Ilana Mazouz

Je m'appelle Ilana Mazal Mazouz, agé de 21 ans, actuellement journaliste, investigatrice pour Alliance dans la rubrique antisémitisme/ racisme.

J'ai connu Alliance il y a quelques mois grâce à Claudine Douillet ( la présidente ) qui a aimé mon énergie contre l'antisémitisme, elle m'a demandé de commencer à rédiger des articles puis faire de l'investigation, du tracking .

Je reviens d'Israel, j'ai donc voulu voir par moi-même, ce qu'est devenue la France aujourd'hui , semblable ou pas à celle d'hier ?
Je suis donc aller voir un grand Rabbin qui a conclu que mon devoir etait de me battre contre l'antisèmitisme et de ramener mes frères et soeurs en Israël.
Je suis devenue en quelques mois l'agitateur de la pensée "politiquement correcte" de ce magazine , je n'hésite pas à dénoncer également les faits de notre communauté Juive de France qui bien souvent, loin de l'ennoblir ne font que précéder sa réputation en Israël.
Mon inexpérience du monde des média me permet de franchir les zones rouges.

Les articles de Ilana Mazouz

Tunisraeliens : un livre sur les juifs deTunisie en Israël

drapeau-israel.jpgLa traduction de l'hébreu est de Jacques Bendelac.

TUNISIE Les éditions Elkana annoncent la sortie prochaine d’un livre consacré à l’histoire des Juifs de Tunisie en Israël. Son titre: « Les Tunisraéliens », c’est-à-dire les Tunisiens en Israël.

L’auteure de ce livre monumental est Nava Sarah Yardéni, une spécialiste israélienne du Judaïsme de Tunisie. C’est en 1956 que Nava Yardéni, née Claudine Zagron, monte de Tunis en Israël. Elle a plus de 40 ans lorsqu’elle débute ses études supérieures à l’Université ouverte de Raanana. Sa soif d’apprendre n’étant pas satisfaite par son diplôme de deuxième cycle à l’Université de Haïfa, elle se lance dans un doctorat à l’Université Bar-Ilan, dont le sujet est consacré à l’étude de l’immigration et de l’intégration des Juifs de Tunisie en Israël.

La traduction du livre de l’hébreu au français a été assurée par notre collaborateur, l’économiste et sociologue Jacques Bendelac. C’est un autre historien du Judaïsme tunisien, Claude Sitbon, qui a en écrit la préface. En voici un extrait communiqué par l’éditeur:

« Les Tunisraéliens ont su développer un art de vivre fondé sur une étonnante capacité d’adaptation qui se vérifie encore aujourd’hui, du kibboutz Régavim au mochav Yanouv, en passant par Natanya et Ashdod, Dimona, Beer-Shéva et Jérusalem. Ils ont conservé leur identité tunisienne malgré la rupture géographique. Pour tous ceux qui bâtirent ce bel Israël, et tous ceux qui le soutiennent, ce livre composé avec science et goût par Nava Sarah Yardéni donnera l’occasion d’une sorte de pèlerinage aux sources. Il illustre clairement la volonté de survivance de cette communauté à qui les siècles ont modelé un visage attachant et fidèle. Les gens heureux ont une histoire, la voici ».

Plusieurs « Tunisraéliens » ont déjà eu connaissance de ce livre, comme Sylvain Shalom, Nissim Zvili et Meni Mazouz. En voici leur appréciation:

Sylvain Shalom, vice-premier ministre: « Le livre révèle des informations d’une ampleur impressionnante. L’auteure marque de son empreinte l’étude du Judaïsme de Tunisie en Israël, sujet très peu exploré à ce jour ».

Nissim Zvili, ancien ambassadeur d’Israël en France: « J’ai lu d’un trait cette thèse remarquable, car elle m’a rappelé exactement l’itinéraire de ma famille. Je ne savais pas à quel point mon histoire particulière se confondait avec l’Histoire de ma communauté. Une lecture étonnante et passionnante ».

Méni Mazouz, Conseiller juridique du gouvernement: « Ce livre, intéressant et émouvant, vient combler un vide dans l’histoire d’Israël, en mettant à jour des détails inconnus sur la contribution des émigrants juifs de Tunisie au peuplement et au développement du pays… Il apparaît que plus le temps passe et plus un besoin impérieux de connaître ses racines se renforce… Je vous félicite pour cet ouvrage important ».

Pour ceux qui ne voudraient pas manquer ce livre sur « Les Tunisraéliens », dont la parution est annoncée pour mai prochain, les éditions Elkana le proposent en souscription anticipée, jusqu’au 29 mars 2010. —

Pour joindre les éditions ELKANA : par téléphone, +972 (0)54 7686356 ou par email: editions.elkana@yahoo.fr

La Panton Chair toujours au top!

pantonjunior.jpgBeaucoup de style et tellement actuelle, on a du mal à le croire mais la Panton Chair célèbre, cette année, ses 50 ans.

Son histoire

Au début des années 1960, Verner Panton a une idée géniale : créer une assise sans pied. Mais le designer danois ne pensait certainement pas qu’il lui faudrait attendre près de 7 ans avant que son premier protoype ne soit réalisé.
La première version de la chaise, en polyester renforcé de fibres de verre, a été commercialisée en 1967 par Vitra qui développait là son premier produit de façon autonome. Ce fut un véritable succès.

Évolution et transformation

Les avancées technologiques ont permis une certaine évolution dans les procédés de fabrication, et en 1980, Verner Panton, qui reprend la fabrication, opte alors pour un moulage en mousse de polyuréthane, un matériau assez onéreux mais résolument plus fiable, la Panton Chair, que l’on trouve encore aujourd’hui, était née.
Juste avant sa mort, en 1998, le designer autorise Vitra à modifier son procédé de fabrication.panton-chair-69.jpg Par injection de polypropylène la Panton devient dès lors entièrement recyclable et surtout, du fait de son prix, accessible à un plus large public. Offrir un produit de qualité à moindre prix, les objectifs de Panton étaient enfin atteints.

En 2006, Vitra lance, d’après d'anciens croquis et en accord avec Mariane Panton, la fille du designer, La Panton junior, exclusivement pour les enfants. La technique et les matériaux de fabrication demeurent identiques seules la taille et les couleurs changent.

La Panton Chair toujours au top, 50 ans après !

La chaise en plastique monobloc, aux courbes exceptionnelles a su révolutionner le monde du design. Vedette incontestable des années 1970, elle fait la Une des magazines aux côtés des stars de l’époque. La Panton Chair est parvenue à se hisser au rang d’icône, et même de muse, comme en témoigne la désormais célèbre et très sculpturale Him & Her (2008), création du designer milanais Fabio Novembre.

L'ancien Premier ministre israélien Ehoud Olmert inculpé pour corruption

Un an après sa démission en septembre 2008, l'ancien Premier ministre israélien Ehoud Olmert a été inculpé dimanche à Jérusalem de trois chefs de corruption, une première dans l'histoire de l'Etat hébreu.

Selon le dossier présenté par le bureau du procureur général Menahem Mazouz, M. Olmert, 63 ans, est inculpé pour avoir accepté illégalement des fonds d'un homme d'affaires américain, Morris Talansky, surfacturé des déplacements à l'étranger, d'abord comme maire de Jérusalem (1993-2003) puis comme ministre du Commerce et de l'Industrie (2005-2006), et d'avoir frauduleusement dissimulé des revenus. Ces faits sont antérieurs à son mandat de Premier ministre, à partir de 2006.

M. Olmert, qui a toujours protesté de son innocence, a présenté sa démission en septembre 2008 en raison de sa mise en cause dans plusieurs affaires de corruption. Il a quitté ses fonctions après la nomination de Benyamin Nétanyahou comme chef de gouvernement en mars 2009.

Ehoud Olmert a réagi dimanche en se déclarant dans un communiqué "convaincu de pouvoir prouver son innocence une fois pour toutes devant la justice". C'est la première fois en Israël qu'un ancien chef de gouvernement est inculpé.

Zion et son frère, film d'Eran Merav

zionetfrere2.jpgFilm réalisé par Eran Merav
Avec Reuven Badalov, Ronit Elkabetz, Ofer Hayun Plus...
Film français, israélien. Genre : Drame
Durée : 1 h 24 min.
Titre original : Zion and his Brother
Distribution : MK2 Diffusion

Sortie depuis le 5 Août 2009

Présenté en sélection officielle au Festival du Film de Sundance 2009 et au Festival Paris Cinéma 2009

C'est la fin de l'été, dans un quartier populaire de Haifa. Zion, 14 ans, et son grand frère
Meir, 17 ans, vivent avec leur mère, Ilana (Ronit Elkabetz). La relation entre les deux adolescents est soudainement troublée par la mort accidentelle de l'un de leurs camarades, un jeune immigré éthiopien. Eux seuls connaissent le secret des circonstances de l’accident, un secret lourd à porter…

Pour Eran Merav, Zion et son frère se veut être un film au message universel. "Il ne se déroule pas dans un lieu précis et n'est pas écrit dans un langage cinématographique spécifique, explique le réalisateur. Il pourrait se passer n'importe où dans le monde. Cependant, il s'inscrit dans le contexte local israélien."

Au départ, Eran Merav recherchait une histoire qui puisse se dérouler dans le climat social qui caractérise son univers, autrement dit une société qui rejette ses immigrés et où règnent le désespoir et la précarité. "Une société où, sur fond d'une interminable guerre d'usure, la vie a peu de valeur et l'identité du pays change tous les dix ans ou presque, ajoute-t-il. Je me suis mis en quête d'une histoire liée aux difficultés économiques que nous traversons, comme, dans ce cas-là, un gamin à la recherche d'une paire de chaussures. J'ai l'impression que l'intrigue a déterminé le style de la mise en scène. J'ai trouvé une histoire simple, réaliste et brutale qui n'a rien de sensationnel."

Agenda semaine du 3 -10 mai 2009

MUSIQUES

Musique de cour

L'ensemble de musique baroque Barrocade est un orchestre unique en son genre sur la scène musicale israélienne, composé de douze musiciens qui ont étudié dans les plus grandes académies européennes, et dont le répertoire s'étend de la musique sacrée aux airs du folklore, en passant par l'opéra et la musique écrite pour le théâtre de l'époque. Bénéficiaire du soutien du ministère israélien de la culture, Barrocade est composé de Yeela Avital (soprano), Kimberly Reine et Boaz Berney (Traverso), Katya Polin (alto), Shlomit Sivan-Rosen et Yasuko HiIrata (violon baroque), Alexandra Polin et Amit Tiefenbrunn (gambe), Rinat Avissar (contrebasse), Yizhar Karshon (clavecin), Eitan Hoffer (théorbe et luth), et Yaacov Reuven (mandoline). Au programme du concert : Jean Phillipe Rebel, Vivaldi, Teleman et Clérambault. 

« Les éléments » - Concert de l'ensemble Barrocade
Mercredi 6 mai à 20 heures 30, au YMCA de Jérusalem.
Jeudi 7 mai à 20h30 Weil Auditorium Kfar Shmaryahu
Samedi 9 mai à 20h30 Einav Center Tel-Aviv
Informations et réservations: 054 449 87 92

Rock the Casbah

Speed Caravan est né du métissage de deux univers, pour le luthiste Algérien Mehdi Haddab … « Au départ, on a monté ce trio pour avoir un répertoire ensemble. C’était il y a trois ans et cela correspond au moment où j’ai commencé à jouer systématiquement du luth électrique … A cette période, avec le bassiste Pascal Teillet dit Pasco, on se voyait plusieurs soirs par semaine, on bossait parfois jusqu’à neuf heures du matin, on faisait la fête, on faisait de la musique…On s’est attrapés comme ça tous les deux et on a construit un truc dans ce tourbillon de création. C’est aussi pour cela que le projet s’appelle Speed Caravan. Comme une accélération… ». Speed Caravan a d’abord été expérimenté sur scène, pendant plusieurs années. Les compositions et les reprises se sont donc affinées au fur et à mesure des concerts… Speed Caravan a ainsi pris son temps et s’est inventée comme une caravane touarèg moderne chargée de différents univers musicaux, avec une nette prédominance rock. « Je voulais que ce soit quelque chose d’actuel  qui fasse aussi référence à l’ancien… Je suis un fou du oud du début du XXè avant 1950, de cette façon de jouer, donc il y a aussi des thèmes qui remontent à cette époque. »

Concert de Speed Caravan
Lundi 4 mai, à partir de 21 heures 30
Au Laboratoire – 28, Derekh Hebron, Jérusalem
Renseignements : 02 623 20 00


RENCONTRES


Ancient Times

Les transformations intellectuelles et religieuse de la Renaissance sont parallèles à la diffusion du savoir juif en Europe par l'imprimerie. La revitalisation de l'étude de l'hébreu, en milieu humaniste, avait un but très précis : retrouver le sens littéral des écritures, approfondir les commentaires théologiques et ainsi forger un outil herméneutique. La faculté des sciences humaines de l'université de Haifa organise, en partenariat avec le Centre Shalem et l'ambassade de France en Israël un grand colloque sur les aspects hébraïques de la Renaissance. Les principales interventions en français de ce congrès seront celles de Georges Molinié (Président, Sorbonne, Paris IV), « Postures et images juives par rapport à la culture baroque », d'Ilana Zinguer (Université de Haifa), « L'implicite à propos des Juifs de Rome (Journal de Voyage, Montaigne) », de Béatrice Perez (Université de Rennes), « Les premiers jésuites d'origine "conversa" (deuxième moitié du XVIe siècle): Diego Lainez, Polanco et les autres », et de Frank Lestringant (Sorbonne, Paris IV), "Kabbale et cosmographie, de Guillaume Postel à Jacques d'Auzoles-Lapeyre », « Les aspects hébraïques de la Renaissance », colloque universitaire Lundi 11, mardi 12 et mercredi 13 mai,  de 8 heures 30 à 19 heures, Université de Haïfa-Observatoire de la tour Eshkol (30ème étage) informations et réservations : hebrnss@research.haifa.ac.il

Modern Times

«La sexagénaire jeunesse d’Israël» : c’est le titre des deux derniers numéros de la revue Les Temps modernes, fondée en octobre 1945 par Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, publiée par les Editions Gallimard, et actuellement dirigée par le célèbre écrivain et réalisateur Claude Lanzmann. Le second tome, sous-titré «Des Israéliens se parlent, nous parlent», réfléchit sur les problématiques éternelles de ce pays aux multiples conflits. «Israël est bel et bien passé d’un discours, d’un parti, d’une structure sociale hégémonique à un modèle plus éclaté.

Cet éclatement a ses travers, ses dérives, ses excès », écrit Denis Charbit dans son introduction. « Il a au moins cette vertu que toutes les bouches s’ouvrent. Discours qui va jusqu’à la logorrhée, qui sans doute donne le primat à la sensation et à la provocation.

Des voix qui ont été tues ou se sont elles-mêmes tues autrefois s’expriment aujourd’hui librement.» Dans cet excellent volume, beaucoup de textes discutent et disputent les définitions de la démocratie et de l’État d’Israël, reviennent sur la question de l’idée binationale et sur la sempiternelle opposition des laïcs et des religieux.

« Les temps modernes, Où va la société israélienne? » Débat animé par Tobie Nathan auquel participeront les auteurs, notamment Denis Charbit et Raphaël Zaguri-Orly.
Jeudi 7 mai à 20 heures.
Institut français, Rothschild 7, Tel Aviv
Informations et réservations : 03-796 80 00

CONFERENCES

les KO de Klieger

Noah Klieger est né à Strasbourg en 1926. Il part en 1938 avec ses parents en Belgique, mais la guerre les y rejoint. A l’âge de 14 ans, Noah se joint à un mouvement clandestin de jeunes Juifs qui aide à faire passer des enfants vers la Suisse à partir de la France et qui sauve ainsi environ 300 jeunes. Arrêté sur dénonciation, il est déporté à Auschwitz le 15 janvier 1943. Lorsqu’on lui demande comment il a réussi à survivre là-bas, il répond : « J’ai eu de la chance », et ajoute : « Personne n’est sorti d’Auschwitz, si ce n’est par des miracles d’heure en heure. »

Noah Klieger a reçu en cadeau le don de survivre ; c’est ce qu’il s’attache à nous démontrer tout au long de ses récits : il s’en tire toujours d’extrême justesse. Depuis le début, où à l’âge de 16 ans, en 1942, il exige la libération de son père devant un officier SS. Jusqu’à la fin, où il termine vivant la Marche de la mort, aux côtés de 600 autres prisonniers arrivés à Ravensbruck à bout de forces, alors qu’ils étaient 3 000 au départ du camp de Dora. Après la Libération, Noah Klieger a fait partie des membres de l’équipage de l’Exodus. Il s'est porté volontaire dans l’armée juive naissante qui combattait pour l’indépendance d’Israël. Aujourd’hui, il vit encore en Israël. Il collabore depuis plus de 50 ans à Yediot Aharonot, et est également correspondant sraélien du journal français l’Equipe,

Noah Klieger présente son livre « La Boxe ou la Vie - récits d'un rescapé d'Auschwitz » paru aux éditions Elkana.
Lundi 4 mai à 20 heures.
Institut français, Rothschild 7, Tel Aviv
Informations et réservations : 03-796 80 00

Aux sources de la musique

Ça commence comme un roman d’aventure : un coup de fil du ministère des Affaires étrangères israélien propose en 1963 à un corniste de l’orchestre symphonique de la radio de partir en République centrafricaine, dans le cadre d’un programme de coopération : le président centrafricain veut une fanfare…Une fanfare qui n'existera jamais. Mais, durant son voyage, Simha Arom découvrira des musiques extraordinaires et bouleversante, comme celle des Pygmées : « Je sentais que leur musique venait du fond des âges, mais aussi, d’une certaine manière, du plus profond de moi-même ». Pour comprendre, Simha Arom va faire un long périple en Centrafrique. Il va inventer de nouvelles méthodes de recherche, créer un musée des arts et traditions populaires, multiplier les enregistrements. Il deviendra ainsi un ethnomusicologue de réputation mondiale. De la forêt où vivent les Pygmées dans des conditions difficiles, jusqu’aux scènes des festivals de musique en Europe où ils se produisent désormais, Simha Arom, directeur de recherche au CNRS, raconte, dans son livre, ces rencontres qui ont changé sa vie.

« Musicologie en Centrafrique », conférence autour du livre de Simha Arom, « La fanfare de Bangui » paru aux éditions La Découverte .
Mardi 5 mai à 20 heures.
Institut français, Rothschild 7, Tel Aviv
Informations et réservations : 03-796 80 00

Naissance d'une cité

Tel Aviv surgie du désert, Tel-Aviv la moderne, la laïque, face à Jérusalem, l'ancienne, la pieuse. Tel-Aviv, l'utopique qui fut pensée, rêvée, écrite avant d'être bâtie. Sur quel terrain la ville a-t-elle été érigée ? À quoi ressemblait-elle il y a cent ans ? L'architecte urbaniste Catherine Weill-Rochant évoque une grande histoire inédite. Elle raconte comment, à partir d'origines contrastées et de territoires bigarrés s'est constituée une ville, un territoire, et quels rêves, et conflits ont orienté cette épopée, avant même la création de l'État israélien. 
Catherine Weill-Rochant est docteur en études urbaines, aménagement et urbanisme et enseignante à l'École nationale supérieure d'architecture de Paris Belleville. Elle est conservatrice régionale de l’inventaire des monuments historiques, chercheur associée au Centre de recherche français de Jérusalem et s'est spécialisée dans l'étude des villes et la restauration du patrimoine architectural et urbain.

« Tel Aviv, la ville promise », conférence de Catherine Weill-Rochant
Mercredi 6 mai à 18 heures. Institut français, Rothschild 7, Tel Aviv . Informations et réservations : 03-796 80 00

FASHION

IT BAGS

« La beauté, le style, l'harmonie, la grâce, le rythme... Tout est affaire de simplicité », Telle est la devise de Yael Rosen, fondatrice de la marque « Kissim » en 1999, et dont les modèles de tissu et de cuir sont fermement ancrés dans l'idée du mariage parfait de l'élégance et de la ligne. Une collection de sacs et de cabas innovants, expressions de la féminité contemporaine, à la fois fluides et parfaitement coupés, et une attention au détail très marquée qui fait l'allure et le style unique de la marque.

« Kissim », 8 rehov HaHashmal , Tel-Aviv
Renseignements au 03 560 48 90 et à l'adresse : http://www.kisim.com/Collection.asp?MenuID=84

 
Joli jupons

La créativité, la simplicité,  le « chic ». C'est sur ces trois axes que se décline le travail de la créatrice de mode Hyérosolomitaine Yael, qui mise, à partir d'une base assez classique, le féminin israélien religieux (robes et jupes longues et mi-longues, chemisiers manches trois-quart) sur le « petit quelque chose » qui fait toute la différence. A la fois confortables et originales, ses créations présentent des combinaisons étonnantes de matières et de couleurs, Israélienne et très fraiche, Une mode véritable pour les femmes qui veulent respecter la « tsniout », et pour toutes les autres.

« Yael », 23 Derekh Bein Lehem - Jerusalem
Renseignements au 054-661 81 22 et à l'adresse : http://www.yaeldesign.co.il

FOODING

Pour l'amour du bon vin

Depuis que vignobles israéliens ont appris à faire parler d'eux au delà des frontière et depuis que les artisants fromagers du pays ont appris le savoir faire des maitres français, on attendait plus que lui... Enfin, un vrai bar-à-vins en Israël! A coté de sa carte des meilleurs crus israéliens, que l'on peut déguster à la bouteille ou au verre, en écoutant les histoires merveilleuses de leurs origines racontées par les maîtres sommeliers du lieu, le « Benyamin » propose de délicieux plateaux de fromage locaux, accompagnés par des fruits de saison. Le mariage parfait pour un brunch entre amis ou en amoureux. En toute simplicité et convivialité.

« Benyamin » - 30, Nahalat Benyamin, Tel-Aviv
Réservations : 03 516 84 10

Pour l'amour du bon pain

Les 29 boutiques-boulangeries « Lehem Erez » d'Israël doivent leur nom au chef Erez Komrowsky, grand amoureux du blé et du levain devant l'Eternel, qui a transmis à ses ouvriers l'amour très français du vrai pain à l'ancienne, travaillé à la main, cuit au feu de bois, aux multiples parfums et composantes, céréales, graines, parfumées, farces gouteuses sur des base de farines de première qualité. Ses boutiques proposent aussi de nombreux gâteaux, entremets, confitures, sauces , et tartes, sucrées et salées. Des produits délicieux et naturels, sans additifs, colorants ni produits de conservation ajoutés. Le plus : tous ses pains sont diététiques!

« Lehem Erez » - 52, rehov Even Gvirol, Tel-Aviv
Renseignements  : 03 636 93 81 ou http://www.lehemerez.co.il/index.php

CINEMA

Il était une fois Tel-Aviv

Le festival international du film documentaire DOCAVIV, qui se déroulera du 7 au 16 mai prochain, à la cinémathèque de Tel Aviv, consacrera une séance spéciale au superbe film de Paul Ouazan « April in Tel Aviv », co-produit par ARTE France. L'Ambassade de France en Israël, en partenariat avec le festival, et à l'occasion de la parution de l'ouvrage « Tel-Aviv, sans répit » d'Ami Bugani, aux éditions Autrement, organiseront un panel de discussions autour de l'avenir de la « ville blanche », centenaire cette année, modéré par Nitzan Horowitz, membre de la Knesset, Avec les participations de : Ami Buganim, Paul Ouazan, Ruth Kalderon, Dori Manor et Hillel Shoken. Ce panel sera précédé de la projection du film « Tel Aviv, a City and Its Activities » (1961), prèté par l'INA, « Tel-Aviv, version française », Panel et projections, vendredi 8 mai, à 10 heures, cinémathèque 1
« April in Tel Aviv », projection, mardi 12 mai, à 20 heures, cinémathèque 1
Cinémathèque de Tel-Aviv – 2, rehov Shprinzak, Tel-Aviv
Renseignements et réservations : 03 606 08 00, ext. 0 et http://www.docaviv.co.il


Chefs-d'oeuvre en mai

Ce mois-ci, dans le cadre du programme Trésors du cinéma français, le Centre Culturel Français Romain Gary et la Cinémathèque de Jérusalem vous proposent trois films :

« L’Armée des ombres » de Jean-Pierre Melville(1969) - jeudi 7 mai à 18 heures.
1942. Gerbier, ingénieur des Ponts et Chaussées, est également l'un des chefs de la Résistance. Dénoncé et capturé, il est incarcéré dans un camp de prisonniers. Alors qu'il prépare son évasion, il est récupéré par la Gestapo...  Avec Simone Signoret, Lino Ventura, Paul Meurisse et Jean-Pierre Cassel.

Bonne chance de Sacha Guitry (1935) - mercredi 13 mai à 17 heures 30.
Une rue d'un quartier populaire de Paris. Claude, un mauvais peintre bientôt quinquagénaire, vivant chichement de ses croquis, a pour voisine une jeune et jolie blanchisseuse, Marie Muscat, qui habite un modeste appartement avec sa mère. Celle-ci a hâte de la marier. Un prétendant se présente en la personne de Prosper, un benêt, en instance de départ pour treize jours d'instruction militaire. Mais Marie semble plus attirée par le peintre, en dépit de leur différence d'âge. Alors qu'elle va acheter un billet de loterie, il lui souhaite cordialement «bonne chance». Superstitieuse, elle décide de partager son lot avec lui si elle gagne. Et c'est ce qui arrive: elle touche deux millions! Avec Sacha Guitry et Jacqueline Delubac.

La Crise est finie de Robert Siodmak (1934) - mercredi 27 mai (horaire non précisé).
Nicole, doublure débutante de Lola Garcin, rêve d'être la vedette dans la revue Mille jambes nues qui se joue en province. La mère de Nicole enferme Lola dans sa loge et la remplace par sa fille avec la complicité de toute la troupe, exaspérée par les caprices de « la Garcin ». Lola exige le renvoi de Nicole. Marcel, le musicien, Olga, une star sur le retour, et Nicole décident de monter à Paris dans l'espoir de créer une nouvelle revue... Avec Albert Préjean et Danielle Darrieux.
« Trésors du cinéma français »
Cinémathèque de Jérusalem, 11 rue d’Hébron - Tél. : 02-5654333/0


J'ai quitté mon pays...

Dans le cadre du programme « Ciné-Première » , en partenariat avec TV5 MONDE, le Centre culturel français Romain Gary et la Cinémathèque de Jérusalem vous proposent ce mois-ci le film de Philippe Lioret  « Welcome », samedi 9 mai, à 21 heures 30.
Alors que la Grande-Bretagne a fermé complètement ses frontières aux clandestins, des réfugiés venus des pays de l'Est s'entassent dans les environs du port de Calais. Bilal est l'un d'eux, il vient de traverser l'Europe en trois mois afin de traverser le canal de la Manche pour retrouver celle qu'il aime, partie de son pays légalement grâce à son père qui vit en Angleterre depuis quelques années. Aidé par ses compatriotes qui tentent eux-mêmes la traversée via les camions de marchandises, Bilal échoue à passer les douanes. Refoulé dans la ville française, il erre pour trouver une solution et s'inscrit aux leçons de natation de Simon, un quadragénaire sur le point de divorcer. Ce dernier, dans l'espoir de reconquérir sa femme, qui s'investit elle-même dans les causes humanitaires, décide d'aider le jeune homme, cela au mépris des lois. Pour la première fois Simon va s'intéresser à l'autre, à l'étranger, un voyage qui lui permettra de se redécouvrir lui-même... Avec Vincent Lindon, Firaat Ayverdi et Audrey Dana.

Cinémathèque de Jérusalem, 11 rue d’Hébron - Tél. : 02-5654333/0


DESIGN

Tous les moulins (à café) de mon coeur...

Adi navwany , Michal shamsian , Itamar paloge et Danielle ram, quatre diplômés du département de design de l'école Betsalel, ont élaboré ensemble un drôle et affectueux appareil à moudre le café, qui ne réclame pour son bon usage que l'effort de le serrer dans vos bras. Heart Beans est un moulin à café programmé pour opérer à partir des battements du cœur de son propriétaire, grâce à un système électronique (HBM, Heart Beat Monitoring. Cet outil de cuisine totalement adapté à la morphologie humaine, se tient comme un instrument de musique et se porte à peu de chose près comme un bébé, phénomène qui engendre automatiquement un lien intime et affectif avec la machine. Hommage ou pied-de-nez à la société de consommation? A vous de décider, En tout cas, c'est un objet esthétique, et écologique.

Vidéos explicatives et contacts à l'adresse :
http://www.nastypixel.com/prototype/heart-beans

Chaud devant !

Encore un objet référenciel à l'homme, ce drole de « mini-superman » et un petit personnage en forme de pictogramme humain, fruit du prolifique et interdisciplinaire designer israélien Shahar Peleg, diplômé de l'Institut de hautes technologies de Holon, qui produit et commercialise sélectivement ses créations en Israël, au Japon, en Australie et aux États-Unis. Le « Hot Man » de Shahar Peleg est en réalité un sous-plat original et moderne, à découvrir sur le site Internet de l'artiste avec de nombreuses autres créations uniques, comme ses « vases magnétiques », sa « Hanoukiah trompe-l'oeil », ou encore ses « chaines magiques porte-bouteilles »,

A découvrir sur le site de Shahar Peleg : http://www.peleg-design.com/products.php
Renseignements au (0)542.474.142 ou à l’adresse mail info@peleg-design.com

Ancient Times

ancientimes.jpgLes transformations intellectuelles et religieuse de la Renaissance sont parallèles à la diffusion du savoir juif en Europe par l'imprimerie. La revitalisation de l'étude de l'hébreu, en milieu humaniste, avait un but très précis : retrouver le sens littéral des écritures, approfondir les commentaires théologiques et ainsi forger un outil herméneutique. La faculté des sciences humaines de l'université de Haifa organise, en partenariat avec le Centre Shalem et l'ambassade de France en Israël un grand colloque sur les aspects hébraïques de la Renaissance.

Les principales interventions en français de ce congrès seront celles de Georges Molinié (Président, Sorbonne, Paris IV), « Postures et images juives par rapport à la culture baroque », d'Ilana Zinguer (Université de Haifa), « L'implicite à propos des Juifs de Rome (Journal de Voyage, Montaigne) », de Béatrice Perez (Université de Rennes), « Les premiers jésuites d'origine "conversa" (deuxième moitié du XVIe siècle): Diego Lainez, Polanco et les autres », et de Frank Lestringant (Sorbonne, Paris IV), « Kabbale et cosmographie, de Guillaume Postel à Jacques d'Auzoles-Lapeyre », « Les aspects hébraïques de la Renaissance », colloque universitaire
Lundi 11, mardi 12 et mercredi 13 mai,  de 8 heures 30 à 19 heures, Université de Haïfa-Observatoire de la tour Eshkol (30ème étage)
Informations et réservations : hebrnss@research.haifa.ac.il

La justice israélienne va inculper l'ex-président Katzav pour viol

katsav.jpgLa justice israélienne a décidé dimanche d'inculper de viol et harcèlement sexuel l'ex-président israélien Moshé Katzav, tombé en disgrâce après les révélations d'un scandale qui l'ont fait chuter.

"Après la clôture de l'enquête (...) le procureur général et le procureur de l'Etat ont décidé d'inculper M. Moshé Katzav de délits sexuels contre plusieurs de ses employées lorsqu'il était ministre du Tourisme et président, y compris des chefs de viol et harcèlement sexuel", a indiqué le ministère de la Justice dans un communiqué.

Il n'a pas précisé quand l'ancien président serait officiellement inculpé, mais selon les médias israéliens, cette inculpation pourrait intervenir dans les jours qui viennent.

"Nous nous préparons à une longue bataille pour prouver l'innocence de l'ancien président", a réagi son avocat Zion Amir. M. Katzav encourt 16 ans de prison s'il est reconnu coupable.

"La décision (de l'inculper) a été prise après que le procureur général et le procureur de l'Etat sont parvenus à la conclusion que les témoignages des plaignants sont fiables et qu'il existe suffisamment de preuves pour une inculpation", a précisé le ministère.

Moshé Katzav, 63 ans, avait démissionné de ses fonctions de président de l'Etat hébreu le 29 juin 2007 après avoir été suspendu dès janvier 2007 à sa demande.

L'affaire avait éclaté en juillet 2006 lorsqu'il avait accusé une ex-collaboratrice de vouloir le faire chanter. Mais l'enquête a fini par démontrer que cette dernière, sa secrétaire dans les années 90, l'accusait de viol. D'autres femmes ont ensuite porté plainte pour des faits similaires.

Après des mois d'enquête le visant, M. Katzav était parvenu à un accord de compromis entériné par la Cour suprême, aux termes duquel il ne serait poursuivi que pour "harcèlement sexuel", "actes indécents" et "subornation de témoin" alors que les accusations de viol seraient abandonnées.

Mais au premier jour de son procès en avril 2008, M. Katzav avait décidé de récuser le compromis.

"Si un homme considère qu'il n'a pas commis ces actes, pourquoi devrait-il accepter de plaider coupable?", a réagi dimanche Ronen Tzur, un proche de M. Katzav, à la radio de l'armée. "Son innocence va être démontrée devant la cour", a-t-il ajouté.

L'annulation de l'accord de compromis a conduit le parquet israélien à durcir les termes de l'acte d'accusation. Le procureur général Menahem Mazouz avait à l'époque laissé entendre que M. Katzav s'exposait par cette décision à des accusations beaucoup plus sévères.

"Avant la conclusion de l'accord de compromis, il était clair que l'acte d'accusation se fonderait sur les infractions les plus graves dont il est soupçonné", avait déclaré M. Mazouz.

Politicien chevronné du parti Likoud (droite), M. Katzav, d'origine iranienne, a été élu président en 2000 en battant à la surprise générale le vétéran Shimon Peres. Ce dernier lui a finalement succédé.

Père de cinq enfants, Moshé Katzav avait été le premier homme de droite à occuper les fonctions, largement protocolaires, de président, pour un mandat de sept ans indéfiniment renouvelable.

Mais si les poursuites lancées contre M. Katzav sont une première en Israël, il n'est pas le seul président contraint à la démission. Son prédécesseur, Ezer Weizman, avait dû quitter ses fonctions en 2000 après des révélations de pots-de-vin à son encontre.

Israël: Ehud Olmert pressé de renoncer immédiatement au pouvoir

La chef du parti au pouvoir en Israël Tzipi Livni et des députés ont appelé jeudi le Premier ministre sortant Ehud Olmert à quitter immédiatement ses fonctions, au lendemain de l'annonce de son inculpation prévue pour corruption.

"Le Premier ministre doit se mettre en congé, il n'y a pas d'autre option", a déclaré Mme Livni devant les députés du parti Kadima réunis à Pitakh Tikva, près de Tel-Aviv.

"Le citoyen Ehud Olmert doit mener la bataille pour prouver son innocence depuis sa maison et non pas en étant dans son fauteuil de Premier ministre", a ajouté la ministre des Affaires étrangères, qui a remplacé Ehud Olmert à la tête du Kadima le 17 septembre.

Elle a ainsi joint sa voix à celles de plusieurs députés qui pressent M. Olmert de renoncer immédiatement à ses fonctions sans attendre les élections prévues le 10 février.

"Le Premier ministre doit se battre pour faire valoir son innocence mais il doit partir", a déclaré le député Itzhak Ben Israël, également du Kadima.

M. Olmert, mis en cause dans des affaires de corruption, a démissionné le 21 septembre mais dirige depuis un gouvernement de transition censé rester en place jusqu'aux législatives anticipées du 10 février.

Le Procureur général Menahem Mazouz a annoncé mercredi avoir informé Ehud Olmert qu'il envisageait "d'engager des poursuites pénales contre lui pour divers délits" dans le cadre de l'une de ces affaires, celle dite de "Rishon Tours".

Dans ce dossier, M. Olmert est soupçonné d'avoir financé --à l'époque où il était maire de Jérusalem (1993-2003), puis ministre du Commerce et de l'Industrie (jusqu'en 2006)-- des voyages à l'étranger en présentant séparément des factures à plusieurs organisations de bienfaisance pour un seul et même voyage. Certains vols seraient même fictifs.

Pour le député travailliste Ophir Pines Paz, "c'est un jour tragique pour l'Etat d'Israël. Olmert doit immédiatement se retirer comme il avait promis de le faire. Il n'est pas acceptable qu'une personne accusée de crime contre l'Etat continue d'occuper le poste de Premier ministre".

Un responsable du Kadima proche de Tzipi Livni, cité par le journal Maariv (centre-droit), souligne que M. Olmert "cause un dommage irréparable" à son parti.

Mme Livni a décidé d'axer sa campagne électorale sur l'image d'un parti non corrompu, adepte d'une politique propre, et la possible inculpation de M. Olmert constitue un handicap majeur.

"Si Olmert voulait aider Tzipi Livni et Kadima, il devrait mettre la clé sous la porte et partir. Mais, justement, Olmert n'a pas tellement de raisons de vouloir aider Livni", écrit le Maariv dans un éditorial.

Le quotidien Haaretz (gauche) a la même analyse: "Si le Premier ministre voulait aider son parti et son successeur Tzipi Livni, il annoncerait aujourd'hui qu'il n'est plus en mesure de rester en fonctions et qu'il démissionne de la Knesset, permettant à Livni de prendre sa place de Premier ministre jusqu'aux élections".

Mais M. Olmert a indiqué ne pas avoir l'intention de renoncer à ses fonctions pour le moment.

Le Premier ministre "a déjà démissionné de son poste. Dans ces circonstances, il n'y a aucune raison juridique pour annoncer une suspension supplémentaire immédiate de ses fonctions", selon un communiqué de son bureau.

D'après plusieurs juristes interrogés par les médias israéliens, la loi ne contraint pas le Premier ministre à partir à ce stade.

Ehud Olmert est également éclaboussé par d'autres affaires de corruption. Il est notamment soupçonné d'avoir reçu d'importantes sommes d'argent en liquide d'un homme d'affaires juif américain, Morris Talansky, avant de devenir Premier ministre.

Israël: le Premier ministre Olmert appelé à quitter le pouvoir

olmert-demissionne.jpgPlusieurs députés israéliens ont appelé jeudi le Premier ministre sortant Ehud Olmert à quitter immédiatement ses fonctions, au lendemain de l'annonce de son inculpation prévue dans une affaire de corruption.

"Le Premier ministre doit se battre pour faire valoir son innocence mais il doit partir", a déclaré le député Itzhak Ben Israël du parti centriste Kadima, qui était dirigé par M. Olmert avant sa démission le 21 septembre.

M. Olmert dirige depuis un gouvernement de transition censé rester en place jusqu'aux élections anticipées qui doivent se tenir le 10 février.

Le Kadima doit se réunir en urgence jeudi après-midi. Selon les médias, la chef de la diplomatie Tzipi Livni, qui a succédé à M. Olmert à la tête du parti, devrait l'appeler elle aussi à quitter ses fonctions au plus vite.

Pour le député travailliste Ophir Pines Paz, "c'est un jour tragique pour l'Etat d'Israël. Olmert doit immédiatement se retirer comme il avait promis de le faire. Il n'est pas acceptable qu'une personne accusée de crime contre l'Etat continue à occuper le poste de Premier ministre".

M. Olmert affirmé mercredi soir dans un communiqué qu'il n'avait pas l'intention de renoncer à ses fonctions avant les élections.

Le Premier ministre "a déjà démissionné de son poste. Dans ces circonstances, il n'y a aucune raison juridique pour annoncer une suspension supplémentaire immédiate de ses fonctions", selon le communiqué.

Selon plusieurs juristes interrogés par les médias israéliens, la loi ne contraint pas le Premier ministre à partir à ce stade.

Le Procureur général Menahem Mazouz a annoncé mercredi avoir informé M. Olmert qu'il envisageait "d'engager des poursuites pénales contre lui pour divers délits" dans le cadre de l'affaire dite "Rishon Tours".

Dans cette affaire, M. Olmert est soupçonné d'avoir financé --à l'époque où il était maire de Jérusalem, puis ministre du Commerce et de l'Industrie-- des voyages à l'étranger en présentant séparément des factures à plusieurs organisations de bienfaisance pour un seul et même voyage. Certains vols étaient même fictifs.

Barak prévoit des élections anticipées en Israël d'ici début 2009

JERUSALEM,le 20/05/08 - Le ministre de la Défense Ehud Barak estime qu'il y aura des élections anticipées en Israël au plus tard d'ici début 2009, tout en émettant le souhait que les soupçons de corruption pesant sur le Premier ministre Ehud Olmert "s'avèrent infondés".

"Je pense qu'il y aura des élections législatives anticipées avant la fin de l'année, et au plus tard d'ici le début 2009", a affirmé M. Barak dans des déclarations rapportées lundi par le journal Maariv.

"Nous devons nous préparer à cette échéance et serrer les rangs", a-t-il déclaré dimanche soir devant des militants de sa formation, le parti travailliste, un des piliers de la coalition gouvernementale de M. Olmert, qui compte 64 élus sur un total de 120 à la Chambre.

Il a cependant émis le souhait que les soupçons pesant sur M. Olmert à propos d'une affaire de financement illégal de campagnes électorales dans les années 1990 "s'avèrent infondés".

La législature actuelle s'achève normalement en novembre 2010.

M. Olmert dirige le parti centriste Kadima (29 élus), et ses alliés de la majorité sont le parti travailliste (19), le Shass orthodoxe sépharade (12), et le parti des Retraités qui ne compte plus que 4 députés après une récente scission interne.

De son côté, le chef de l'oppposition, Benjamin Netanyahu, a déclaré qu'"il y a une dynamique qui conduit à la fin de la législature, car le gouvernement a perdu sa légitimité: il n'est plus guidé par le respect de ses principes mais par sa volonté de se maintenir".

S'exprimant à la radio publique, M. Netanyahu, qui dirige le parti de droite Likoud (12 députés), a reproché à Olmert d'être l'objet de multiples enquêtes de police, sa gestion de la guerre contre le Hezbollah chiite libanais en 2006, et son incapacité à stopper les tirs de roquettes visant Israël à partir de la bande de Gaza.

"M. Olmert s'appuie sur une coalition opportuniste et artificielle: il a promis qu'un accord avec les Palestiniens serait signé, alors qu'il sait parfaitement que le Shass ne peut approuver un texte entérinant la division de Jérusalem et le retour d'Israël sur ses lignes de juin 1967", a-t-il dit.

M. Netanyahu, dont le parti est donné gagnant par certains sondages en cas de législatives anticipées, a tenu ces propos avant l'ouverture solennelle dans l'après-midi de la session d'été du Parlement.

M. Olmert est soupçonné d'avoir reçu d'un homme d'affaires juif américain, Morris Talansky, des "sommes importantes" et "non autorisées" alors qu'il était maire de Jérusalem (1993-2003) puis ministre de l'Industrie et du Commerce (2003-2006). La police le soupçonne d'avoir aidé Talansky à remporter des appels d'offres en échange de sommes d'argent, selon la presse.

M. Olmert, qui doit être de nouveau interrogé dans les prochains jours dans le cadre de l'enquête, a annoncé qu'en cas d'inculpation, il démissionnerait.

Mais le procureur d'Israël Menahem Mazouz a publiquement écarté dimanche une inculpation prochaine de M. Olmert. "Je ne suis pas certain du tout que nous pourrons présenter un acte d'accusation dans les prochaines semaines".