Montée du FN: l'aveuglement des médias français

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Depuis ce matin, la guerre fait rage en France. A coups de chiffres, de calculs et de pronostics, c'est toute la sphère politico-médiatique qui se bat aujourd'hui.
L'enjeu ? Déterminer l'ampleur du succès du Front National aux premier tour des élections départementales.

Alors que Marine Le Pen se gargarise d'un "score historique" (plus de 25 % des voix), de nombreux médias tentent de minimiser ce succès: pour le Nouvel Observateur, il est ainsi "possible de faire reculer le FN"; le Huffington Post titre sur "la déception du Front National à Hénin-Beaumont;" le Courrier International souligne le fait que "le Front National n'est pas le premier parti de France"; enfin, pour Le Soir (Belgique), "l’ascension du Front National n'est pas inexorable".

Pourtant, s'il est vrai que le FN termine derrière l'UMP et que, s'agissant d'un premier tour, rien n'est encore joué, le score atteint par le parti de Marine Le Pen est bel et bien le plus haut jamais remporté par la formation d'extrême-droite lors d'une élection locale.

N'étant pas Français et ne connaissant que peu les rouages de la politique régionale française, je ne saurais me livrer à une analyse en profondeur de ces résultats.

La réaction quasi-épidermique du monde médiatique, cependant, m'inspire la réflexion suivante.

La grande majorité des médias s'accorde sur la nécessité de combattre le FN et les idées de Marine Le Pen; la grande majorité d'entre eux, pourtant, fait tout pour minimiser le succès de celle-ci et le danger qu'elle représente.

Une manière de se rassurer, de se dire qu'il n'est pas trop tard. Il me semble que c'est exactement la même logique qui est à l’œuvre lorsqu'il est question du danger que fait peser la menace islamiste sur la France et le reste de l'Europe: il faut certes combattre l'islamisme mais, par dessus tout, il importe de "ne pas faire d'amalgames".
Or, ce refus obstiné de "l'amalgame" est justement ce qui empêche de mesurer l'étendue réelle du danger.

La France fait aujourd'hui face à deux dangers: le FN et l'islamisme.
Deux "loups" que tout oppose, mais qui s'alimentent mutuellement: nul doute que le succès du FN est en grande partie dû à la peur née des récents attentats commis en France; et nul doute que les islamistes sauront tirer parti de la "fascisation" rampante de la France pour justifier leurs prochains attentats.

Face à ces deux dangers, les Français doivent aujourd'hui ouvrir les yeux, abandonner la langue de bois et les discours creux, et prendre réellement la mesure des dégâts. Ce n'est qu'à ce prix-là que les loups pourront, enfin, être combattus.

 

Julien Pellet


Vos réactions

  1. taffarelli@mac.com'JLT

    Mettre sur le même plan l’antisémitisme bien réel d’une partie du FN et l’antisémitisme féroce et pathologique de l’islam me paraît un peu exagéré. Depuis bien longtemps les meurtres de juifs sont le fait de l’islam, applaudi par le Front de Gauche qui, lui, est bien réellement antisémite et le proclame en toute occasion. On dit bien qu’entre deux maux il faut choisir le moindre. Il me semble bien que les juifs qui font l’alyah la font à cause de la menace islamique et non à cause des succès du FN. C’est du moins ce qu’ils disent quand ils sont interviewés.

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    1. Julien Pellet Articles

      Bonsoir,

      Merci beaucoup pour votre commentaire.

      Je ne compare pas l’antisémitisme exprimé par une partie de l’électorat du FN à celui véhiculé par l’idéologie islamiste; ce que je compare, c’est la réaction médiatique et la logique de déni qui me semblent être semblables face à ces deux dangers.

      Permettez-moi d’autre part de ne pas souscrire à votre analyse selon laquelle « entre deux maux, il faut choisir le moindre »; j’ose espérer que les Français – et, plus largement, les Européens – auront la capacité et la volonté de combattre ces deux maux avec la même force.

  2. taffarelli@mac.com'JLT

    Je vous remercie d’avoir pris la peine de me répondre. Bien entendu si les Européens, et les Français, avaient vraiment le désir de combattre on pourrait espérer. Mais l’arrogance de l’islam n’a fait que croître pendant les années Sarkozy, elle atteint des sommets en ce moment, et si comme il est vraisemblable nous avons de nouveau l’UMP au pouvoir en 2017 cela ne fera que continuer. D’autre part, quoique l’on pense du FN, il me paraît sain de sortir enfin du bipartisme où chacun tient la place chaude pour l’autre quand le moment est venu de « donner la parole au peuple ». La présence du FN redonne un peu de vie à notre politique.

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  3. philippe.geib@laposte.net'Philippe Geib

    Analyse erronée de A à Z, conséquence malheureuse de 40 ans de lobotomisation des esprits orchestrée à l’unisson par les médias. Le danger n’est pas du côté du FN, au contraire ! Le FN est le seul parti qui dénonce le vrai danger : l’immigration-invasion maghrébien et l’islamisme-islamisation qui est son corollaire fatal. Le FN n’est pas un parti de nazis ni d’antisémites. Je connais des gens qui sont électeurs du FN et même quelques adhérents, et je peux vous certifier qu’il n’y a aucun problème avec eux. Vous vous trompez de cible.

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    1. Julien Pellet Articles

      Bonjour,

      Votre commentaire illustre parfaitement ma phrase: « nul doute que le succès du FN est en grande partie dû à la peur née des récents attentats commis en France ».

      Marine Le Pen mène, depuis plusieurs années, une stratégie de « dédiabolisation » du FN afin de le faire passer pour un parti respectable. A mon humble avis, cependant, il ne suffit pas de dénoncer le danger que représente l’islam radical pour faire oublier les origines du parti, ni ses accointances nauséabondes.

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