Paris : Le point sur les attentats du vendredi 13

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LES FAITS: Une série d'attaques simultanées vendredi soir à Paris et en Seine-Saint-Denis ont fait 129 morts et 352 blessés, dont 99 grièvement. Trois des assaillants sont entrés à l'intérieur du Bataclan, en plein concert, et ont ouvert le feu sur le public, tuant près de 90 personnes avant l'intervention de la police. Des bars et restaurants ont été mitraillés dans les Xe et XIe arrondissements, notamment rue de Charonne (19 morts) et rue Alibert (15 morts).

Le corps d'un assaillant, qui a actionné sa ceinture d'explosifs, a été retrouvé boulevard Voltaire. Enfin trois kamikazes se sont fait sauter près du Stade de France où 6500 personnes assistaient au match de football France-Allemagne.Sept assaillants sont morts.
L'attaque a été revendiquée par l'Etat islamique (Daech).

le point sur les attentats

Les enquêteurs ont déjà identifié deux des assaillants. L’un, qui a participé à la prise d’otages sanglante du Bataclan, Omar Ismaïl Mostefaï, est un Français de 29 ans. Né à Courcouronnes (Essonne), il était fiché pour radicalisation islamiste depuis 2010.
Les enquêteurs tentent de confirmer s'il a bien séjourné en Syrie l'an dernier. Condamné à plusieurs reprises pour des délits de droit commun, il n’avait jamais fait de séjour en prison. Son père et son frère ont été placés en garde à vue.

Les enquêteurs ont par ailleurs mis la main, près du corps d’un kamikaze du Stade de France, sur un passeport syrien appartenant à un migrant enregistré en Grèce, selon Athènes, mais inconnu des services français.

Trois personnes ont également été arrêtées par les autorités belges. Parmi elles, l’homme qui avait loué la Polo noire des kamikazes retrouvée garée devant le Bataclan. Ces trois suspects ne sont pas connus des services de renseignements français.

Un des hommes considéré comme le cerveau de cette opération terroriste fait l'objet d'un mandat international on le soupçonne d'avoir passé la frontière française et être passé en Belgique.Vérifié par les autorités qui a ce moment là (samedi matin) n'avait pas assez d'éléments pour faire le rapprochement,et l'arrêter.

LA RIPOSTE est claire, François Hollande a qualifié les attentats d’«acte de guerre», décrété l'état d'urgence, rétabli les contrôles aux frontières et décrété trois jours de deuil national. Le président consultera dimanche la plupart des responsables politiques et le Congrès a été convoqué pour lundi. Alors que 3000 militaires supplémentaires ont été déployés en France, Manuel Valls a promis samedi soir d'éradiquer Daech.

Sources Nathalie ZADOK

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