Laurent Bartoleschi

Je m'appelle Laurent Bartoleschi, actuellement attaché de production à Radio France International( RFI).
J'ai connu Alliance en 2009, tardivement donc, d'où j'avais proposé à Mme la Présidente-Claudine Douillet, de rédiger quelques articles cinéma. Chose établie puisque jusqu'à aujourd'hui, après en avoir réalisé plusieurs, de couvrir les festivals de Cannes et de Deauville, ainsi que maintes interviews, je suis reconnu par les professionnels de la profession, étant donné qu'ils me délivrent chaque année, depuis 2010, ma carte de critique. Une belle reconnaissance, à vrai dire. Merci à toute l'équipe d'Alliance, en espérant que cette collaboration ne soit qu'un début.

Les articles de Laurent Bartoleschi

La nouvelle comédie des Coen Bro : Serious Man

serious1.jpgAprès le thriller ô combien sulfureux No country for old men et la comédie déjantée Burn after reading, les frères Coen reviennent pour notre plus grand plaisir. Pour leur 13ème film, ils ont préféré se diriger vèrs la comédie amère chère à leur filmographie. Serious Man retrace l'histoire d'un simple professeur juif, Larry Gopnik qui se retrouve en pleine crise existentielle. Sa vie se voit d'un seul coup toute chamboulée avec le départ inattendu de sa femme Judith, un frère un peu trop profiteur, Danny, son fils, rencontre des problèmes de discipline à l'école juive, et sa fille Sarah, n'hésite pas à dépouiller son portefeuille afin de se faire refaire le nez. Ajoutons à tout cela, une voisine qui ne va pas tarder à lui faire tourner la tête. Luttant, désespérément pour trouver l'équilibre parfait, Larry essaiera de trouver une réponse, La réponse, auprès de trois imminents rabbins.

Ce qui ne sera pas évidemment une mince affaire!  "Accepte avec simplicité ce qui t'arrive", ceserious4.jpg n'est pas un hasard si le film s'ouvre sur cet adage de Rachi. Cette excellente satire de la communauté juive des années 60 et librement inspirée des souvenirs d’enfance des frères, est à la fois drôle, intelligente et comme toujours superbement mise en scène (retenons la séquence de la bar mitzvah).Les dialogues sont suffisamment percutants pour retenir l'attention. Serious Man frappe une nouvelle fois un grand coup, avec cette fois ci, une profondeur philosophique (le prologue faisant référence au Dibbouk, reste un must), digne de leurs premiers films. Enfin, contrairement à leurs habitudes Joel et Ethan Coen ont choisi la carte de la discrétion, où coté distribution on ne retrouve pas la moindre star; ce qui n'empêche pas le moindre d'affirmer que Serious Man devient un de leurs chefs d'œuvre. Merci!    

Laurent Bartoleschi

Les Derniers Jours de Stefan Zweig, de Laurent Seksik

DZweig.jpgLes Derniers Jours de Stefan Zweig, de Laurent Seksik, Flammarion, 188 p., 17 euros.

24 semaines de la vie de Zweig

Le 22 février 1942, à Pétropolis, Stefan Zweig mettait fin à ses jours, entraînant avec lui sa femme, Lotte («J'irai avec vous jusqu'en enfer», lui avait-elle assuré : elle tint parole). Un geste désespéré mais réfléchi : Kleist, qu'il admirait tant, en avait fait autant et il considérait son geste comme «un chef-d'œuvre».

Bien sûr, d'autres désespérés l'avaient pourtant incité à continuer à écrire des livres qui ne seraient pas la proie des flammes hitlériennes. Bernanos, rencontré quelques semaines avant et avec qui - Sébastien Lapaque l'a bien montré dans Sous le soleil de l'exil : Georges Bernanos au Brésil 1938-1945 - il partageait un même esprit fait de nostalgie, de goût pour la solitude et d'un refus de la médiocrité : «Le monde a besoin d'entendre votre voix», dit le fougueux écrivain chrétien à son ami juif, incurable pessimiste. En vain. Dans un livre audacieux d'une délicatesse, d'une pudeur et d'une finesse infinies, Laurent Seksik prétend dire ce que furent les six derniers mois de l'auteur autrichien.

Ses angoisses, ses souffrances, son chagrin ; la jalousie lucide de Lotte ; sa (re)découverte de Montaigne, qui, comme lui, vivait dans un monde devenu fou furieux, comme lui fuit sa patrie et comme lui erra avec la même crainte de se trahir. Ce roman aux allures de récit est une merveille qui enchantera tous les adorateurs de Zweig. Cela devrait faire du monde.

Les Derniers Jours de Stefan Zweig, de Laurent Seksik, Flammarion, 188 p., 17 euros.

Interview Exclusive de Samuel Maoz pour Lebanon

leb11.jpg48 ans, premier film et Lion d'or à la dernière Mostra de Venise, il s'agit de son véritable premier long métrage alors qu'il avait déjà tourné au paravent des publicités, divers documentaires, dont un pour Arte "Total Eclipse". Samuel Maoz montre dans Lebanon la guerre du Liban, en 1982, avec un regard singulier, celui de soldats israéliens enfermés dans un tank, au cœur de l'horreur.

Sortie en salles le 3 février 2010.

Laurent Bartoleschi: Votre film a pour particularité de se dérouler exclusivement à l'intérieur d'un tank, un peu comme le célèbre film de guerre Das Boot de Wolfgang Petersen. Comment s'est déroulé le tournage?

Samuel Maoz:
Déjà je voudrais dire que j'ai découvert le film Das Boot bien après avoir réaliséleb1.jpg Lebanon. Je vais peut être vous décevoir, mais ce sentiment, effectivement d'un lieu claustrophobe, est l'illusion du cinéma: l'espace où nous tournions était plus grand c'est pour cette raison que je me suis concentré sur les détails qui donnent cette sensation d'espace restreint. En revanche, la façon dont j'ai préparé les acteurs, il y avait vraiment une atmosphère claustrophobique, je les avais placés dans des lieux extrêmes et très chauds pour nourrir leur jeu.

L.B: C'est tellement obscur, tellement sale, qu'on a l'impression de partager l'atmosphère avec les comédiens.

S.M: Bien sur cette sensation de saleté est très importante mais c'est un tout la claustrophobie, l'obscurité, la chaleur, la saleté; en parlant avec mon chef décorateur, je voulais créer cette saleté à tel point que l'on puisse la sentir, presque la gouter!

leb2.jpgL.B: On dirait presqu'un bel hommage aux différents films de guerre: la folie dans Apocalypse Now, la bavure avec Né un 4 juillet, et bien sur Full Metal Jacket et les "machines" de guerre.

S.M: Je ne sais pas si le terme hommage soit le terme juste, mais vous savez bien que l'on écrit des livres à partir de livres qu'on a lus… Cependant vous parliez d'Apocalypse Now qui est pour moi un véritable film référence: je crois que là où réside la force de ce chef d'œuvre, c'est que le public a vu ici une image de la guerre à laquelle il ne s'attendait absolument pas, parce qu'il y avait une réalité, un imaginaire extraordinaire, alors que d'habitude, la guerre représentait des américains qui tuaient des allemands, le héros mourait de manière magistral, on avait même l'impression que le sang coulait de façon sexy, etc.

Et là soudain, on avait une vision de jamais vu! Sinon, effectivement on retrouve dans Lebanon, la Folie d'un film tel que celui de Coppola, mais aussi des films pas forcement de guerre comme ceux de Tarkovski, ou encore Alain Resnais; lorsque je me plonge dans l'écriture, je visionne en préambule un de leurs films, non pas tant au sujet lui-même, mais parce qu'ils dégagent tout simplement quelque chose. Ils m'influencent la manière dans laquelle je vais travailler.

L.B: Avec ce viseur du tank, le fait de regarder les blessés, les morts, les futurs morts, ne trouvez vous pas que le spectateur devient tout comme l'acteur une sorte de voyeur?

S.M: On ne peut pas parler directement de voyeurisme dans le sens pornographique parce que lorsque vous êtes dans le tank, on ne se contrôle pas, on ne peut que voir. Aussi, il n'y a pas de plaisir voyeuriste en quelque sorte parce qu'il n'y a pas de choix. Si l'on ne regarde pas, on meurt! Tout ce qui est à l'extérieur, dans le film, n'est pas très clair, on ne voit que des morceaux de la "réalité", donc l'acte de regarder est un acte vital. Le voyeurisme est bien souvent accès sur le fantasme contrairement à ici on l'on est bien ancré dans la réalité qui est la guerre, la Vérité.

L.B: Lebanon se déroule durant la guerre du Liban de 1982 à l'intérieur d'un char; finalement cela aurait pu être n'importe quelle autre guerre, non?

S.M: J'ai appelé le film Lebanon, parce que c'était ma guerre et évidemment cela aurait pu être n'importe laquelle, il n'y a rien de locale dans ce film. Justement, il y a comme un message universel, il pourrait se dérouler dans n'importe quel pays, n'importe quel période. Je voulais parler avant tout de ma génération qui avait vécu cette guerre là. D'ailleurs ce qui était intéressant au Festival de New York où j'ai présenté mon film, réside dans le fait que des marines qui avaient fait la Guerre du Vietnam, étaient venus me rencontrer pour me dire à quel point ils avaient ressenti la même chose. Ainsi, Lebanon n'est pas un film de jungle, ou même du Liban, mais d'universalité; j'avais peur au début que l'on pense à quelque chose de local, de précis et de géographique. C'est le Liban de tout le monde.

Laurent Bartoleschi

Proposition de loi sur la burqa : Jean-François Copé agace l'UMP

burqak.jpgLe chef de file des députés UMP, Jean-François Copé, est de plus en plus attaqué par ses camarades de l'UMP. Alors que le parti majoritaire s'oriente vers une résolution non contraignante contre le voile intégral, le maire de Meaux doit déposer, dans les prochains jours, une proposition de loi destinée à faire interdire la burqa dans l'espace public. Une initiative prise le 22 décembre qui lui a aussitôt valu un rappel à l'ordre du président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer. Depuis, ce dernier ne cesse de répéter que la démarche est prématurée. Il faut dire que Jean-François Copé n'a même pas jugé bon d'attendre les conclusions de la mission parlementaire sur le port du voile islamique intégral pour l'engager.

Une démarche que le secrétaire d'État à l'emploi, Laurent Wauquiez, a très sévèrement jugée mardi. Pour lui, il s'agit là d'une "opération de promotion personnelle". Que "le président du groupe UMP, qui défend le parlement" et prône même "un hyperParlement", laisse oeuvrer la mission ad hoc au Parlement, "qui est en train de faire les choses", a-t-il lâché sur RTL. Le voile intégral, "ce n'est pas un petit sujet, ce n'est pas le sujet majeur non plus. (...) Essayons d'avoir une position qui dépasse les clivages politiques", a ajouté le ministre, mettant en garde contre une loi déposée "dans la hâte... à la va-vite". Un brin moins virulent, le porte-parole adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, a également ouvert le feu sur les ondes de Radio Classique. "Peut-être le texte de Jean-François Copé sera-t-il utile, mais il aurait dû, très sincèrement, attendre les conclusions de la mission Gérin avant de lancer cette opération", a-t-il estimé.

Le patron des députés UMP se la joue-t-il trop perso ? Pour Paillé, "la réponse est oui. C'est une évidence, aujourd'hui". Contacté par lepoint.fr, le principal intéressé n'a, à cette heure, pas réagi.

Interview exclusive d'Oren Peli pourParanormal Activity

orenpeli.JPGD'origine israélienne, Oren Peli, a abandonné l'école à 16 ans, pour monter sa propre entreprise de logiciels. En 2006,à 36ans, il décide de réaliser un film à petit budget Porté par le bouche à oreille et un marketing ingénieux, le film d'horreur Paranormal Activity, au budget minuscule de 11.000 dollars, est devenu le phénomène de l'automne au box-office américain, rappelant le destin exceptionnel du "Projet Blair Witch" il y a dix ans. Pour son premier long-métrage, Paranormal Activity a déjà rapporté plus de 37 millions aux Etats-Unis. L'histoire est d'une simplicité désarmante mais d'une efficacité redoutable: un jeune couple d'Américains, effrayés par les bruits nocturnes dans leur maison, décident de laisser tourner une caméra pendant leur sommeil pour surprendre une éventuelle "activité paranormale".

Laurent Bartoleschi: Pourquoi avoir décidé de quitter votre pays natal Israël pour le pays de l'Oncle Sam?

Oren Peli: Quand j'avais 11ans mes parents m'ont emmené en voyage aux Etats Unis; dès que j'y suis arrivé, je m'y suis tout de suite senti chez moi. Plus tard vers l'âge de 19ans, travaillant dans l'informatique, les leaders le plus avancé dans ce domaine étaient bel et bien les Etats Unis: je suis venu poursuivre le rêve américain.

L.B: Selon vous, pourquoi n'y a-t-il pas de films d'horreur et, ou de films fantastiques dans un pays tel qu'Israël?

O.P:
J'entends dire régulièrement que les israéliens sont très stressés par leur quotidien; aussi, lorsqu'ils se rendent au cinéma, le seul mot d'ordre c'est le divertissement avec des comédies, des films romantiques et non pas des films qui les stresseraient encore plus.
C'est ce que j'ai entendu, de part la voix de ma famille.

L.B: Quelle serait la part autobiographique dans votre film Paranormal Activity?

O.P: Ayant toujours habité que dans des petits meublés, on a trouvé ma copine et moi une maison géniale rapport qualité / prix; c'est d'ailleurs, celle que vous voyez dans le film, d'où le para.jpgmoindre coût, en partie. Et tenez vous bien, durant certaines nuits, on se rendait compte, que cette demeure était inquiétante: on entendait des objets tomber des étagères. Ces divers incidents nocturnes avaient lieu durant plusieurs jours! De plus que ma copine se sentait, tout comme Katie, l'héroïne du film, hantée par une énergie plus qu'anormale! D.ieu merci cela n'est rien comparé aux événements du film.

L.B: L'originalité du film ne provient pas de son sujet, la maison hantée, mais de l'utilisation prononcée de la technique.

O.P: Oui, il y a eu beaucoup de films sur les démons et les maisons hantées auparavant, comme Amytiville, la maison du diable ou encore récemment Les Autres. C'est la première fois que le film est montré de manière subjective où l'acteur principal devient l'auteur puisque c'est lui qui porte la caméra. Sans oublier l'utilisation du time code. C'est en cela qu'il est original et unique.

L.B: C'est un compliment de comparer votre film au projet Blair Witch et comme ce dernier vous arrivez à faire peur avec peu de moyens (le film a coûté 11 000 $, ndlr)?

O.P: Je prends ça pour un compliment bien sûr, d'autant plus que j'ai adoré ce film, d'ailleurs il m'a beaucoup inspiré, et comme vous le savez il a eu énormément de succès : Ce que je souhaite pour Paranormal Activity. Et concernant le peu de moyens, il faut savoir que notre imagination est présente pour combler les vides.

L.B: La réaction du public peut-elle varier suivant le pays?

O.P: En effet, peut-être, on le verra d'ailleurs très prochainement. Néanmoins, les thèmes principaux sur lesquels reposent le film, comme nos peurs sur les choses qui se déroulent pendant notre sommeil sont universels et chacun peut s'y identifier.

L.B: Pouvez-nous rappeler le contexte avec Steven Spielberg et l'avez-vous rencontré?

O.P:
Dreamworks avait acheté le film et voulait en faire un remake, le tourner à nouveau sous ma direction. Ils l'ont montré à plusieurs publics représentatifs (tests screening), et cela a conquis l'audience, à tel point qu'ils ont abandonné l'idée de remake pour mettre à l'affiche la version originale. Enfin, il a été montré à Steven Spielberg pour qu'il puisse donner son propre avis; il a eu si peur qu'il a dû arrêter la projection à la moitié pour ne la reprendre que le lendemain en pleine journée. Après cela, il a dit qu'il avait adoré et c'est ainsi que le studio m'a pleinement soutenu.

C'était lors d'un déjeuner que j'ai rencontré le réalisateur des Dents de la Mer, ce fut une expérience fabuleuse de m'entretenir avec mon idole. Il a été très authentique, très accessible, il est si cool qu'il vous fait presque oublier que vous êtes entrain de parler de Steven Spielberg.

Laurent Bartoleschi

(Remerciements à David Nizard)

Scooby doo à l'Olympia

scoob.jpgScooby doo et les pirates fantômes, jusqu'au 10 janvier, puis du 20 au 24fevrier à l'Olympia, 28 bd des capucines, Paris 9°. Réservations 0892 68 36 22.

Qui l'eu crut qu'un jour on le verrait en chair et en os (ou nonosse, devrais je dire)! Apres le dessin animé culte de chez Hanna Barbera et sa récente version cinématographique, Warner Bros et JMD Prod. ont l'honneur de vous annoncer les Aventures de Scooby Doo au théâtre! Et pas n'importe lequel s'il vous plait. Le Scooby Gang "se fait l'Olympia", sous le titre Scooby Doo et les pirates fantômes. Que les spécialistes du Groupe Mystère et compagnie se rassurent tout le monde est là: de Vera avec sa coupe à la Mireille Mathieu en passant par Fred et Daphné aux brushing plus que parfait sans oublier bien sûr le fidèle ami du chien, Sammy (interprété par un Arnaud Gidoin, qui a l'air de s'amuser comme un gosse), quant à Scooby lui-même est joué par plusieurs comédiens! 

En tout cas les différents personnages se laissent déborder d'énergie pour notre plus grand plaisir. Mais que serait  Scooby Doo sans son élément fondamental : l'intrigue? Rien. La mise en scène demeure soignée et stylisée. Bref, la pièce respecte en tout point le dessin animé que ce soit les costumes très Pop  et surtout les décors aux couleurs ultras flashy. De plus pendant plus d'une heure et demi, ça chante, ça danse (il y a même un petit hommage au Thriller de Michael Jackson), et nous, public, on se laisse entrainé par ces rythmes…endiablés.  

Que ce soit pour les plus petits (à partir de 5ans), pour leurs parents voire leurs grands parents, que ce soit pour les fans inconditionnés ou pour les novices du chien détective, une seule chose à dire Scooby, dooby, doooooo !!!

Scooby doo et les pirates fantômes, jusqu'au 10 janvier, puis du 20 au 24 fevrier à l'Olympia, 28 bd des capucines, Paris 9°. Réservations 0892 68 36 22.


Laurent Bartoleschi

Il y en a pour tout les goûts...

suiv1.jpgImaginez un cours instant ce casting atypique, Pierre Arditi, Jane Birkin, Mathilda May, Elie Chouraqui ou encore Bernard Pivot, Edouard Baer, Fréderic Beigbeder, ouf la liste serait trop longue.

En effet, pas moins de 100 personnalités venues de tout bord, que ce soit de la musique, du cinéma, de la littérature, du monde intellectuel sont présents sur ce DVD (disponible aux Editions Montparnasse), pour nous faire partager aussi bien avec émotion qu'avec générosité, des œuvres majeures de l'art moderne et contemporain.
Aussi, c'est un grand plaisir de voir l'analyse faite par Marc Levy des "Mariés de la Tour Eiffel" de Marc Chagall; Carla Bruni ou Michel Jonasz s'arrêtant devant les compositions de Magritte. Y aurait-il un rapport entre ces 100 artistes et ces 100 œuvres? Jugez plutôt: n'est pas un hasard si Claudie Heigneré choisit une toile de Kandinski "Bleu du Ciel"! Alors rendez vous tous au Centre Pompidou grâce à ce DVD disponible aux Editions Montparnasse afin de (re)découvrir ces chefs d'œuvre de notre patrimoine où une minute trente est accordée par artiste.

Un film qui a bien plu la rédaction lors de sa sortie en salle et dont on vous conseille vivement detel2.jpg vous procurer le DVD qui vient de paraitre chez Pathé Vidéo, je veux parler évidemment de Tellement Proches. Apres avoir créer la surprise avec Nos Jours Heureux en 2006 et l'ambiance des colos d'antan, les réalisateurs Eric Toledano et Olivier Nakache ont réussi à tailler une belle comédie, plus adulte, sur mesure. Ils ont véritablement le sens du détail: cela se ressent lors du diner du début du film qui monte, qui monte laissant présager une réelle situation de crise familiale; elle va prendre des proportions vaudevillesques.

Le rythme des scènes cocasses s'enchainent digne d'une comédie à l'italienne (d'ailleurs retrouvez l'interview des réalisateurs, où ils nous parlent justement de leur référence). Les acteurs sont impeccables, de Vincent Elbaz à François X.Demaison en passant par une Isabelle Carré (loin de son registre habituel). Mention spéciale toutefois aux talentueux Omar Sy et Audrey Dana qui nous offrent un jeu exceptionnel! Côté bonus, le DVD est tellement plein (un vrai making of, des scènes inédites, un commentaire audio comme on l'aime, etc.) A déguster en famille… ou pas!

SHA.jpgAu début des années 80, Burt Reynolds était une grande star: un beau lot de film à son actif figurait au Box Office Américain: de Cannonball à Cours après moi Shérif et surtout le chef d'œuvre de John Boorman Délivrance. Bref, en 1981, il décide de réaliser un film étonnant The Sharky's Gang (disponible dès février2010, chez Aquarelle Vidéo), où tout cinéphile pourra faire la liaison avec de grands classiques: oui dès le début, le film prend des allures d'un Dirty Harry puis d'un Fenêtre sur Cour (aurait il inspiré d'ailleurs Brian de Palma pour son Body Double, en 1984), et surtout au chef d'œuvre de Preminger, Laura. Burt Reynolds qui s'offre le rôle titre est un flic qui tombe sous le charme d'une escort girl, qu'il croit morte. Malgré quelques clichés, la mise en scène n'est pas inintéressante. Elle offre non seulement de belles séquences dignes des grands polars urbains, mais aussi un casting étonnant; outre la très sensuelle Rachel Ward (mais oui, vous savez La Maggie des Oiseaux se Cachent pour Mourir), on peut prend plaisir à retrouver une nouvelle fois le (très) méchant Henry Silva et surtout dans un rôle complètement différent de son habitude Vittorio Gassman. En tout cas après ce film, Burt Reynolds, grand séducteur pourtant, tombera dans le kitch. Dommage.

Laurent Bartoleschi

Serge Gainsbourg, Photographies de Tony Frank

frank1.jpgSerge Gainsbourg, Photographies de Tony Frank, aux éditions du Seuil.

Alors que la vie héroïque de Gainsbourg, un conte admirablement mis en scène par Joann Sfar arrive très rapidement dans les salles de cinéma, les Editions du Seuil font paraitre un livre qui permettra de faire patienter bien sagement tout "gainsbourophile". A partir des années 1960, un certain Tony Frank, connu pour ses clichés de la bande de Salut Les Copains, réalisa une série de photos de l'artiste. De 1969, l'année érotique par excellence, aux années Palace, que ce soit chez lui à Paris au 5bis, rue de Verneuil ou encore en pleine répétition dans les studios Marcadet, les photos de Serge Gainsbourg stigmatisent pour l'éternité le Génie. La pochette de l'album mythique Melody Nelson en 1971, c'était lui.

Cet ouvrage, richement illustré de prises de vue, pour la plupart inédites, ressuscite de manièrefrank2.jpg élégante voire subtile toute l'intimité du chanteur, de l'auteur, du poète, du provocateur…, bref de Gainsbourg. A l'intérieur de cet album, le photographe Tony Frank nous permet de retrouver aussi bien une série de portraits ultra sexy de Jane B. durant la période des années 60/70 (où si vous êtes attentifs, vous pourrez remarquer une très belle chaine avec comme pendentif une jolie Etoile de David!). Exceptionnels aussi, les premiers clichés de Charlotte à sa sortie de la maternité en direction de Chelsea dans les rues de Londres en Juillet 1971. En noir et blanc ou en couleur, sur planche contact ou en double page,  ces photographies ne cessent de séduire et d'accrocher le fan absolu.

Elles se mélangent soigneusement à la fumée de gitanes et aux coupes de Champagne. Agrémentés de témoignages des trois femmes de la vie de Gainsbourg (Jane Birkin-Bambou-Charlotte) D'ailleurs ce que reconnaitra Bambou," Tony Frank savait capturer au moment précis où il se passait quelque chose sans pour autant interférer dans notre intimité".

Serge Gainsbourg, Photographies de Tony Frank, aux éditions du Seuil.

Laurent Bartoleschi

Un cadeau de luxe à offrir ou à s'offrir, pour finir l'année 2009 en toute beauté

cado.jpgAlors que le cinéma est en train de traverser sans trop de difficultés la première décennie du troisième millénaire, il est bon de faire une sorte de récapitulatif depuis ses débuts. C'est exactement ce dont Vincent Pinel s'est attaqué avec brio. Le Siècle du Cinéma aux éditions Larousse, c'est plus de 550 pages captivantes de savoir et de passion; un réel voyage aux pays des films qui font de cette industrie cinématographique un art plus que majeur. Aujourd'hui, Il est multiple puissant et sans refuge. Certains apprécieront son évolution: de ses origines en 1895 à nos jours, du Voyage dans la Lune de Méliès à Avatar de James Cameron. Avec ces nouvelles technologies, le cinéphile sait maintenant qu'il a tout à gagner.

D'autres, sauront savourer la fin des années 50, plus connue sous le nom de Nouvelle Vague, où de jeunes Rastignac, nommés F. Truffaut, J.L.Godard, E. Rohmer, A. Varda ou encore M. Forman et R. Polanski,pinel2.jpg pour ne citer qu'eux, défendront pleinement cette notion de cinéma d'auteur. Année par année, le livre est truffé de textes, de brèves, d'anecdotes, d'indiscrétions, agrémentées certes de très belles photos de qualités. Cette masse d'informations est un cadeau somptueux pour n'importe quel cinéphile, comme pour un novice qui souhaiterait s'informer aussi bien sur une décade que sur un courant. Dans cette sixième édition, on peut répertorier plus de 1000 photos et 18 000 noms et titres de films (quel bonheur!). En tout cas Le Siècle du Cinéma de Vincent Pinel ressemble à un film en cinémascope. C'est une référence, un modèle absolu du genre.

Laurent Bartoleschi

Zorro le musical

zorro-copie-1.jpgSi vous avez besoin d'un peu de chaleur durant cet hiver frileux, un petit conseil, réfugiez vous aux Folies Bergères. Pourquoi? Tout simplement puisqu'Il est arrivé, depuis novembre et que c'est un véritable carton: Zorro le Musical. Apres avoir monté des succès tels que Cabaret et surtout Le Roi Lion, Stage Entertainment à choisi de produire pour la première fois une comédie musicale sur le justicier masqué. Inspiré directement du livre de la romancière Isabel Allende, le spectacle offre une nouvelle vision de l'histoire de Don Diego de la Vega, en revenant aux origines de la légende du frère revanchard qui signe son nom à la pointe de son épée d'un Z. …Et croyez le, show est très chaud! En effet, les différents tableaux sont magnifiques, les couleurs aux prédominances bleues et rouges sang sont sublimes.

Avec Zorro, on assiste à un véritable cocktail  d'humour, d'action, de romance sans oublier leszorro1.jpg danses et les chansons aux rythmes endiablés du flamenco: pour cela la production a fait appel au groupe de gitans français ultra populaire, les Gipsy king. Ils ont composé et surtout retravaillé quelques uns de leurs plus grands succès dont Bamboleo ou encore Djobi Djoba (en version française, s'il vous plait).

Les différentes chorégraphies sont signées par le danseur espagnol de renommée international, Rafael Amargo (si le nom vous est familier, c'est  tout simplement qu'il a été professeur de la Star Ac').

De l'humour, vous en aurez, avec le duo Georges Beller (surprenant) et Benoit de Ganlejac, dans le rôle du sergent Garcia, qui ne manque pas d'énergie. Côté action, on est servi puisqu'au programme : cascades époustouflantes, combats à l'épée et tours de magie, devraient rapidement faire oublier  les clichés des comédies musicales actuelles.
Après avoir été largement exploité à  la télévision, au cinéma (Douglas Fairbanks, Guy Williams, Alain Delon  et dernièrement Antonio Banderas), voire même immortalisé en chanson grâce à Henri Salvador, Zorro en comédie musicale, à la fois coloré, drôle et prenant, est une aventure parfaite, remplie de péripéties et de pointes d'humour bienvenues.
Un bien bel hommage au cavalier presque centenaire, à découvrir jusqu'en avril 2010, aux Folies Bergères.
La comédie musicale "Zorro", un divertissement explosif, de plus de 2 heures et demi, où seul le temps mort est absent!
 
Billets et Informations: www.zorro-lemusical.fr  ou le 0 820 88 87 86

Laurent Bartoleschi