Paracha de la semaine : BEHAALOTHE’HA LA MENORAH

Actualités, Culture, Judaïsme, Paracha de la semaine - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
La ménorah du Tabernacle

BEHAALOTHE’HA  LA MENORAH

Notre sidra parle de divers sujets à savoir: du chandelier et la lumière perpétuelle, de la consécration des Lévites.
La célébration de la Pâque dans le désert, la nuée qui accompagne le camp dans ses déplacements, les trompettes d’argent qui donnent le signal de départ du Sinaï vers le désert . Les soixante-dix anciens assistent Moïse dans sa lourde tâche. Les cailles, la médisance d’Aaron et de Myriam envers Moïse.

Le sommaire de la lecture hebdomadaire témoigne de la densité des chapitres relatant la fin du séjour des Enfants d’Israël au pied du Sinaï et leur départ vers la Terre Promise par la route du désert.

Menorah à Jérusalem

Menorah à Jérusalem

Dès les premières marches, les murmures de l’impatience, de la contestation ou tout simplement de la médisance s’élèvent.

C’est pourquoi vraisemblablement pour mieux marquer la distance entre les perspectives offertes à une génération privilégiée et la triste réalité de ses aspirations, que se trouve, au début de la lecture de ce chabbat,

la description du chandelier, de la Menorah sur laquelle brillait la lumière éternelle.

L’interprétation de cette description à cet endroit précis peut en effet se déduire du choix par nos Sages de la lecture prophétique récitée dans la Haftara. « J’ai vu apparaître un candélabre tout en or » (Zacharie 4,2).

Ce candélabre d’or symbolise le peuple juif. A l’instar du candélabre qui était composé de sept branches, il existe au sein de la communauté juive différentes sensibilités, différentes manières de servir D.ieu. Les uns se sentiront plus portés à servir D.ieu par leur bonté naturelle, leur générosité de coeur, les autres par contre, seront plus enclin à servir D.ieu d’une manière stricte, sans concessions et oubliant parfois l’amour du prochain.

Toutefois, les enfants d’Israël tout en étant différents dans la manière de servir D.ieu restent unis sur l’essentiel et essayent de demeurer dans l’alliance malgré et contre toutes les persécutions et les malheurs de l’exil.

Leur dénominateur commun, ce sont des lumières et toutes éclairaient le Temple. Leur rayonnement ne se limitait pas à l’enceinte du Temple, mais éblouissait le monde entier. Cette lumière est encore loin de faire disparaître les ténèbres, mais sa force, sa puissance viendront à bout des ténèbres les plus épaisses. C’est à Israël qu’appartient de maintenir ce flambeau pour que le règne de D.ieu sera reconnu par tous les peuples de la terre. C’est une mission sacrée mais parfois qui demande de lourds sacrifices.

Cette leçon du candélabre doit être une leçon capitale pour éviter une cassure en Israël entre les laïcs et les religieux. Ce conflit qui prend parfois une tournure inquiétante doit inciter les responsables à unir leurs efforts pour le bien d’Israël et à ne pas provoquer des dissensions qui mettent en péril l’existence même du peuple d’Israël confrontés depuis plus de 50 ans avec ses voisins arabes qui ne sont pas prêts de conclure une paix véritable dans la région.

Symbole du pur esprit et de la constante providence divine, la lumière perpétuelle saurait-elle assez exalter les enfants d’Israël traversant le désert pour leur permettre de surmonter les problèmes et les difficultés du quotidien ? La réponse à cette question se trouve posée à chaque génération.

Aujourd’hui, comme hier, les diverses tendances qui se font jour en Israël et en Diaspora trouveront le chemin de l’unité pour accomplir une tâche qui les dépasse, faire résider l’Unité de D.ieu sur la terre et demeurer uni dans cette mission sacrée.

Claude LAYANI

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi