Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Israël attend de Bush des garanties de sécurité

                             Israël attend de Bush des garanties de sécurité

Article paru dans "Le Figaro",le 09/01/08

Des affiches représentant Bush entouré d'Olmert et de Pérès coiffés d'un keffieh palestinien ont été collées par des extrémistes juifs sur les murs de Jérusalem. «Complices de la terreur», peut-on y lire.
Des affiches représentant Bush entouré d'Olmert et de Pérès coiffés d'un keffieh palestinien ont été collées par des extrémistes juifs sur les murs de Jérusalem. «Complices de la terreur», peut-on y lire. Crédits photo : AP
Attendu ce mercredi à Jérusalem, le président américain va s'engager à aider l'État hébreu à contenir la puissance iranienne.

Considéré à Jérusalem comme le plus grand ami qu'Israël ait jamais eu à la Maison-Blanche, George W. Bush a été sensibilisé à la question de la sécurité de l'État hébreu dès avant son élection de novembre 2000. Alors gouverneur du Texas, il s'était rendu en visite privée en Israël. L'ancien premier ministre, Ariel Sharon, lui avait fait survoler le pays en hélicoptère, pour qu'il prenne conscience de l'exiguïté du territoire et des dangers qui en découlent. Le successeur de Sharon, Ehoud Olmert, espère à son tour convertir l'amitié en engagements concrets, en accueillant aujourd'hui le président américain.

Au premier chef des préoccupations israéliennes figure l'Iran. Israël est isolé sur la question du programme nucléaire iranien depuis la publication, à la fin 2007, d'un rapport des agences de renseignements américaines. Ce document indique que Téhéran, même s'il relançait son programme nucléaire militaire secret, ne franchirait pas le point de non-retour lui permettant de se doter de l'arme atomique avant 2010 ou 2015. Israël défend la thèse selon laquelle l'Iran aura dépassé ce seuil dès 2009 et les renseignements israéliens feront leur possible pour fournir à Bush des preuves étayant leur estimation.

Dans un rapport, le ministère israélien des Affaires étrangères s'alarme que les États-Unis aient, semble-t-il, renoncé à l'option militaire contre l'Iran. Il juge que l'Administration américaine aura désormais du mal à rallier des soutiens, pour faire voter par le Conseil de sécurité de l'ONU des sanctions efficaces contre Téhéran. « Tel-Aviv est le centre névralgique militaire et économique d'Israël. Il suffit de quelques ogives nucléaires iraniennes sur Tel-Aviv pour paralyser et détruire le pays », explique un diplomate israélien pour expliquer l'inquiétude de son gouvernement. C'est pourquoi Olmert devrait tenter d'obtenir un accord écrit du président Bush, dans lequel ce dernier s'engagerait à ce que les États-Unis ripostent militairement si l'Iran agressait directement Israël.

Au printemps 2007, Olmert avait déjà obtenu de l'Administration Bush une augmentation de 20 % de l'aide militaire américaine, qui s'élève désormais à 30 milliards de dollars étalés sur dix ans. Cette augmentation avait été accordée à titre de compensation, afin qu'Israël puisse conserver son ascendant militaire sur ses voisins arabes, après la signature d'importants contrats d'armement entre les États-Unis et l'Arabie saoudite.

Gel de la colonisation

Cependant, la plus importante contribution américaine à la sécurité d'Israël ces dernières années reste la lettre arrachée par Ariel Sharon à Bush, en mai 2005, en échange de son retrait de Gaza. Dans ce document, le président américain affirme que la création d'un État palestinien ne pourra se faire sans prendre en compte la nouvelle réalité créée par les colonies, assurant ainsi la pérennité des grands blocs d'implantation.

Sous la pression des Palestiniens, Bush devrait réclamer un gel de la colonisation, considérée par Washington comme un « obstacle » aux négociations. Olmert espère que le président américain se contentera d'une réitération de la promesse de démanteler les colonies sauvages, illégales au regard du droit israélien.

Dans de récentes déclarations, Olmert dit avoir pris conscience de la nécessité de créer un État palestinien, en raison de la croissance démographique palestinienne. Il en va de la « survie d'Israël » en tant qu'État juif et démocratique, dit-il. Olmert a laissé entendre qu'un partage de Jérusalem et un retour approximatif aux frontières datant d'avant la guerre de 1967 étaient inévitables pour y parvenir. Il dit vouloir y arriver avant que son « grand ami » ne quitte la Maison-Blanche, dans un an, afin de négocier dans les meilleures conditions possibles.

Bush, qui rêve de réussir là où ses prédécesseurs ont échoué, exhorte Palestiniens et Israéliens à conclure la paix avant la fin de son mandat, dans un an. Mais la plupart des observateurs jugent ses efforts trop tardifs et insuffisamment vigoureux pour être efficaces. Le premier ministre Olmert et le président palestinien, Mahmoud Abbas, sont tous deux dans un tel état d'affaiblissement que le processus de paix, relancé par Bush fin 2007 à Annapolis (Maryland), menace d'avorter une nouvelle fois.

L'histoire du Golem

                                              L'histoire du Golem

golemhistoire.jpgEtonnant récit que celui-ci. Nous voici plongés dans le ghetto juif de Prague en 1590, au cœur du journal intime de Perle Loew, épouse de Yehudah Loew Ben Bezadel, le grand rabbin de Prague, surnommé le Maharal, créateur du golem (une boule d’argile, d’eau et de feu, le nom de Dieu gravé sur le front), dont la légende s’est perpétuée au fil des siècles dans la culture juive ashkénaze.
Le golem aida la population du ghetto à résoudre certains mystères, comme celui de la disparition inquiétante des bébés. Très bon exécutant, le Golem était cependant dépourvu de conscience, ce qui ne l’empêcha pas de sortir de ses limites et de menacer la population, ce qui poussa son maître à le détruire, sans fournir de grandes explications ou théories sur son geste.
Alix Brijatoff serait une ancêtre lointaine du Maharal (je n’ai pas encore eu l’occasion de beaucoup fouiller sa biographie), qui avoue une fascination pour le personnage de Perle Loew, une femme caractérisée d’après elle par son esprit libre. Il est important de préciser que ce journal est imaginaire. Un roman historique en quelque sorte dont il faut démêler le vrai du faux et qui nécessite quelques recherches préalables pour comprendre l’histoire.Pour le commande, cliquez ici.

Zemmour attaque l'angélisme anti-raciste par le roman

                Zemmour attaque l'angélisme anti-raciste par le roman

zemmour.jpgEric Zemmour – Petit frère – 340 p, Denoël, 20 €.Pour commander cliquez ici.
Le journaliste du Figaro lance un nouveau pavé dans la mare avec Petit frère, un roman inspiré d'un terrible fait divers, le meurtre d'un jeune Juif par son meilleur ami d'origine maghrébine.

Le roman peut-il être un «essai affectif», autrement dit enseigner des idées en passionnant le
lecteur ? Eric Zemmour a sans doute été fasciné par le terrible destin d'un jeune homme juif nommé Sébastien Sellam, assassiné par son meilleur ami, un jeune beur, en novembre 2003, à la Cité de la Grange aux Belles, à Paris. Le meurtrier l'avait égorgé et défiguré alors qu'il rentrait chez lui en déclarant aussitôt après : «J'ai tué un juif ! J'irai au paradis !». Il avait été reconnu, dans un premier temps, irresponsable. Mais la cour d'appel a jugé recevable la demande de l'avocat de la famille juive et le procès risque finalement d'avoir lieu, une décision sera prise prochainement, le 17 janvier.

Terrible fait divers et de barbarie, qui avait davantage ému la communauté juive que les médias, et dont le journaliste du Figaro reconstitue la trame en mêlant des éléments factuels à d'autres puisés dans son imagination. Après un démarrage foudroyant – « Il lui planta la fourchette dans un œil qu'il creva » - on se glisse dans l'histoire subrepticement. L'ambiance de la cité n'est pas mauvaise. Juifs et Arabes y sont proches d'une manière devenue aujourd'hui inimaginable. Et puis, peu à peu, la barbarie fait son nid dans la vie du quartier.
La construction du récit est très réussie. On entre dans cette énigme en douceur, à partir de ses différents personnages. Une distribution en forme de melting pot, synthèse de la France des années 1980. On y trouve des familles arabes bien intégrées, des femmes arabes abandonnées par leur mari, qui peinent à élever leurs petits, des soixante-huitards cyniques ou naïfs, une petite mafia de banlieue déjà bien installée, un couple de bourgeois détruit par la libération des mœurs. Tout ce décor habilement mis en place n'est pas, cependant, au service d'une histoire mais d'une thèse, celle de l'auteur, qui apparaît en filigrane : l'anti-racisme et la gauche ont, par veulerie ou culpabilité, aidé les mafias et les intégristes à embrigader les jeunes Arabes de façon à rendre de plus en plus difficile une assimilitation que, d'ailleurs, on ne leur demande même plus au nom de ce sacro-saint « droit à la différence » – honni, et on le comprend, par l'auteur.
Livre noir, Petit frère doit être lu car il nous confronte aux dégâts de l'angélisme anti-raciste. Le roman nous promet un destin de guerre civile dans lequel une barbarie adossée au nombre et à la lâcheté finira par tout emporter. Le livre nous dit, à travers certains de ses personnages, que les Juifs de France doivent se préparer à partir, car la capacité des Français à tout accepter des jeunes beurs est infinie et qu'elle mènera le pays au désastre.
Un seul regret : si la construction du récit est remarquable et tient en haleine, les personnages y sont parfois des archétypes. Il leur manque ce grain d'imprévu qui leur permettrait d'échapper à leur créateur pour devenir de vrais personnages. Leurs destins paraissent inexorables, esclaves d'une théorie que l'auteur n'a plus envie de faire vivre que par des fictions. Sans doute parce qu'il pense, un peu tristement, que sur certains sujets, la vérité ne dispose plus de public. On est curieux, d'ailleurs, de connaître l'accueil qu'une génération de journalistes formés dans les bataillons de la gauche morale réservera à cet ouvrage.
Eric Zemmour – Petit frère – 340 p, Denoël, 20 €.Pour commander cliquez ici.

 

Arrivée en Israël de George Bush, qui va tenter de relancer le processus de paix

Arrivée en Israël de George Bush, qui va tenter de relancer le processus de paix

TEL AVIV,le 09/01/08 - Le président américain George W. Bush a annoncé dès son arrivée mercredi en Israël pour sa première tournée dans la région, avec comme objectif affiché d'accélérer la reprise du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens.

"Nous voyons une nouvelle opportunité pour la paix en Terre Sainte et la liberté dans la région", a déclaré le président américain lors de la cérémonie d'accueil à l'aéroport international Ben Gourion, à Tel Aviv peu avant midi. Le président Shimon Peres et le Premier ministre Ehoud Olmert, entourés de tout le gouvernement, l'ont accueilli sur le tapis rouge déployé sur le tarmac. "Il était temps que je revienne", a commenté George Bush en référence à sa dernière visite en 1998, avant son élection à la Maison Blanche.

"L'alliance entre nos deux pays permet de garantir la sécurité d'Israël en tant qu'Etat juif", a ajouté George Bush.

Dans son message d'accueil, le Premier ministre Ehoud Olmert a qualifié le lien entre Israël et les Etats-Unis d'"inébranlable". "Nos politiques reflètent cette compréhension mutuelle des défis auxquels Israël est confronté dans cette région troublée, ainsi qu'un engagement solide pour notre sécurité.

Sur le dossier iranien, le président Shimon Peres a prévenu que Téhéran ne devrait pas sous-estimer la détermination d'Israël à se défendre et a appelé George Bush à "stopper la folie" de l'Iran, du Hezbollah et du Hamas.

Près de 10.000 policiers ont été déployés à Jérusalem pour assurer la sécurité de la visite du président américain, qui doit rencontrer le président palestinien

au cours d'une tournée dans la région pour relancer le processus de paix.

Manifestations contre Bush à Gaza

                                   Manifestations contre Bush à Gaza

GAZA, Bande de Gaza,le 09/01/08 - Plusieurs groupes de militants palestiniens ont manifesté mercredi dans la Bande de Gaza leur rejet de la visite au Proche-Orient du président américain George Bush, tandis que les responsables de l'Autorité palestinienne saluaient ce voyage.

Le Hamas a prévu d'organiser une grande manifestation dans plus tard la journée de mercredi, mais quelques dizaines de ses partisans ont déjà défilé à Gaza. D'autres rassemblements plus modestes ont déjà eu lieu dans la Bande de Gaza, comme celui qui a réuni environ 200 membres du Fatah de Mahmoud Abbas ainsi que d'autres mouvements non musulmans contre ce qu'ils dénoncent comme la position pro-israélienne du président américain.

"Nous demandons au président Bush d'adopter une position équitable au cours de sa visite, et de ne pas continuer sa politique biaisée en faveur du gouvernement d'occupation", a lancé aux manifestants Zakaria al-Agha, haut responsable du Fatah dans le territoire.

En Cisjordanie, le conseiller du président Mahmoud Abbas Saeb Erekat a lui souligné que la visite de Bush était importante en ce qu'elle témoignait de son soutien aux négociations en cours.

Par ailleurs, une vingtaine d'hommes en armes et masqués, revendiquant leur appartenance à un petit groupe islamique appelé "Armée de la nation", ont défilé à Kan Younès. C'est la première fois que ce groupe se manifeste au grand jour après avoir récemment revendiqué plusieurs tirs de roquettes et de mortiers contre Israël.

Comme d'autres mouvements, l'Armée de la nation revendique sa proximité avec Al-Qaïda, mais un lien formel entre ces groupes et l'organisation terroriste reste difficile à établir.

Bush commence une visite historique en Israël en appelant à une paix durable

Bush commence une visite historique en Israël en appelant à une paix durable

JERUSALEM ,le 09/01/08- Le président américain George W. Bush a commencé mercredi une visite historique en Israël en affirmant sa volonté d'une "paix durable", mais aussi en tenant des propos sur "l'Etat juif" qui ont suscité de violentes critiques des radicaux du Hamas palestinien. Evènement

Dès son arrivée à l'aéroport Ben Gourion, près de Tel Aviv, pour la première visite en Israël de sa présidence débutée en 2001, M. Bush et les dirigeants israéliens venus l'accueillir, Shimon Peres et Ehud Olmert, ont affirmé la force de l'alliance entre les deux pays.

Mais le président Peres a aussi énoncé l'autre préoccupation première au moment de recevoir M. Bush, en lançant une mise en garde vigoureuse à l'Iran.

Reçu en grande pompe, M. Bush a évoqué le but de la première visite d'un président américain en Israël depuis 1998: favoriser avant la fin de sa présidence, dans un an, un accord de paix conduisant à la création d'un Etat palestinien coexistant en paix avec Israël.

M. Bush, volontiers accusé de s'être désintéressé de la question pendant sept années, est arrivé précédé par un scepticisme largement répandu et des attentes de part et d'autre: les Palestiniens souhaitent qu'il fasse pression sur les Israéliens pour que cessent la colonisation et les raids; ces derniers, qu'il défende leurs intérêts.

Un activiste palestinien a été tué et quatre autres blessés mercredi dans une attaque de l'armée israélienne à Gaza, selon des sources médicales.

Dans ce contexte, les propos de M. Bush sur un "Etat juif" ont retenu l'attention. "L'alliance entre nos deux pays contribue à garantir la sécurité d'Israël en tant qu'Etat juif", a-t-il dit.

La Maison Blanche souligne que ce n'est pas la première fois que M. Bush parle "d'Etat juif". La question de la reconnaissance d'Israël comme "Etat juif" est cruciale dans les négociations entre Israéliens et Palestiniens, en particulier pour régler l'épineux différend sur le retour des réfugiés palestiniens.

Mais le Hamas au pouvoir à Gaza ne l'a pas entendu de cette oreille.

Ces déclarations "constituent une reconnaissance américaine du caractère juif de l'Etat de l'occupation. (Elles) équivalent à un soutien américain à la mise en place d'un régime d'apartheid dans notre région au détriment des droits du peuple palestinien", a déclaré le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri.

"Ces déclarations graves trahissent les vrais objectifs de Bush qui est venu dans la région pour offrir davantage de soutien politique à l'occupant (..) sans tenir compte des intérêts de notre peuple", a-t-il dit.

M. Bush a expliqué avant de partir qu'il comptait aider le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Olmert à faire la paix, et rallier le soutien fondamental des pays arabes à cet effort.

Israël et la Cisjordanie ne sont que les premières étapes d'une tournée le conduisant jusqu'au 16 janvier au Koweït, à Bahreïn, aux Emirats arabes unis, en Arabie saoudite et en Egypte.

Dans ces pays comme en Israël, il s'agit aussi pour M. Bush d'assurer que, malgré un retentissant rapport paraissant minimiser le péril nucléaire iranien, les Etats-Unis continuent à considérer la République islamique comme une "menace" et resteront engagés dans la sécurité de la région pétrolifère du Golfe.

A peine M. Bush avait-il mis le pied sur le sol israélien que M. Peres évoquait le spectre iranien qui plane sur la visite, comme l'a rappelé un incident survenu ce weekend entre marines américaine et iranienne dans le Golfe.

"L'Iran ne devrait pas sous-estimer notre détermination à nous défendre", a prévenu M. Peres. Il a appelé M. Bush à aider à "mettre un terme à la folie" de l'Iran, du Hezbollah libanais et du Hamas.

Le conseiller de M. Bush à la sécurité nationale, Stephen Hadley, a dénoncé de son coté un acte "très provocateur" et averti les Iraniens que "si cela se reproduisait, ils devraient subir les conséquences d'un tel incident".

M. Bush se partagera jusqu'à vendredi entre Israël et la Cisjordanie, évitant la bande de Gaza, l'autre territoire palestinien passé sous le contrôle du Hamas radical en juin.

Dans une région parcourue de forts sentiments antiaméricains, Israël paraît a priori plus favorable à M. Bush. Mais plus de 11.000 policiers israéliens sont mobilisés pour l'opération "Ciel ouvert", nom de code de la visite, du jamais vu depuis la venue du pape Jean Paul II en 2000.

Des quartiers entiers de Jérusalem sont fermés. L'armée israélienne a décrété le bouclage de la Cisjordanie.

Bush à Ramallah pour rappeler Abbas à garantir la sécurité d'Israël

       Bush à Ramallah pour rappeler Abbas à garantir la sécurité d'Israël

bushisrael.jpgRAMALLAH ,le 10/01/08- George W. Bush effectue jeudi la première visite d'un président américain en exercice à Ramallah, en Cisjordanie, pour rappeler au président palestinien Mahmoud Abbas les exigences israéliennes de sécurité et l'aider à progresser vers un règlement du conflit.
Sous un épais brouillard, qui l'a contraint à effectuer le trajet depuis Jérusalem par la route plutôt qu'en hélicoptère, M. Bush a été accueilli par une haie d'honneur dans la cour de la Mouqataa, le siège de l'Autorité palestinienne, accompagné par M. Abbas.
 
Les deux hommes s'étaient embrassés avant de fouler le tapis rouge pour pénétrer dans le bâtiment.

Vingt-quatre heures après avoir posé le pied en Israël pour la première fois en sept ans de présidence, M. Bush poursuit coté palestinien une tournée historique destinée à favoriser la conclusion d'un accord de paix avant la fin de son mandat en janvier 2009.

Avant lui, aucun président américain ne s'est rendu à Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne établi par le prédecesseur de M. Abbas, le défunt Yasser Arafat honni par M. Bush qui ne se recueillera d'ailleurs pas sur sa tombe.

La réalité à laquelle M. Bush sera confronté dans une Cisjordanie bouclée pour la circonstance par l'armée israélienne est moins reluisante qu'on pourrait le penser. Et la population, échaudée par les échecs passés, l'attend sans grand enthousiasme.

D'autant que M. Abbas, président de l'Autorité palestinienne soutenu par les Occidentaux, apparaît affaibli par la perte de son contrôle sur la bande de Gaza passée l'an dernier par la force sous la coupe de l'organisation radicale du Hamas.

Cette partition des Territoires passe pour un obstacle majeur sur la voie d'un règlement de soixante ans de conflit entre Israéliens et Palestiniens.

La Maison Blanche essaie de la présenter comme une chance: il s'agirait de soutenir politiquement et financièrement M. Abbas, les modérés et la Cisjordanie avec l'espoir de rallier à terme la bande de Gaza, où le Hamas refuse de reconnaître le droit à l'existence d'Israël et les aspirations à la prospérité et à la liberté, selon les mots de M. Bush.

En attendant, les roquettes continuent à tomber sur Israël à partir de la bande de Gaza où des milliers de sympathisants du Hamas ont manifesté au cours des derniers jours contre la venue dans la région du président américain qualifié de "boucher du monde".

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a accepté en novembre à la conférence d'Annapolis (Etats-Unis) réunie sous les auspices de M. Bush de rechercher un accord de paix avec M. Abbas avant fin 2008.

Mais lui-même et M. Bush ont lié mercredi un règlement à un arrêt des attaques contre Israël. "En ce qui concerne les roquettes, la première question que je poserai au président Abbas, ce sera: que comptez-vous faire à ce sujet", a dit M. Bush, déjà accusé d'épouser presque aveuglément la cause du grand allié israélien.

Les Palestiniens, pour leur part, réclament un arrêt des raids et des implantations sauvages israéliennes dans les Territoires.

Les colonies illégales "doivent disparaître", a dit M. Bush.

Mais M. Olmert, au lustre politique guère plus reluisant que celui de M. Abbas, a pris soin de souligner qu'il n'avait pris aucun nouvel engagement auprès de M. Bush.

La Maison Blanche a ainsi déconseillé d'attendre une avancée spectaculaire d'un périple qui, après trois jours en Israël et dans les Territoires, emmènera M. Bush dans le Golfe jusqu'au 16 janvier.

Aucune rencontre trilatérale Abbas-Bush-Olmert n'est prévue à ce stade.

Confronté à un scepticisme largement répandu, M. Bush s'est quand même dit confiant dans les chances de voir un accord sous sa présidence et de remporter un succès diplomatique important pour un homme volontiers accusé de s'être désintéressé du conflit israélo-palestinien pendant sept ans.

A la Mouqataa, le quartier général de M. Abbas transformé en forteresse, M. Bush dira au président palestinien la même chose qu'à M. Olmert la veille: que les Etats-Unis les aideront mais qu'il appartient aux dirigeants palestinien et israélien de faire les "choix difficiles" et les "compromis politiques douloureux".

Chrétien fervent, M. Bush visitera jeudi après-midi l'église de la Nativité à Bethléem en Cisjordanie, où le Nouveau Testament situe la naissance du Christ mais qui est aussi un lieu de pèlerinage musulman.

Bush au Proche-Orient menace l'Iran de riposte militaire en cas d'agression

 Bush au Proche-Orient menace l'Iran de riposte militaire en cas d'agression

JERUSALEM,le 10/01/08- Le président George W. Bush a débuté mercredi sa première visite au Proche-Orient en menaçant de Jérusalem son ennemi numéro un, l'Iran, d'une riposte militaire en cas d'agression. Evénement

Sur le volet israélo-palestinien, il s'est dit optimiste sur les chances de paix, mais a ouvertement lié un accord à la fin des attaques perpetrées contre Israël du territoire de Gaza, contrôlé par les islamistes du Hamas.

"Toutes les options sont sur la table pour protéger nos biens", a dit M. Bush, utilisant la formule consacrée pour évoquer la possibilité d'un recours à la force contre l'Iran, trois jours après un dangereux face-à-face dans les eaux stratégiques du détroit d'Ormuz, où transite une part considérable du trafic pétrolier mondial.

"Nous avons déjà dit clairement et publiquement, et ils (les Iraniens) connaissent notre position, (...) qu'il y aura de graves conséquences s'ils attaquent nos bâtiments, purement et simplement", a dit M. Bush lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert.

"Et le conseil que je leur donne est le suivant: ne faites pas ça."

Il s'agit de la plus vigoureuse mise en garde publique de la part de l'administration américaine depuis l'incident de dimanche, qui vient s'ajouter au contentieux sur le nucléaire iranien.

Washington accuse en outre Téhéran d'attiser les violences en Irak et a annoncé mercredi avoir gelé les avoirs d'un général de l'armée iranienne.

La mise en garde de M. Bush résonne d'autant plus qu'elle est lancée lors d'un voyage précisément destiné à affirmer l'engagement des Etats-Unis à contenir l'Iran, accusé de vouloir se doter de l'arme atomique, et à assurer la sécurité de l'allié israélien et des pays arabes de la région pétrolifère du Golfe.

Selon des documents du Pentagone, des vedettes iraniennes ont harcelé et menacé d'attaquer trois bâtiments américains dans le détroit d'Ormuz. Le conseiller de M. Bush à la sécurité nationale, Stephen Hadley, a affirmé qu'un échange de tirs avait été très proche.

Un haut responsable militaire iranien a assuré que les images du Pentagone provenaient des archives et que la bande son était "truquée".

Ces nouvelles crispations ont confirmé combien la "menace" iranienne pèse sur la tournée du président américain.

A peine avait-il posé le pied sur le sol israélien qu'il était rappelé aux inquiétudes du grand allié régional, qui se considère comme la cible désignée des activités nucléaires et balistiques de Téhéran.

L'Iran a été au coeur des entretiens entre MM. Bush et Olmert, selon un responsable israélien.

Si l'objectif premier de la tournée de M. Bush, selon la Maison Blanche, est de favoriser un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens, le président américain a souligné qu'il comptait rassurer Israël et les pays arabes inquiets de la montée en puissance d'un Iran profitant de la situation en Irak.

M. Bush, qui se rendra dans le Golfe à compter de vendredi, a répété que, malgré le retentissant rapport des services des renseignements américains paraissant minimiser le péril nucléaire iranien, les Etats-Unis continuaient de considérer la République islamique comme une "menace pour la paix mondiale".

M. Olmert s'est dit "conforté" après ses entretiens avec M. Bush.

Sur le dossier palestinien, le président Bush a assuré être "très confiant" quant aux chances de parvenir à un règlement avant la fin de son mandat, début 2009, tandis que M. Olmert a promis de poursuivre "sérieusement" les négociations de paix relancées officiellement à Annapolis (Etats-Unis) fin novembre.

Mais M. Bush a souligné qu'il demanderait au président palestinien Mahmoud Abbas, qu'il rencontre jeudi à Ramallah de faire cesser les tirs de roquettes et autres attaques contre Israël de Gaza.

La tâche s'avère quasi impossible pour M. Abbas dont l'autorité ne s'exerce plus que sur la Cisjordanie depuis le coup de force du Hamas à Gaza en juin.

M. Olmert, qui a par ailleurs réaffirmé son "engagement" à démanteler les colonies sauvages de Cisjordanie, est allé dans le même sens que M. Bush, estimant "très très difficile de parvenir à une entente pacifique" "tant que le terrorisme se poursuivra à Gaza".

Dans la journée, une vingtaine de roquettes et d'obus de mortiers ont été tirés du nord de Gaza contre le sud d'Israël, faisant un blessé léger à Sdérot et des dégâts matériels.

Deux civils et un activiste palestiniens ont été tués et 10 personnes blessées dans des ripostes de l'armée israélienne.

La Syrie se dit prête à reprendre des négociations de paix avec Israël

      La Syrie se dit prête à reprendre des négociations de paix avec Israël

DAMAS, le 10/01/08 - La Syrie a affirmé mercredi qu'elle ne cherchait pas de solution militaire à son conflit avec Israël et qu'elle était prête à reprendre des négociations de paix avec l'Etat hébreu.

"Nous ne cherchons pas du tout de solution militaire", a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères Walid al-Moallem lors d'un entretien sur la chaîne de télévision Al-Arabiya. "Pour cette raison, nous avons participé en 1991 au processus de paix (au Proche-Orient, NDLR) et nous sommes engagés dans des discussions avec les Israéliens pendant dix ans sous l'égide des Etats-Unis".

Ces négociations avaient pratiquement permis de parvenir à un accord entre les deux pays en 2000, avant d'être rompues, notamment pour des questions de tracé des frontières. La Syrie exige qu'Israël lui rende le Plateau du Golan, annexé par l'Etat hébreu lors de la guerre de 1967.

Mercredi, Walid al-Moallem a affirmé que Damas était "prêt à reprendre des négociations de paix du côté syrien d'une manière qui ne contredirait pas les progrès du côté palestinien".

A l'issue d'une rencontre avec le président syrien Bachar El-Assad le 30 décembre dernier, le sénateur américain Arlen Specter avait indiqué que Damas était prêt à reprendre les négociations avec Israël.

Réagissant à la visite de George W. Bush au Proche-Orient, Walid al-Moallem a affirmé ne pas y voir une avancée dans le processus de paix. "Il n'y a aucun progrès, ni du côté palestinien, ni du côté syrien", a-t-il déclaré.

George Bush promet un accord de paix d'ici à la fin de son mandat

         George Bush promet un accord de paix d'ici à la fin de son mandat

RAMALLAH,le 10/01/08 - Le président américain George W. Bush a prédit jeudi que le traité de paix entre Israéliens et Palestiniens pourrait être conclu d'ici à la fin de son mandat. Il s'est déclaré convaincu que les leaders des deux partis comprennent "l'importance de deux Etats démocratiques vivant côte à côte" en paix

"Je suis convaincu sur le fait qu'avec l'aide appropriée, l'Etat palsetinien émergera", a déclaré George Bush à Ramallah. "Je suis convaincu que le status quo n'est pas acceptable, M. le président", a-t-il dit à l'attention de son homologue palestinien Mahmoud Abbas. "Et nous voulons vous aider".

Le président américain attend des deux partis qu'elles "honorent les obligations de la feuille de route".

A ses côtés, le président Abbas a appelé Israël à remplir ses engagements pour le plan de paix, espérant que "ce sera l'année pour la paix".

La visite de George Bush "donne un grand espoir à notre peuple", a souligné Mahmoud Abbas, qui a accueilli le président américain à son quartier général, la Mouqata, pour sa première visite dans les territoires palestiniens.