Pegasus, le logiciel israélien d’espionnage qui nargue Apple

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Pegasus, le logiciel israélien d’espionnage qui fait trembler Apple

Pendant six ans, la société israélienne NOS a fonctionné incognito. De son siège social à Herzliya, elle a réussi à faire ce que les agents du FBI, qui ne manquent pas de ressources, n’ont pas pu : pénétrer dans l'iPhone pour pomper messages, appels, photos et contacts sans que le propriétaire ne se doute de rien.

Pegasus, le logiciel israélien d’espionnage qui affole Apple

Ces six ans de secret viennent d’être révélées ce week-end, quand des chercheurs américains d’une société cybernétique ont alerté Apple : son système d’exploitation iOS était percé de failles jusque-là inconnues, utilisées par le produit phare de NSO Group, « Pegasus ». Un membre de la société à Herzliya a déclaré que le logiciel développé, nommé Pegasus, n’était vendu qu’aux agences gouvernementales autorisées, et se soumet pleinement aux lois et régulations de contrôle des exportations ». Et ajoute que tout cela ne se fait que « de manière légale ». Ses activités n’ont été divulguées qu'une seule fois, lorsque les services gouvernementaux mexicains s’en sont servis dans sa guerre contre barons de la drogue dans le pays.

A la suite de l’alerte des deux experts, jeudi 25 août, Apple a appelé tous ses utilisateurs à installer une mise à jour développée en urgence pour des raisons de sécurité.

C’est Citizen Lab, qui travaille de longue date sur les logiciels de surveillance, qui a remonté la piste et rendu l’affaire public. Les chercheurs ont expliqué avoir été contactés par Ahmed Mansoor, une figure du militantisme droits de l’homme aux Emirats Arabe Unis (EAU).

Pegasus, le logiciel israélien d’espionnage qui fait trembler Apple

Il affirme avoir reçu un message qui promettait de révéler « de nouveaux secrets » sur la situation des détenus des prisons émiraties, et proposait à Mansoor de cliquer sur un lien pour y accéder. En cliquant sur le lien, le logiciel a transformé le téléphone en mouchard.

Un fonds américain (Francisco Partners) avait pris en 2014 une participation majoritaire dans la société pour une somme évaluée entre 110 à 130 millions de dollars, tout en maintenant les activités en Israël.

Ainsi, le logiciel espion Pegasus confirme la force israélienne dans la cyber sécurité, on se rappelle de l’affaire du l’Iphone verrouillé utilisé par le terroriste de San Bernardino auquel le FBI voulait accéder et qui s’était vu l’accès refusé par Apple et qui avait introduit un recours devant les tribunaux tout ayant en parallèle fait appel à une société israélienne pour cracker le smartphone.

Source : israel hayom

 

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