Vifs débats autour de la prostitution au tribunal à Tel-Aviv

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Vifs débats autour de la prostitution au tribunal à Tel-Aviv

Le tribunal des affaires locales de Tel-Aviv a décidé hier (lundi) que les femmes qui ont travaillé dans une maison close, dont il vient d’ordonner la fermeture, pourront continuer à se livrer à la prostitution dans le cadre d'une maison close, si ce sont elles qui la gèrent.

Vifs débats autour de la prostitution au tribunal à Tel-Aviv

Le juge a donc ordonné la fermeture de la maison close située dans la rue Yitzhak Sadeh dans le sud de la ville, bien que les 15 femmes qui y travaillent se soient jointes au propriétaire des lieux dans la requête, pour demander de ne pas la fermer. En effet, les femmes craignaient d'être contraintes de retourner sur le trottoir et elles allèguent que les conditions sont beaucoup plus difficiles.

Il y a deux ans, l'Etat a cherché à fermer la maison close. Au début de la procédure, le Tribunal a permis que le travail sur place continue temporairement, en attendant qu’une décision définitive soit prise. Les discussions se sont poursuivies jusqu'à aujourd'hui. Les femmes se sont jointes au procès et le Tribunal est devenu le théâtre de vifs débats entre les parties.

Selon le parquet : "C’est une grande maison close, peut-être même la plus grande de Tel Aviv’. Il a également affirmé qu’il n’avait pas l’intention de poursuivre les femmes, mais ceux qui exploitent les lieux.

Néanmoins, les femmes qui ont témoigné ont présenté la prostitution comme une profession par choix. La plupart l’a justifié pour survivre économiquement ou pour améliorer la qualité de leur vie. D’autres disent qu’une maison close est un endroit discret, propre, ordonné et sûr. Les femmes ont déclaré que la fermeture du lieu n’arrêtera pas le cycle de la prostitution, mais les renverront dans la rue. "C’est mon corps. Je ne pense pas que quiconque ait le droit de me dire ce qu'il faut faire avec», a dit l'une d'elles.

Dans sa décision le juge Itay Hermeline n'a pas ménagé l'Etat afin qu'il lutte davantage contre la prostitution et il stipule : « Je suis convaincu qu'il existe des motifs raisonnables de préoccupation si l’on ne restreint pas l'utilisation des lieux, les infractions de proxénétisme vont devenir des infractions de prostitution. L'Etat a pris l'engagement de ne pas appliquer l'article de la loi sur l'interdiction de la prostitution, pour un lieu qui sert à la prostitution, dans les cas suivants: La prostitution se fait dans l’appartement résidentiel de la femme qui se prostitue, la prostitution se fait dans un lieu loué par des prostituées dans le but de se prostituer, ou bien une prostituée a loué un endroit pour le faire et a invité d'autres femmes, exerçant la même activité.

Cela signifie que les femmes qui se prostituent…ne devront pas aller travailler dans la rue comme elles le craignent ".

Source :ynet.co.il

 

Copyright: Alliance

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Dans le cas contraire des poursuites pourront être engagées.

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