Shoah, Holocauste deux mots effroyables qui signent le génocide des Juifs

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Comité Français pour Yad Vashem

Shoah, Holocauste deux mots effroyables qui signent le génocide des Juifs d'Europe de l'Est.

À la question où était Dieu à ce moment-là ?  La rhétorique qui s'impose est : mais où était donc l'homme ? Seuls, quelques hommes et femmes, pourront répondre : Nous, nous étions là !

Mais qui sont-ils ? Ils ne sont pas Juifs. Leur seule religion est l'humanité.

Malgré la peur, du régime nazi, de la délation, de la dénonciation, ces hommes, ces femmes ont sauvé des Juifs, au péril de leur vie et de leur famille, sans se poser de questions, parce qu'ils estimaient que c'était normal.

Ils ont caché des enfants, des hommes, des femmes, des familles, leur ont donné du travail, souvent des faux papiers et sans contrepartie aucune.

"En honorant ceux qui ont refusé de se plier à la fatalité de la volonté exterminatrice de l'idéologie nazie, la médaille des Justes contribue à rétablir l'Histoire dans sa vérité." Simone Veil

Ils contribueront, certainement, au fait, que la France est un des pays qui a connu le moins de victimes de la Shoah, même si 75 558 dont 11400 enfants ne reviendront pas de cet enfer.

ils seront reconnus comme Justes parmi les nations grâce au travail de recherche de Yad Vashem.

Le comité de Yad Vashem œuvre pour la reconnaissance des Justes parmi les Nations de France . Ils sont nombreux en France à avoir reçu cette distinction honorifique grâce à Yadvashem France .

C'est une distinction honorifique pour célébrer les actions de ces hommes et de ces femmes alors que régnait, sans aucun doute, le plus grand chaos pour le peuple juif.

Ils ont démontré que lorsque les circonstances l'exigeaient, il était urgent de désobéir.

Cette abnégation, cette bravoure, dont ils ont su faire preuve, sont des exemples pour les générations d'aujourd'hui et celles à venir.

Ce sont ces personnes, dite ordinaires, qui ont été les véritables héros de cette guerre.

Cette guerre où la destruction d'une partie de l'humanité a été envisagée et exécutée par des hommes. Ces héros, inspirent, encore, aujourd'hui la foi en l’humanité.

La solution finale, un concept ? Non une atroce réalité.

Répulsive et à la fois fascinante. Répulsive par l'effroyable douleur qu'elle soulève, fascinante car, comment peut-on accepter qu'en tout homme et femme sommeillent un Hitler selon Elisabeth Kübler-Ross.

Oui, ce sont des hommes et des femmes ordinaires qui ont exécuté les ordres d’un Hitler.
Otons-nous de l'esprit qu'ils n'étaient pas humains, ils avaient des familles, des enfants, ils appréciaient l'art, ils faisaient parti de la même société que ces hommes, femmes et enfants qu'ils assassinaient chaque jour.

Rien à priori ne les distinguaient. C'est ce constat qui nous renvoie à l'humanité, à l'humanisme.

Des femmes, des enfants, des nourrissons, des vieillards seront gazés, puis brûlés, parce que juifs.

Et ceux, considérés comme aptes à travailler, leur nom sera remplacé par un nombre, tatoué sur leur bras. Ils seront rasés. Plus de noms, plus de cheveux, plus de famille, plus rien qui ne puissent leur appartenir.

Ce n'est que plus tard, grâce au travail titanesque de YadVashem, que leur nom leur sera rendu pour l'éternité. Ces noms seront gravés dans la pierre.

Des visages, réapparaîtront grâce à des photos retrouvées et viendront supplanter, leurs cendres laissées à Auschwitz.
Des brides de leur vie, si courte, seront racontées, pour tenter de perpétuer leur souvenir.

La solution finale avait sonné le glas pour les Juifs d'Europe.

La mécanique génocidaire était parfaitement huilée et des milliers de soldats auront pour tâche de tuer des enfants, de détruire des générations entières dans le but épouvantable, inimaginable, qu'un peuple, le peuple juif soit éradiqué de la terre.

L'Allemagne devient alors, le royaume du mal absolu et Adolf Hitler son souverain.

Cette période noire, la plus noire de toute l'Histoire, a révélé, au monde, ce qu'un peuple cultivé est capable de faire à un autre peuple.

N’invoquons pas l'inhumanité des nazis, sinon comment les juger avec la justice des hommes ?

Ces hommes, ces femmes férues de culture, ont démontré magistralement que la culture ne fait pas l'homme, et qu'aussi puissante soit-elle, elle peut l'exclure de façon radicale, sans la moindre émotion.

Yad Vashem est le lien entre l'indicible et le dicible, entre l'invisible et le visible, entre le désespoir et l'espoir, c'est le pont, le point d'ancrage afin que tout ce qui a été ne l'a pas été en vain.

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