Nadine Indik

Je vis aux Etats-Unis à Columbia, passionné depuis de longues années par l'actualité et particulièrement celle d Israël et le monde Juif en général, impliquée à toutes les manifestations culturelles juives de ma région, j'ai souhaité collaborer au magazine Alliance dont je reçois la newsletter depuis de longues années déjà.
J'ai travaillé 5 ans pour le rectorat de Paris , section spécialisée de l'orientation scolaire et professionnelle.
Ma passion est la connaissance du monde juif dans tous le recoins du monde et j'espère vous faire partager cette passion.

Les articles de Nadine Indik

Mémorial pour l'attentat du 11 septembre de New-York... à Jérusalem

Un monument à Jérusalem pour l'attentat des tours Jumelles à New-York le 11 septembre

A jérusalem L'unique monument au Moyen-Orient en mémoire des victimes du 11 septembre tours jumelles. Ce monument a été réalisé avec le métal des tours jumelles

A jérusalem L'unique monument au Moyen-Orient en mémoire des victimes du 11 septembre tours jumelles. Ce monument a été réalisé avec le métal des tours jumelles

 

C'est le seul monument en dehors de celui de New-York qui existe pour temoigner des 3ooo mille personnes qui ont peri dans les tours de new-York du World Trade Center en ce jour  effroyable du 11 septembre 2001.Ce monument se trouve à Jérusalem.

Le site domine le solennellement le plus grand cimetière de Jérusalem, Har HaMenuchot.

Ce  monument  témoigne de la  relation étroite entre les villes de New-York et Jérusalem et également de la résistance de ces deux pays  contre toute forme de barbarie tels que le nazisme et le terrorisme.

Il est d'ailleurs surprenant qu'aucun média français n'ait relayé cette information.
Voici la carte pour vous y rendre : Le site domine le solennellement le plus grand cimetière de Jérusalem, Har HaMenuchot.

pour s'y rendre : monument en Israël en mémoire des victimes du 11 septembre le seul monument au moyen orient

monument en Israël en mémoire des victimes du 11 septembre le seul monument au moyen orient

 

 

 

 

Mémorial 911 à Jérusalem réalisé avec le métal des tours Jumelles de New-York

Mémorial 911 à Jérusalem fabriqué avec le métal des tours Jumelles de New-York

 

 

Le nom de toutes les victimes de l'attentat du 11 septembre et notamment celui de 5 israéliens

Le nom de toutes les victimes de l'attentat du 11 septembre et notamment celui de 5 israéliens

 

 

Drapeaux d'Israël et des Etats-Unis pour le mémorial 9/11

Drapeaux d'Israël et des Etats-Unis pour le mémorial 9/11

 

L'Israélien le plus riche d'Israël 60 milliards de Shekels à son actif

Patrick Draï l'homme le plus riche d'Israël 60 millions de NIS à son actif

 

patrick_drahi_ l'israelien le plus riche d'israel

patrick_drahi_ l'israelien le plus riche d'israel

Il a beau être un Israélien de fraîche date, il les a tous coiffés au poteau. Pour la seconde année consécutive, Patrick Drahi est dans le classement annuel du magazine Forbes l'homme le plus riche d'Israël, avec un patrimoine évalué à 60 milliards de shekels, soit 14 milliards d'euros selon le dernier taux de change. Ce qui le met loin devant le numéro deux de la liste, Eyal Ofer, le magnat du fret maritime et de l'immobilier, qui fut longtemps, avec sa famille, l'homme le plus riche du pays. Et ce n'est pas tout : en un an, l'homme d'affaires franco-israélien a vu sa fortune augmenter de 25 milliards de shekels, près de 5,7 milliards d'euros.

Pourtant, en 2009, lorsqu'il rachète le câblo-opérateur israélien Hot, rien n'est joué. Mais avec sa méthode radicale – réduction des coûts, dégraissage du personnel, et modernisation des objectifs –, il en fait une entreprise qui va révolutionner le quotidien du consommateur israélien avec le « Triple Pay », des offres comprenant l'Internet, la télévision et la téléphonie fixe. Par ailleurs, sur le plan de la téléphonie mobile, avec son concurrent direct, Michael Golan, le créateur et PDG de Golan telecom, il bouscule le marché alors tenu par trois groupes qui faisaient la pluie et le beau temps, et finit par casser les prix. Résultat, aujourd'hui, Hot Mobile affiche plus de 600 000 abonnés.

Le prestige et l'ego

Malgré sa discrétion légendaire – pratiquement pas d'interviews et peu d'apparitions en public –, il a fini par avoir toute sa place dans les grands journaux économiques du pays.

Et pas seulement parce qu'il est l'Israélien le plus riche du pays. Sa deuxième acquisition en quelques mois dans le câble américain, qui fait de sa société Altice le quatrième câblo-opérateur aux États-Unis, a fait les gros titres. Certains parlant même d'une quasi-victoire israélienne. Les experts suivent de près le développement de son empire médiatique en France. Et, dans ce contexte, les médias locaux rendent compte régulièrement de ce qui touche, de près ou de loin, i24news, sa chaîne d'info en français, anglais et arabe – qu'il a créée et finance quasi intégralement, à perte.

Drahi voudrait qu'elle soit diffusée en Israël, ce qui n'est pas le cas en raison de la loi anti-trust qui interdit à un câblo-opérateur de diriger une station de télévision. Il a demandé au Premier ministre Benjamin Netanyahu d'intervenir en sa faveur, jusqu'à présent sans succès. La loi est la loi.

Quelle mission a-t-il confié à I24news ? S'agit-il d'en faire un organe de propagande destiné à changer le discours sur Israël dans les médias, en étant comme ne cesse de l'affirmer son PDG, Franck Melloul, une alternative à Al Jazeera ?

Mais aussi un instrument de défense de la politique israélienne que Netanyahu et son gouvernement pourraient intégrer dans un nouveau bouquet de chaînes en cas de changement de la loi anti-trust, afin de concurrencer les deux grandes chaînes commerciales, 2 et 10, considérées comme trop critiques par le Premier ministre ?

Posséder des médias lui ouvre les portes des politiques

À moins – comme certains l'affirment en Israël – qu'i24news ait été un révélateur pour Drahi. Posséder des médias lui ouvre les portes des politiques.

En avril dernier, Globes, le grand quotidien économique israélien écrivait : « Drahi a plus d'un opposant en Israël et en France… Certains d'entre eux nous ont déclaré que le principal objectif, notamment dans l'acquisition d'un journal en perte de vitesse comme Libération, était le même que beaucoup d'autres magnats des finances qui s'intéressent soudainement au monde des médias : le prestige et l'ego.

Drahi aime ses rencontres fréquentes avec les politiques et les portes que cela lui ouvre… » Et le journal de rapporter cette anecdote : en janvier dernier, à Paris, lors de leur marche contre le terrorisme, les dirigeants présents, y compris monsieur Netanyahu, ont pu voir, sur le parcours, un poster géant faisant la promotion d'i24news. La chaîne israélienne sera-t-elle intégrée au grand pool médias, presse et télé mis sur pied par Drahi en France ?

Fausses notes

Mais le premier des tycoons israéliens fait aussi le buzz avec des fausses notes. La politique de prix bas compensée par des réductions draconiennes des budgets de fonctionnement et de service chez Hot Mobile, ont engendré des licenciements importants qui ont poussé les employés à protester contre leurs salaires et leurs conditions de travail.

Pour les abonnés, cela a surtout signifié un service-client exécrable qui en a fait fuir plus d'un. Mais aujourd'hui, les choses semblent en partie apaisées.

Et puis, en début de semaine, la presse israélienne a révélé que Hot allait verser 320 000 euros à France Télévisions pour la diffusion en 2012 des programmes de France 2, France 3 et France 5. En 2006, le câblodistributeur avait conclu un accord pour la diffusion par abonnement de France 2.

La somme devait couvrir les divers droits d'auteurs des films et programmes de la chaîne française. En 2012, l'accord a été élargi aux autres chaînes de France Télévisions. Le montant va donc couvrir la dette de Hot pour l'année 2012.

Devant les tribunaux, la discussion continue pour 3,1 millions de shekels – plus de 700 000 euros – réclamés par France Télévisions pour les années suivantes.

Drahi investit dans l'immobilier

À la tête des dix Israéliens les plus riches, Patrick Drahi va-t-il finir par privilégier sa résidence à Tel-Aviv à celle de Paris ou Genève ?

Au-delà de son appartement dans une luxueuse tour de la métropole économique et culturelle d'Israël, Patrick Drahi s'est lancé dans l'immobilier en rachetant à un homme d'affaires américain, pour la bagatelle de 130 millions de shekels avant TVA (29 600 000 euros), un site à Tel-Aviv dont certains bâtiments sont classés monuments historiques et donc soumis à la loi sur la préservation du patrimoine.

En revanche, d'autres sont promis à la démolition et devraient être remplacés par un complexe résidentiel, Un projet de 40 à 70 appartements, avec vue sur la « grande bleue ».

Simple diversification ou goût de plus en plus affirmé pour son deuxième pays ? L'an passé, son représentant en Israël, Patrice Giami, confiait au journal Le Monde, à propos de l'itinéraire de son patron : « S'implanter ici était initialement une décision très rationnelle en rapport avec une opportunité industrielle. Puis est venu un intérêt, un attachement beaucoup plus sentimental pour ce pays, son état d'esprit et le projet qu'il incarne… »

 

Source Le Point

Djihad : les vrais fous de Dieu,une centaine d'islamistes inquiètent la police

Une centaine d'islamistes inquiètent la police les vrais fous de Dieu

Une centaine d'islamistes inquiètent la police

Selon l'Intérieur, ces radicaux pourraient basculer dans l'action violente. Parmi eux figurent une trentaine de combattants français revenus de Syrie.
Si l'arrestation d'Alexandre Dhaussy marque un incontestable succès de la police judiciaire de Paris, la polémique enfle sur le suivi par les services de renseignement de ce marginal à la dérive et converti à l'islam. De fait, le jeune homme, qui a avoué avoir frappé au cutter un militaire le 25 mai dernier à la Défense, faisait l'objet d'une note rédigée le 20 février 2013 par la sous-direction de l'information générale (Sdig) des Yvelines où réside ce jeune adepte du mouvement fondamentaliste du Tabligh.


Des musulmans occupent la rue Léon à Paris pour prier (16 octobre 2009)

Mentionnant notamment sa participation à de démonstratives prières de rue aux côtés d'éléments radicaux en 2009, puis son refus en 2011, à la mission d'insertion, de travailler avec des femmes ou encore d'attendre le bus sous le même Abribus qu'elles - ce qui vaudra l'intervention de la police -, la note des ex-Renseignements généraux a été transmise à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, contre-espionnage) qui n'a pas donné de suite particulière. «Ce n'est pas parce que quelqu'un porte la barbe, a fait un voyage de trois jours au Maroc et pratique un islam rigoureux que cela en fait un terro­riste, confie au Figaro Christian Flaesch, patron de la police judiciaire.

Selon l'Intérieur, ces radicaux pourraient basculer dans l'action violente. Parmi eux figurent une trentaine de combattants français revenus de Syrie.

Selon l'Intérieur, ces radicaux pourraient basculer dans l'action violente. Parmi eux figurent une trentaine de combattants français revenus de Syrie.

C'est le genre de raccourci dangereux que nous, policiers, nous refusons à faire. Dès le début de l'affaire de la Défense, nous avons travaillé avec la DCRI, et rien ne laissait entrevoir que l'homme que l'on a arrêté allait passer à l'acte…»

«De toutes les façons, que dirait-on si l'on commençait dans notre République à placer sur écoute tous les types en djellaba qui tiennent des propos radicaux et se massent pour la prière du vendredi? s'interroge un officier du renseignement.

D'ailleurs, aurait-on les moyens de le faire?» De fait, l'agresseur de la Défense est loin d'être un cas isolé.
Entre janvier et avril dernier, la nouvelle cellule de coordination de la Sdig, qui centralise des signalements recueillis par les services de police et de gendarmerie à travers le pays, a brassé pas moins de 500 notes concernant des individus dont les trajectoires religieuses ont soudain mis les voyants au rouge. Ce qui correspond à 40 % de sa production, qui s'établit selon nos informations à 1 100 notes en tous genres traitées dans la même période.

«Dès qu'un inspecteur d'académie, un maire ou correspondant de mission locale remarque une bizarrerie, une brutale rupture familiale ou une modification substantielle du comportement manifestement inspirée par une conception intégriste de la religion, les services écrivent et analysent», note un préfet. Sous la houlette d'un commissaire, une demi-douzaine d'officiers à Paris, relayés par deux homologues dans chacune des zones de défense à Lille, Metz ou Marseille, les «tuyaux» sont transmis aux correspondants de la DCRI.

Ceux-là ne donnent une suite au dossier que si l'un des noms mentionnés figure dans leur fichier «secret-défense» Cristina, où sont recensées toutes les données sur les djihadistes convaincus, les apôtres de la haine contre les Juifs et l'Occident, les illuminés considérant l'attentat comme un moyen faire progresser la «cause» religieuse. «Des échanges périodiques, organisés et hiérarchisés irriguent tant l'information générale que le renseignement intérieur.

Plus que jamais, les services doivent apprendre à partager l'information tout en protégeant leurs sources, martèle-t-on au ministère de l'Intérieur. On ne peut mobiliser vingt policiers par jour sur un objectif qui n'aurait pas de liens tangibles avec des individus ayant basculé idéologiquement dans la doctrine d'al-Qaida.»

En clair, la DCRI concentre ses moyens sur sa «mission prioritaire» qui, rappelle la Place Beauvau, consiste à pister des «islamistes djihadistes soutenant le recours à la violence, se reconnaissant dans la mouvance djihadiste incarnée par al-Qaida, actifs dans le domaine du cyberdjihadisme ou s'inscrivant dans les filières de combat à l'étranger». Au total, plus d'une centaine de cibles évoluent actuellement sur les écrans radars du contre-espionnage. Parmi eux figurent une trentaine de combattants français revenus de Syrie, placés depuis lors sous surveillance. Avec comme impérieux objectif de les intercepter avant qu'ils ne commettent l'indicible.

Source Le Figaro

Un avocat arabe défend les femmes ultra-orthodoxes juives en Israël !

Avocat arabe il défend les femmes ultra orthodoxes juives en Israël

Hamam Hlehe, l'avocat arabe, musulman, israélien et féministe

Cet avocat d’origine arabe s'est fait une place de maître dans les tribunaux rabbiniques où il défend surtout des femmes ultra-orthodoxes qui veulent divorcer. La chaine israélienne i24 lui a consacré un reportage. Portrait d'un féministe étonnant.

Depuis 19 ans, Hamam Hlehel, avocat arabe israélien, plaide sans kippa dans les tribunaux religieux pour défendre ses clientes juives. Un « cas unique », selon la chaîne d'information en continu israélienne i24 qui relate son histoire. Et si le tribunal s'était spécialement réuni le premier jour pour savoir s'il devait se couvrir la tête, il a depuis réussi à se forger une place de marque auprès des yadin yadin, les juges religieux.

Parlant l’arabe, l'hébreu, l'anglais, le grec et un peu de russe, l'avocat qui vient de Gallilée et qui a toujours eu la nationalité israélienne s'est très vite spécialisé dans la défense des femmes et tout particulièrement des juives ultra-orthodoxes (qui représentent 40% de ses clientes). « J’ai gagné la plupart des mes dossiers.

J’ai une compréhension approfondie de la loi et je travaille dur pour me préparer. Les juges ont une telle confiance en moi qu’ils me confient des tâches spéciales telles que des arbitrages.», dit-il dans l'interview à la chaine israélienne. Réglant la plupart du temps des affaires de divorces, l’homme de loi se dit fier d’être féministe et donne des conférences pour le ministère israélien de la Santé sur les violences conjugales. Et s'il est aujourd'hui très respecté, son parcours n'est pas exempt de tensions.

Avocat arabe il défend les femmes ultra orthodoxes juives en Israël

Avocat arabe il défend les femmes ultra orthodoxes juives en Israël

Au début de sa carrière à Safed (au nord d'Israël), l’avocat défendait une femme juive dont le mari était accusé de violences conjugales. Lorsque ce dernier a su qu’elle avait choisi un avocat d’origine arabe, le mari a laissé exploser sa colère. « Il a fait irruption devant les juges, demandant comment il était possible qu’un Arabe soit autorisé à pénétrer dans un tribunal rabbinique. La cour n'a pas accepté son objection.

Chaque fois qu'il me rencontrait, il proférait des menaces graves à mon encontre. Je pensais qu’il allait se calmer et je n’ai pas déposé de plainte. Cela m’a coûté très cher par la suite ». Quelques jours plus tard l’homme s’en prenait à son ex-femme. Après lui avoir demandé si elle était bien « la femme de l’avocat Hamam », il lui a administré des coups de pieds dans l’estomac provoquant une fausse couche.

Respecter les autres, quelle que soit leur origine

Son action n'est pas toujours bien comprise par ses amis palestiniens non plus. Mais l'avocat n'en démord pas, revendiquant tout à la fois son identité arabe et son soutien aux femmes, à toutes les femmes. Lui s'est depuis re-marié avec une Ukrainienne, « une femme exceptionnelle».

Sa fille va à l'école juive religieuse, mais se sent également musulmane. Et dans ce qui apparait si exceptionnel et fragile, lui voit une continuité simple : « Mon père était un enseignant et il nous a appris à respecter les autres, quelle que soit leur origine. ».

Source Figaro

Responsabilité des alliés occidentaux dans l'ampleur de la Shoa à ce jour

Le rôle des alliés occidentaux pendant la shoa

RESPONSABILITÉ DES ALLIÉS OCCIDENTAUX DANS L’AMPLEUR DE LA SHOAH
Mesdames et Messieurs,
Tout le monde connait la responsabilité des nazis dans l’exécution de la Shoah et il est temps maintenant, en particulier depuis que l’OSS et le MI-6 ont commencé à divulguer leurs dossiers secrets depuis environ le début des années 2000, de prendre la mesure de la responsabilité des Alliés occidentaux dans l’ampleur de la Shoah.

Un piège anti-juif fut organisé avant la guerre par les pays les plus civilisés qui facilita sensiblement la réalisation de la Shoah comme nous allons l’expliquer.
Les pogroms de l’Empire russe à la fin du XIXème siècle ont entrainé la fuite de près de 2,5 millions de Juifs pour la plupart vers les États-Unis et pour quelques-uns en Palestine et au Royaume-Uni (150 000).

De nouveaux pogroms eurent lieu à partir de 1903 et pour éviter l’arrivée d’autres réfugiés juifs au Royaume-Uni, le premier ministre Arthur Balfour fit voter « l’Aliens Act » (loi sur les étrangers) le 18 Avril 1905.

Balfour fut le chef du Parti conservateur et inaugura en 1912 le premier congrès sur l’eugénisme à Londres qui mettait à l’honneur les idées de Francis Galton contre toute immigration. Balfour n’est malheureusement connu que pour avoir exprimé en 1917 l’accord du gouvernement britannique dans lequel il n’était que ministre des Affaires étrangères, pour créer un foyer juif en Palestine.

Les États-Unis fermèrent également leurs frontières par la « loi sur les quotas d’urgence » de 1921 renforcée en 1924 par la Loi sur l’immigration (Johnson-Reed Act).

La race supérieure Aryenne fut un concept créé par le français Arthur de Gobineau et introduit en Allemagne par Ludwig Schemann. Le gendre de Richard Wagner l’Anglais Houston Stewart Chamberlain écrivit que la race Aryenne de Gobineau était la race allemande. Ses idées furent adoptées par Hitler dans « Mein Kampf » et l’opinion de Hitler sur les Juifs exprimée en 1925 rendait très prévisible le risque d’extermination s’il prenait le pouvoir comme cela arriva en 1933.

Les lois anti-juives de 1935 en Allemagne et l’annexion de l’Autriche en 1938 déclenchèrent la fuite de nombreux Juifs. Afin de contrôler ce flux de réfugiés le président Roosevelt organisa la désastreuse Conférence d’Évian en 1938, qui ferma le piège anti-juif.

30 pays étaient présents et 29 d’entre eux refusèrent d’accueillir les réfugiés juifs. Parmi eux, nous pouvons mentionner le Canada, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ; seule la petite République Dominicaine accepta d’accueillir des réfugiés juifs.

Le Royaume-Uni réduisit substantiellement l’immigration des juifs en Palestine en contradiction avec l’objectif de son mandat de 1922 et prit ainsi une lourde responsabilité dans l’ampleur de la Shoah. Les États-Unis et le Canada se comportèrent honteusement en 1939 en obligeant le navire St Louis à revenir en Europe avec ses réfugiés juifs allemands.

La Shoah commença avec l’invasion de l’URSS en Juin 1941 au cours de laquelle les « Einsatzgruppen » exécutèrent par balles 1,1 million de Juifs au cours des 6 derniers mois de l’année. Le Royaume-Uni et les États-Unis étaient au courant du déclenchement de la Shoah.
Les services secrets britanniques purent déchiffrer immédiatement les messages codés allemands avec la machine Enigma grâce au travail de mathématiciens polonais qui réussirent avant la guerre à décoder les messages allemands.

Les Britanniques furent informés de l’extermination réalisée par les Einsatzgruppen et donc du début de la Shoah et interceptèrent par la suite les messages statistiques d’extermination envoyés de Dachau, Buchenwald, Auschwitz et de sept autres camps.

Parmi les documents déchiffrés on doit noter le mémorandum de la conversation entre Hitler et le Grand Mufti de Jérusalem, le 28 Novembre 1941. Hitler y expliquait que le but de l’Allemagne était l’extermination des Juifs en Europe et il utilisa pour cela le mot allemand « Vernichtung » (destruction) qui est sans ambiguïté

Les Britanniques et les Américains considéraient que l’extermination des Juifs se terminerait avec la victoire sur l’Allemagne sans tenir compte de l’effet du taux élevé d’extermination sur une petite population. Ils étaient donc indifférents au sort des Juifs.

Aux États-Unis, les services de renseignement étaient le COI à partir de 1941, qui était au courant des meurtres de masse depuis août 1941 puis l’OSS à partir de 1942 qui devint la CIA après la guerre. Abraham Duker et Charles Irving Dwork tous deux membres de l’OSS firent un dossier sur la Shoah à mesure de son exécution.

Ce dossier appelé « Duker-Dwork Collection » se trouve dans les Archives nationales des États-Unis. Duker et Dwork furent choqués par le manque d’intérêt de l’OSS pour la Shoah, mais étant tous deux Juifs, ils craignaient d’être accusés de porter aux Juifs une trop grande attention.
Au début d’août 1942, Gerhart Riegner représentant du Congrès juif mondial à Genève, envoya par câble aux gouvernements britannique et américain des informations sur la Shoah suivies par un rapport de 30 pages.

Une enquête fut demandée sur ce rapport par Sumner Welles, un conseiller du président Roosevelt, qui confirma l’exactitude du rapport.
Une conférence de presse sur la Shoah eu lieu à Washington en Novembre 1942. Malheureusement, la presse occidentale ne montra pas d’intérêt particulier. Au contraire Robert Borden Rams membre du Département d’État se plaignit que cette conférence de presse fut préjudiciable à la cible principale : la « Victoire sur l’Allemagne ».

En Octobre 1942 Jan Karski un résistant polonais travaillant pour le gouvernement polonais en exil, recueillit des informations sur l’extermination des juifs en Pologne afin de les transmettre aux alliés occidentaux. En 1943, il transmit l’information à de nombreuses personnalités au Royaume-Uni et au États-Unis et en particulier au ministre des Affaires étrangères britannique Anthony Eden et directement au président Roosevelt.

En France le maréchal Pétain signa un armistice en Juin 1940 qui facilita l’offensive allemande. La France fournit annuellement environ 50% de son PIB à l’Allemagne et garantit la paix sur son territoire permettant ainsi de déployer plus de troupes allemandes sur d’autres fronts. Le soutien important de la France à l’Allemagne permit l’extension de la guerre causant la perte de millions de vies.

L’attitude horrible de la Grande Bretagne fut illustrée en 1942 par l’interdiction faite au navire Struma d’accoster la Palestine entrainant son naufrage avec ses 769 réfugiés. En Novembre 1947, le Royaume-Uni s’abstint de voter pour la partition de la Palestine et, en mai 1948, le général britannique John Bagot Glubb commandant les troupes jordaniennes attaqua violemment Israël.

Les Américains libérèrent l’Algérie en Novembre 1942, mais laissèrent au pouvoir d’anciens dirigeants pétainistes permettant ainsi au général Giraud de présenter un décret empêchant les Juifs de recouvrer la nationalité française confisquée en 1941.

Heureusement le général De Gaulle se débarrassa de Giraud et René Cassin pu rendre la citoyenneté française aux Juifs. Les Américains ne délivrèrent pas non plus les soldats juifs confinés par ordre du maréchal Pétain dans le camp de travail appelé Camp Bedeau dans le sud oranais.

En 1947, les États-Unis votèrent pour la création d’un État juif, mais imposèrent un embargo sur toutes les armes à Israël. Il semble donc qu’à cette époque le Royaume-Uni et les États-Unis ne craignaient pas de provoquer une seconde Shoah en Palestine. De 1947 à 1949 la plupart des armes furent fournies à Israël par le gouvernement tchécoslovaque.

En conclusion les alliés occidentaux négligèrent volontairement le sort des Juifs pour prétendre se concentrer sur la guerre contre l’Allemagne, mais paradoxalement, ils ne jouèrent pas un rôle majeur dans cette guerre en Europe. Les chiffres et les faits montrent que l’Allemagne fut vaincue par l’Armée rouge comme cela est symbolisé par le Monument de la Victoire inauguré en 2012 en Israël.

Les victimes de la guerre dans le camp des alliés en Europe et celles de la Shoah s’élevèrent à 37 millions de personnes dont environ 26 millions de civils et de soldats de l’URSS et de 6 millions de Juifs qui représentèrent ensemble 86,5% des victimes du camp allié en Europe.

Les pertes des troupes américaines et britanniques en Europe ne représentèrent que 5,5% des pertes totales des armées alliées, comparativement à 88% pour l’armée Rouge.
L’Holocauste et l’antisémitisme européen vidèrent l’Europe de sa population juive de 12,1 millions en 1880 à 1,5 million en 2010. Ce processus se poursuit encore aujourd’hui avec l’antisémitisme islamiste.
Merci de votre attention.
Didier Bertin – 2 Juillet 2015

Didier Bertin
Didier est de formation franco-américaine : Paris -Dauphine, CFA USA et UK. Il a 35 ans d'expérience des affaires internationales …
Discours d’introduction de Didier BERTIN – Traduction de l’anglais

Livre juif : L'éducation d'un enfant caché

enfant-caché pendant la shoa

Edith Mayer Cord qui vit actuellement a Columbia Maryland aux USA a ecrit un livre magnifique sur sa jeunesse pendand la Shoah et l'importance de l'education qui lui a ete necessaire pour survivre a la terreur sous le regime Nazie .

.J'ai lu des centaines de livres sur la vie des francais sous l'occupation nazie mais celui-ci donne une vision des choses a travers le regard et la vie d'une enfant juive et ce que c'était ,pour elle, de survivre au quotidien en France avec ses parents .
Il faut le lire ;  c'est une page d'histoire de France et des Français pendant la seconde guerre mondiale.

Pas de haine, pas de sentimentalite, pas une plainte mais le recit de tous les jours d'une vie privee de tout et la force incroyable d'une adolescente pour vivre dignement malgre toutes les epreuves . La police francaise a envoyé son père et son frère a Austwitz.

Edith Mayer Cord raconte aussi l'histoire de ces groupes clandestins juifs qui ont été exceptionnels face au danger mortel du nazisme et face aux milices francaises monstrueuses et collaboratrices.

On parle souvent de la résistance francaise mais pas de ce courage incroyable de ces juifs face a la mort qui n'ont pas hésité à  sauver des centaines d'enfants.

Avec l'ouvrage d'Edith Mayer Cord nous rendons un humble hommage aussi à tous ces résistants et groupes juifs qui se sont battus contre la terreur pour sauver des centaines d'enfants juifs.

Nadine Gabbai Indyk