Christian David Rohm, belge, a contacté la Bibliothèque Nationale à Jerusalem il y a quelques mois, révélant l’existence d’un album.
Son père, Jacques, était journaliste et avait été envoyé à Jerusalem pour 3 semaines dans les années 50, afin de couvrir le conflit entre Arabes et Israéliens.

Le futur Liberty Bell Park (Photo: Jacques Rohm)

Le futur Liberty Bell Park (Photo: Jacques Rohm)

Liberty BellPark aujourd'hui  (Photo: Roi Yanovsky)

Liberty Bell Park aujourd'hui (Photo: Roi Yanovsky)

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La route de Yaffo (Photo: Jacques Rohm)

La route de Yaffo (Photo: Jacques Rohm)

La route de Yaffo, sous le même angle, aujourd’hui (Photo: Roi Yanovsky)

La route de Yaffo, sous le même angle, aujourd’hui (Photo: Roi Yanovsky)

Les photos sont aujourd’hui publiées pour la première fois depuis 60 ans et marquent la Journée de Jerusalem, qui a eu lieu dimanche dernier.

Jacques Rohm s’est rendu en Israël entre le 14 juin et le 5 juillet 1955, à la demande du journal belge La Libre Belgique. « C’est un journal catholique et Jacques n’a pas considéré sa mission uniquement comme un travail journalistique, mais également comme une préoccupation religieuse », déclare Gil Weissblei, Directeur de la Bibliothèque nationale . « Il a visité les lieux saints et a partagé ses expériences religieuses avec les lecteurs »

a ligne de division à Jerusalem en 1955 (Photo: Jacques Rohm)

a ligne de division à Jerusalem en 1955 (Photo: Jacques Rohm)

Le même lieu, aujourd’hui, sur la rue du Roi David (Photo: Roi Yanovsky)

Le même lieu, aujourd’hui, sur la rue du Roi David (Photo: Roi Yanovsky)

Frontière au niveau de la rue du roi Salomon (Photo: Jacques Rohm)

Frontière au niveau de la rue du roi Salomon (Photo: Jacques Rohm)

Même endroit, aujourd’hui (Photo: Roi Yanovsky)

Même endroit, aujourd’hui (Photo: Roi Yanovsky)

La visite de Jérusalem a eu pour résultat une série d’articles intitulés
« La Terre Sainte – Terre de conflit". Ces photos historiques reflètent une vision unique de Jérusalem d’un côté et de l’autre de la frontière.
Le Jérusalem de 1955 s’est remis de la guerre de 1948, mais les séquelles des combats étaient encore visibles.

Jérusalem était pauvre et divisée par les barrières et les points de contrôle.
Mais les Juifs de même que les Arabes ont accueilli Rohm à bras ouverts dans l’espoir d’une bonne couverture de l’évènement, ce qui a permis au journaliste d’avoir accès à des endroits normalement fermés au public.

Des prêtres sur le rue de Yaffo (Photo: Jacques Rom)

Des prêtres sur le rue de Yaffo (Photo: Jacques Rom)

Bien sur, les photos montrent une ville bien différente d’aujourd’hui.
Le quartier de Mamilla, maintenant quartier dynamique et très fréquenté, était alors relégué à l’état de no man’s land envahi de postes de contrôle, de barbelés et de soldats surveillant la frontière entre est et ouest de la ville.

A un moment, Rohm a traversé la frontière vers l’est de la ville, qui était sous l’autorité jordanienne. Wessblei explique qu’à part le vieux Jérusalem, les images montrent que la partie orientale de la ville était plutôt moins peuplée et de nombreuses photos mettent en avant de petit villages et des champs à perte de vue.

Un moulin à blé à Yemin Moshe (Photo: Jacques Rohm)

Un moulin à blé à Yemin Moshe (Photo: Jacques Rohm)

Tonte des moutons (Photo: Jacques Rohm)

Tonte des moutons (Photo: Jacques Rohm)

Les Jordaniens ont accompagné Rohm pour qu’il voit les camps de réfugiés crées après 1948.

Weissblei dit qu’il est évident que Rohm n’avait pas particulièrement de sympathie à l’égard d’Israël en ce qui concerne la question des réfugiés. « Les Nations Unies ont également amené Rohm dans les camps, dans le but de lui montrer la souffrance des Arabes pendant la guerre » dit-il.

« Cependant, les écrits de Rohm démontrent que le nombre de réfugiés qui lui avait été indiqué par les Arabes et les Nations Unis était moindre que celui que les mêmes institutions présentent aujourd’hui ».

D'après Ynetnews

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