Ilana Mazouz

Je m'appelle Ilana Mazal Mazouz, agé de 21 ans, actuellement journaliste, investigatrice pour Alliance dans la rubrique antisémitisme/ racisme.

J'ai connu Alliance il y a quelques mois grâce à Claudine Douillet ( la présidente ) qui a aimé mon énergie contre l'antisémitisme, elle m'a demandé de commencer à rédiger des articles puis faire de l'investigation, du tracking .

Je reviens d'Israel, j'ai donc voulu voir par moi-même, ce qu'est devenue la France aujourd'hui , semblable ou pas à celle d'hier ?
Je suis donc aller voir un grand Rabbin qui a conclu que mon devoir etait de me battre contre l'antisèmitisme et de ramener mes frères et soeurs en Israël.
Je suis devenue en quelques mois l'agitateur de la pensée "politiquement correcte" de ce magazine , je n'hésite pas à dénoncer également les faits de notre communauté Juive de France qui bien souvent, loin de l'ennoblir ne font que précéder sa réputation en Israël.
Mon inexpérience du monde des média me permet de franchir les zones rouges.

Les articles de Ilana Mazouz

Journée de la femme : les Désobéissantes enflamment Israël

femme8.JPGArticle paru dans "Le Point"

Un groupe de femmes brave les autorités en faisant sortir illégalement des Palestiniennes de Cisjordanie pour leur faire passer un moment de détente.
Photo d'illustration. Photo d'illustration. © Jack Guez / AFP

À Tel-Aviv, le menu, c'est quelques heures à la plage, un tour dans un musée, un bon repas sur un toit surplombant toute la ville et, pourquoi pas, un peu plus tard dans l'après-midi, une séance chez le coiffeur ou dans un salon de beauté. À Jérusalem, c'est plutôt un pique-nique dans un parc ou bien une excursion au zoo. Depuis trois ans, Nous n'obéissons pas, une association regroupant exclusivement des femmes israéliennes, viole la loi en faisant sortir des Palestiniennes et leurs enfants de Cisjordanie pour les emmener en Israël passer une journée, loin de leur quotidien, celui de l'occupation, du mari au chômage, d'un jeune en prison... Une vie à l'horizon bouché, à l'ombre du mur de séparation.

Tout a commencé au printemps 2010, lorsque l'écrivain et traductrice Ilana Hammerman décide de se rendre en Cisjordanie pour y rencontrer trois jeunes Palestiniennes. Après les avoir fait monter à bord de sa voiture, elle leur fait franchir clandestinement les barrages militaires. Direction : Tel-Aviv pour une journée de détente. Dans la soirée, c'est le retour au village, avec, là encore, la traversée en sens inverse du check-point. Quelques semaines plus tard, les lecteurs du quotidien Haaretz découvriront toute l'affaire dans un article intitulé "S'il y a un paradis", signé... Ilana Hammerman. Pour elle, ce n'est pas seulement le récit d'une belle journée, mais le début des ennuis avec les autorités. En effet, en moins de douze heures, elle est devenue une criminelle. Elle a enfreint la loi ! Elle sera d'ailleurs convoquée dans les locaux de la police pour y être interrogée. Une plainte est déposée contre elle. Mais il en faut plus pour la dissuader ! Car, pour elle, "il ne s'agit pas d'une provocation inconsidérée, mais de la nécessité de plus en plus pressante de soulever certaines questions essentielles afin d'ouvrir un débat public de fond au sein de la société israélienne".

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la mission est réussie. Avec, d'un côté, la création de ce collectif des Désobéissantes, qui au fil des mois ont rejoint Ilana Hammerman pour organiser et participer à ces actions conjointes avec des Palestiniennes qu'elles font rentrer clandestinement en Israël. Et, de l'autre, des organisations de la droite nationaliste comme le Forum juridique pour la Terre d'Israël, qui a fait pression sur le gouvernement pour qu'une enquête soit diligentée contre Ilana Hammerman. Début 2012, des colons sont allés distribuer des tracts aux soldats de certains barrages pour les mettre en garde contre l'action de ce "groupe de femmes de la gauche radicale". Sur ces tracts, les portraits de certaines des militantes, avec en légende : " Soldats ! Ne vous y trompez pas ! Les membres de cette organisation violent la loi et mettent en danger la sécurité de notre pays"... Jusqu'à présent, elles sont près d'une quarantaine d'Israéliennes à s'être retrouvées pour interrogatoire dans les locaux de la police.

"Affaire Zeitouni": un des deux Français reconnait avoir été au volant

leeze.gifUn des deux Français qui se sont enfuis après avoir été impliqués dans un accident mortel de la route à Tel-Aviv en septembre a reconnu avoir été au volant dans un film diffusé lundi par la Deuxième Chaîne privée de télévision israélienne.

AFP - Un des deux Français qui se sont enfuis après avoir été impliqués dans un accident mortel de la route à Tel-Aviv en septembre a reconnu avoir été au volant dans un film diffusé lundi par la Deuxième Chaîne privée de télévision israélienne.

"C'est moi qui conduisais. C'est moi (...) ça me fait mal, tout ça. J'ai fait l'accident, je ne l'ai pas fait exprès", a affirmé Claude Khayat dans ce film tourné à son insu dans le cadre de l'émission "Ouvda" (Fait) de la journaliste Ilana Dayan, spécialisée dans les enquêtes.

Le 16 septembre, M. Khayat conduisait une 4X4 à bord de laquelle se trouvait son ami Eric Robic, quand il a renversé une Israélienne de 25 ans, Lee Zeitouni, tuée dans la collision.

Tous deux ont ensuite regagné précipitamment la France, suscitant un tollé en Israël où un collectif "Justice pour Lee" s'est formé pour réclamer que les deux hommes soient jugés en Israël.

Epaulé par Ilana Dayan, le fiancé de la jeune femme, Roï Peled, a entrepris de retrouver les deux fuyards en France. Il a pour cela notamment eu recours à Yossi Ayache, un Juif français qui les connaissait, et a accepté de s'équiper d'une caméra invisible.

Dans ses locaux d'un luxueux grand immeuble parisien, M. Khayat, s'est ainsi fait piéger, et a d'abord raconté sa version de l'accident à M. Ayache, après s'être préparé un joint de hashish, en plaidant: "Après le choc, il n'y avait rien. La petite, elle est passée de l'autre côté de la voie, et Eric hurlait".

Mis en confiance, M. Khayat a ensuite accepté de parler à Roï Peled par téléphone, qui se trouvait dans une voiture en bas de l'immeuble, la scène étant filmée et le son enregistré, toujours à son insu.

C'est alors qu'il a formellement reconnu avoir été au volant le jour de l'accident.

Au cours de l'enquête de télévision, divers personnages ont accusé sous condition d'anonymat les deux Français d'être mêlés à la pègre israélienne, notamment à un de ses patrons, Charlie Aboutboul, un fait que reconnait Claude Khayat, affirmant dans le film lui devoir de l'argent.

Plusieurs témoins les ont qualifiés de "voyous", indiquant notamment qu'ils seraient mêlés à des escroquerie dans des affaires de publicité et de cartes de crédit et qu'"ils travaillent avec des Serbes".

Un autre témoin a affirmé que quelques heures avant l'accident, tous deux passablement éméchés voulaient s'offrir un spectacle spécial après la fermeture d'un club de strip tease à Ramat Gan, près de Tel-Aviv.

Interrogé par l'AFP après l'émission, Roï Peled s'est déclaré "content que de nouveaux détails aient été dévoilés, le grand public comprendra mieux qui sont les gens qui ont tué Lee (...) C'est un scandale que la France continue d'offrir un abri à ces criminels".

La France n'extradant pas ses ressortissants hors de l'Union européenne, et aucune plainte n'ayant été déposée dans l'Hexagone, les deux hommes sont au centre d'un imbroglio juridico-diplomatique: ils pourraient éventuellement être jugés en France, à condition que la justice israélienne accepte de renoncer à les poursuivre.

Cette affaire a suscité une très vive émotion dans l'opinion israélienne et écorné l'image de la France.

L'ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot, est venu en personne expliquer la procédure légale française il y a une semaine devant la commission de l'immigration et de la diaspora du Parlement. Les débats ont été diffusés en direct à la télévision.

Le collectif "Justice pour Lee" a organisé plusieurs manifestations, notamment devant l'ambassade de France, et interpellé des personnalités françaises en visite en Israël.

Des journalistes israéliens dénoncent les menaces sur la liberté de la presse dans leur pays

Des centaines de journalistes, dont des présentateurs vedettes de la radio télévision, ont dénoncé dimanche 20 novembre les menaces qui pèsent selon eux sur la liberté de la presse, lors d'un rassemblement à Tel Aviv. Cette manifestation, sans précédent en Israël, visait la campagne législative tous azimuts du camp ultranationaliste, ciblant les médias jugés trop critiques envers le pouvoir, la Cour suprême et des ONG classées à gauche.

"Nous sommes confrontés à une ivresse d'un pouvoir qui ne connaît plus ses limites", a déclaré à la tribune le principal présentateur de nouvelles à la radio militaire, Razi Barkaï. "L'attaque contre la liberté de la presse est inséparable de l'offensive contre l'indépendance de la justice", a mis en garde une autre journaliste, Ilana Dayan, reporter de la seconde chaîne de télévision privée.

Les journalistes s'insurgent contre un projet de loi élaboré par des députés d'extrême droite destiné à aggraver de façon draconienne la législation sur la diffamation. S'il était adopté par la Knesset (parlement), il permettrait d'infliger des amendes très lourdes à des médias attaqués en justice pour diffamation, quand bien même les plaignants n'apporteraient pas la preuve qu'ils ont subi des dommages réels du fait de la publication des textes incriminés.

Les journalistes se sont également élevés contre les pressions sur la chaîne privée 10. Connue pour son indépendance dans ses programmes de nouvelles, elle est menacée de fermeture après qu'une commission parlementaire à majorité de droite eut refusé de renflouer ses dettes. Le 13 novembre, l'extrême droite avait marqué un nouveau point en obtenant le feu vert du gouvernement à deux propositions de loi controversées ciblant le financement d'ONG israéliennes hostiles à l'occupation et à la colonisation des Territoires palestiniens. Pour l'heure, toutefois les deux lois ont été gelées, suite au tollé qu'elles ont provoqué en Israël et à l'étranger.

Un tableau volé par les nazis saisi par les USA

TALLAHASSEE, États-Unis - Les autorités américaines ont saisi un tableau italien datant du 16e siècle qui était accroché aux murs d'un musée de la Floride, sous prétexte que l'oeuvre a été dérobée à une famille juive par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale et qu'elle devrait être retournée aux héritiers de la famille.

Le gouvernement des États-Unis conservera le tableau jusqu'à ce qu'un juge fédéral arrive à retracer ses propriétaires légitimes, a précisé la procureure américaine Pamela Marsh.

La toile baroque était l'une des 50 oeuvres d'art qui avaient été prêtées au Mary Brogan Museum of Art & Science de Tallahassee par un musée milanais pour une exposition qui a pris fin un peu plus tôt cette année.

Les autorités fédérales prévoyaient retirer le tableau vendredi après-midi.

La toile de Girolamo Romano représentant le Christ, la croix et un voleur, venait du musée Pinacoteca di Brera de Milan. Datant approximativement de 1538, il aurait été acheté par Gentili di Giuseppe en lors d'une vente aux enchères qui avait eu lieu à Paris en 1914. M. di Giuseppe est décédé en 1940, peu après l'arrivée des nazis en France.

Le tableau ferait partie des quelques 155 oeuvres qui ont été mises à l'encan par le gouvernement de Vichy, en 1941, pour rembourser des dettes. Mais des membres de la famille juive de Gentili di Giuseppe, qui ont fui la France pendant l'occupation nazie, estiment que cette transaction était illégale.

En septembre, le bureau de Pamela Marsh a ordonné au musée de garder la toile au lieu de la retourner en Italie. Vendredi, un juge a accordé au bureau de Me Marsh la permission de la céder aux agents des douanes américains.

Touristes turcs maltraités à Tel Aviv?

Plusieurs touristes turcs ont affirmé avoir été maltraités à l’aéroport de Tel Aviv, quelques jours après une nouvelle poussée de fièvre diplomatique entre la Turquie et Israël, a écrit lundi l’agence de presse Anatolie.

Certains de ces touristes ont expliqué qu’ils avaient été séparés de voyageurs ayant d’autres nationalités, au moment où ils embarquaient pour la Turquie dimanche, et qu’ils ont été isolés pour de longues fouilles corporelles, a précisé l’agence.

“Ils ont immédiatement laissé passer un groupe de Bucarest... mais nous, ils nous ont conduits aux vestiaires. Nous avons enlevé nos habits et nos chaussures. Ils nous ont fouillés avec leurs mains et avec un détecteur“, a déclaré Arif Cinar à Anatolie, en arrivant à l’aéroport Atatürk d’Istanbul. “Ils nous ont fouillés au corps plusieurs fois, pour détecter d’éventuels explosifs“, a-t-il dit.

Un autre passager, Mustafa Teke, a déclaré qu’on la forcé à retirer ses habits.

“Je leur ai dit que j’étais musulman et que je n’enlèverais pas mon pantalon. Ils m’ont dit que dans ces conditions je ne pourrais pas partir... Ils m’ont obligé à enlever mon pantalon“, a-t-il déclaré.

Le guide de ces touristes, Eyup Ensar Ugur, a expliqué que le vol avait été retardé à cause de ces fouilles. “Ils ont examiné trois fois un de mes mouchoirs un papier“, a-t-il dit.

La Turquie a expulsé la semaine dernière l’ambassadeur israélien et a suspendu tous les accords militaires avec Israël, ce pays refusant de présenter ses excuses pour un raid sur un navire humanitaire turc se dirigeant vers Gaza, en 2010, au cours duquel neuf Turcs avaient été tués.

Le ministère israélien des affaires étrangères s’est pour sa part plaint de l’attitude d’officiels turcs, vis-à-vis de touristes israéliens.

Une quarantaine de touristes israéliens ont été retenus et interrogés en débarquant lundi à l’aéroport international d’Istanbul, a indiqué le ministère.

“Les passagers arrivés lundi matin par un vol de la compagnie Turkish Airlines ont été conduits dans des salles séparées pour être interrogés un par un, après que leurs passeports aient été confisqués“, a indiqué à l’AFP une porte-parole du ministère, Ilana Stein.

“Après une heure et demie, ils ont pu récupérer leurs passeports et ont été autorisés à partir“, a-t-elle dit, ajoutant que “c’est la première fois qu’un tel incident nous est rapporté“.

Interrogés par des radios, certains passagers se sont plaints d’avoir été séparés des autres voyageurs et d’avoir eu à subir des fouilles humiliantes.

Des touristes israéliens retenus en débarquant en Turquie

Une quarantaine de touristes israéliens ont été retenus et interrogés en débarquant lundi à l'aéroport international d'Istanbul, a indiqué le ministère israélien des Affaires étrangères.
"Les passagers arrivés lundi matin par un vol de la compagnie Turkish Airlines ont été conduits dans des salles séparées pour être interrogés un par un, après que leurs passeports aient été confisqués", a indiqué à l'AFP une porte-parole du ministère, Ilana Stein.
"Après une heure et demie, ils ont pu récupérer leurs passeports et ont été autorisés à partir", a-t-elle précisé.
"C'est la première fois qu'un tel incident nous est rapporté et nous examinons cette affaire", a souligné la porte-parole.
Interrogés par des radios israéliennes, certains passagers se sont plaints d'avoir été séparés des autres voyageurs sans explications et d'avoir eu à subir des fouilles humiliantes.
Cet incident s'est produit trois jours après l'annonce par la Turquie d'une série de mesures de rétorsion à la suite du refus d'Israël de présenter des excuses pour l'abordage meurtrier d'un ferry turc (9 morts) par un commando de marine israélien le 31 mai 2010.
La Turquie a décidé d'expulser l'ambassadeur d'Israël à Ankara et de geler les relations militaires avec son ancien allié stratégique.
La Turquie a été longtemps une des destinations touristiques préférées des Israéliens (plus de 500.000 en 2008).
Mais depuis, ce chiffre est en baisse constante en raison de la dégradation des relations entre les deux pays.
Toutefois, une forte reprise a été enregistrée cet été, marquée par l'arrivée de 80.000 touristes israéliens en juillet en Turquie, selon les chiffres israéliens.

Arrestation de quatre hommes soupçonnés de vol d'objets religieux dans une synagogue italienne

carte-israel.gifLa police israélienne a arrêté quatre hommes soupçonnés d'avoir volé pour plus d'un million de dollars (730.000 euros) d'objets religieux dans une synagogue en Italie, a déclaré lundi un porte-parole des forces de l'ordre.
Les quatre suspects, des Israéliens âgés d'une vingtaine d'années, ont été arrêtés samedi, a précisé Micky Rosenfeld. Ils sont accusés d'avoir volé des objets dans une synagogue de Milan la semaine dernière et de les avoir fait entrer clandestinement en Israël.

La communauté juive de Milan a signalé le vol vendredi, précisant dans un communiqué que la clé en or d'une arche et "des objets en argent très précieux" avaient été subtilisés. Les objets volés datent des 17e et 18e siècles et appartiennent à la communauté depuis plusieurs siècles, selon le communiqué.

La communauté juive milanaise a salué l'arrestation des suspects. Son président, Roberto Jarach, a souligné que l'ensemble des objets ont été retrouvés et seront ramenés en Italie.

Mode à Milan : effets graphiques et vieilles dentelles

modem.jpgLes stylistes milanais ont remis au goût du jour les dentelles de grand-mère au cinquième jour des défilés de prêt-à-porter pour un été 2011 inventant un nouveau chic allégé, tout en continuant à explorer avec créativité le filon graphique.

Domenico Dolce et Stefano Gabbana ont donné le là dans une atmosphère méditerranéenne d?une autre époque. Déballant sa malle de jeune mariée, la femme imaginée par le duo semble avoir sorti de son trousseau draps, nappes et napperons brodés et autre couvre-lit fait au crochet pour se confectionner une garde-robe très lingerie.

Broderies anglaises, macramés, applications de fleurs en dentelle sont partout ! Dans les robes d?été à bretelles, longues ou courtes, droites ou évasées, ou encore façon chemise de nuit en cotons et lins ultra fins. Le blanc est de rigueur, avec des incursions de noir pour des tailleurs très siciliens, suivant de près les courbes du corps.

De longues robes en dentelle figurent aussi chez Brioni, où Alessandro Dell?Acqua, pour la première fois aux manettes, rafraîchit et allège une silhouette jusque-là plutôt BCBG. Tout en restant très couture, les vestes sont coupées au laser pour une touche contemporaine et se portent sur des micro-shorts ou des pantalons amples.

Les chemises en popeline de soie transparentes apportent une nouvelle sensualité à cette femme Brioni qui ose des ensembles rouge vif et des tuniques marocaines.

Sur la même lancée, Salvatore Ferragamo propose une femme à l?élégance décontractée avec le lacet comme élément récurrent. Les cheveux tenus par un fichu, elle porte des robes tricots, de longues jupes aux volumes fluctuants, des blouses froncées de paysanne pour une allure "gipsy".

Sans jamais se départir de son irréductible côté aristocratique, elle privilégie les matières nobles comme la soie et le daim pour jupes, tailleurs pantalon et autre trench-peignoir.

Tout en gardant ses imprimés fantaisies et géométriques, Consuelo Castiglioni rénove le style de Marni avec une collection empruntant largement au registre sportif. Affublées d'un bonnet en cuir d'aviateur/nageur, portant des sandales à large semelle comme les claquettes des surfeurs, sa nouvelle femme endosse des shorts de cycliste et des maillots moulants aux bordures noires rappelant les combinaisons de plongeurs.

Les robes se referment au cou par des lanières en cuir passées dans des gros anneaux à la manière des sacs sportifs. Entre-jambe et coudières sont surlignés. Des tuniques à basque portées sur des pantalons corsaire à volants complètent la garde-robe.

On retrouve ce même thème de vestes à basque et robe corole chez Marco de Vincenzo, l'un des nouveaux jeunes talents de la mode italienne. Très graphique, sa collection se distingue par une grande recherche dans les traitement des tissus pour des effets optiques inattendus.

Délavés en certains points, gilet, veste et bermuda en denim noir présentent des craquelures blanches comme le négatif d'une photo. L'imprimé à la trame quadrillée d'une robe en soie est pigmenté de pixels colorés. Les plissés de jupes bicolores se transforment en rayures. Des images semblent comme projetées sur des tricots.

Grand impact visuel et graphique aussi chez Missoni, dont toute la collection explose d'énergie et de couleurs vives jusqu'au bout des doigts de pieds, vernis dans les mêmes tons fluos que les talons des sandales.

Vert, orange, rose et turquoise pop s'entrechoquent dans des vêtements patchworks décorés de motifs péruviens. Coiffées de grands sombreros carrés, une écharpe enroulée en fichu dans les cheveux resserrée autour du cou, les femmes ont des allures de paysannes de la pampa avec des robes ponchos, des chasubles, de longues tuniques tablier ou encore des maxi jupes à panneaux aux tissages variées et multicolores, enrichis de franges perlées.

Aujourd'hui, c'est notamment au tour de Dsquared2, Roberto Cavalli et Giorgio Armani.

Accusé de discrimination au physique, Prada contre-attaque

PRADA_logo.jpgArticle paru dans "Elle"

La guerre de la tyrannie de la beauté a sonné. Qui de Prada ou de Rina Bovrisse, 36 ans, aura le dernier mot ? Cette ex-employée de la filiale japonaise de la maison de couture milanaise refuse de se plier aux diktats de la beauté.

En avril dernier, la jeune femme avait poursuivi en justice ses employeurs italiens affirmant avoir été licenciée en raison de sa prétendue " laideur ". Son responsable lui aurait demandé de changer de coiffure, de perdre du poids et de s'entretenir physiquement pour " coller " au style de la maison. "

Il a dit qu'il avait honte de ma laideur ", avait déclaré la jeune femme, en sanglot, lors de la prada.jpgpremière audience. En réponse, Prada nie en bloc et contre-attaque. La maison de couture a entamé à son tour une action en justice contre la jeune femme pour atteinte à l'image de la société. Lors de la première audience mardi à Tokyo, la maison de couture a réclamé 33 millions de yens (308.000 euros), à titre de dédommagement.

L'ancienne responsable des activités commerciales de Prada Japon demande, quant à elle, l'annulation de son licenciement et des dommages et intérêts, après l'échec en mars d'un arrangement à l'amiable entre les deux parties.

La vache folle de retour en Italie

Une patiente de 42 ans atteinte de la maladie de Creutzfeldt-Jakob est dans le coma en Toscane.

On pensait en avoir fini avec la vache folle, et pourtant. Une habitante de Livourne en Italie, atteinte de cette maladie, est en fin de vie, rapporte ce mercredi 21 juillet l'Agence de sécurité alimentaire italienne (Ansa). La malade, âgée de 42 ans, est dans le coma dans l'unité de soins palliatifs.

La patiente était atteinte "probablement d'une variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob"avait indiqué le ministère de la Santé en octobre 2009. Souffrant de troubles neurologique ces derniers mois, elle avait décidé de se faire soigner à l'Institut de neurologie milanais Besta, qui a diagnostiqué une encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et l'a traitée, sans succès. La façon dont la patiente a contracté la maladie n'a pas encore été établie.

C'est le deuxième cas de "vache folle" jamais enregistré en Italie: la première victime était une Sicilienne, en 2002.

La Commission européenne avait estimé vendredi dernier en avoir pratiquement fini avec la maladie de la vache folle, une crise qui a traumatisé l'Europe pendant des années et a changé durablement les comportements.

En 2009, seuls 67 cas positifs ont été décelés dans l'Union, contre plus de 37 320 au plus fort de l'épizootie en 1992. Aussi la Commission a-t-elle décidé de mettre fin à des mesures spéciales comme l'abattage systématique des animaux du troupeau quand un cas d'ESB est détecté.