L'Iran souhaite toujours la disparition d'Israël

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L'Iran un pays rétrograde et demande l'éradication d'Israël

L'Iran souhaite toujours la disparition d'Israël

Plusieurs organisations juives réunies au sein d'un collectif appellent à manifester le 15 novembre à 15 heures, sur l'esplanade du Trocadéro à Paris, pour protester contre la visite officielle d'Hassan Rohani.

L'Union des patrons et professionnels juifs de France est à l'origine de cette initiative. « La France va recevoir à dater du 18 novembre, pour une période de 3 jours, le président de la République islamique d’Iran.
Cet Etat nucléaire menace la paix dans le monde et veut détruire Israël », dénonce le collectif dans un communiqué, qui précise que « rien n'a changé concernant les aspects les plus préoccupants du régime (…).

Président iranien et le président français .

France's President Francois Hollande (R) shakes hands with Iranian President Hassan Rowhani (L) on September 24, 2013 at Un Headquarters in New York. AFP PHOTO AFP PHOTO / MARTIN BUREAU

De l'avis des observateurs les plus lucides, Téhéran n'a aucunement renoncé à la capacité de fabriquer des armes nucléaires (…). L’Iran demeure à la tête de l’axe islamiste chiite radical, encourageant et finançant le terrorisme du Hezbollah et du Hamas, et appelant ouvertement à éradiquer l’Etat juif. S’agissant des droits de l’homme, ce régime est l'un des plus rétrogrades et arriérés de la région ».

Pour le militant pro-démocratie Behzad Naziri, responsable du Conseil de la résistance réfugié à l'étranger, « l’aveuglement des grandes puissances est inadmissible. Donner des gages ne mènera à nulle ouverture. Ce serait méconnaitre la nature de cette dictature religieuse dominée par un guide suprême obscurantiste, et ignorer les leçons de l’histoire qui a montré que le régime s’est toujours replié sur lui-même après avoir obtenu gain de cause ».

Le 28 septembre, dans son dernier discours à la tribune des Nations Unies, à New York, Hassan Rohani a refusé de s'exprimer sur la liberté de croyance dans son pays ou sur le cas particulier de la communauté bahaïe, violemment persécutée et exclue de l'enseignement supérieur et de certaines professions.

De surcroît, le président iranien lui-même a confirmé sur France 2 et Europe 1 que les positions de son gouvernement n'avaient pas évolué sur le fond. Interrogé le 10 novembre par la chaîne publique et la radio privée avant son voyage dans l'Hexagone, il a martelé que l'Etat d'Israël n'était « pas légitime » à ses yeux. Il a indirectement souhaité la disparition du pays en réclamant un « vote sur le rétablissement du territoire d'avant 1948 parmi les réfugiés d'origine palestinienne ». Invité à préciser sa pensée, il a été encore plus clair en affirmant qu'il « ne parlait jamais de deux Etats vivant côte-à-côte, mais d'un seul ».

Réplique immédiate du CRIF : l'organisation juive a demandé à François Hollande d'« exiger » le retrait de ces propos et de les condamner publiquement lors de la visite du président iranien.

On sait par ailleurs que les traitements dégradants, les actes de torture (lapidations, coups de fouet...) et les exécutions capitales, lesquelles se comptent par centaines chaque année, se sont multipliés depuis l'arrivée au pouvoir des « modérés » dont Rohani est le chef. Même sous le sinistre Ahmadinejad, champion de la haine antisémite et du terrorisme mondial, les opposants étaient mieux traités.

Signe ultime du caractère extrémiste du régime : Téhéran a expressément requis qu'au cours du déjeuner à l'Elysée, le vin soit proscrit, même pour... les non-musulmans. Une demande hors norme : aucun pays arabo-musulman n'a osé la formuler jusqu'à ce jour.

Cela n'empêchera pas l'Iran de signer de juteux contrats avec de grands groupes hexagonaux, notamment dans le domaine du transport aérien.

 

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