Le poème juif célébrant l'immigration gravé sur le socle de la statue de la liberté

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Le nouveau colosse poème de Emma Lazarus gravé aux pieds de la statue de la liberté

Emma Lazarus (1849-1887) est une poétesse juive américaine.
Elle était la troisième fille dans une famille de sept enfants, la fille de Moses Lazarus et Esther Cardozo, tous deux Juifs sépharades portugais dont les familles s’étaient installées à New York depuis des générations.

Elle étudia dès son jeune âge la littérature américaine et européenne, ainsi que plusieurs langues, dont l’allemand, le français et l’italien. Ses écrits lui valurent l’attention de Ralph Waldo Emerson, qui correspondit avec elle jusqu’à sa propre mort.

Elle écrivit ses propres poèmes, et traduisit ceux d’auteurs allemands, notamment Goethe et Heine. Elle écrivit aussi un roman et deux pièces de théâtre.

Elle est principalement connue pour son poème, « The New Colossus (Le Nouveau Colosse) », un sonnet écrit en 1883, gravé sur une plaque de bronze dans une paroi du socle de la Statue de la Liberté.

Ce poème fut écrit en 1883 par Emma Lazarus afin de récolter des fonds pour le piédestal de la statue offerte par la France… mais ce n’est qu’en 1903 qu’il sera inscrit sur une plaque de bronze et deviendra partie intégrante de la statue de la liberté… œuvre originale du sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi…

Le Nouveau Colosse
Non pas comme ce géant de cuivre célébré par les Anciens,
Dont le talon conquérant enjambait les rivages,
Ici, devant nos portes battues par les flots
Et illuminées par le couchant
Se dressera une femme puissante,
La flamme de sa torche
Est faite de la capture d’un éclair
Et son nom est Mère des Exilés.
De son flambeau
S’échappent des messages de bienvenue au monde entier ;
Son regard bienveillant couvre
Le port, les deux villes qui l’entourent et le ciel qui les domine,
“Garde, Vieux Monde, tes fastes d’un autre âge” proclame-t-elle
De ses lèvres closes. “Donne-moi tes pauvres, tes exténués
Qui en rangs pressés aspirent à vivre libres,
Le rebus de tes rivages surpeuplés,
Envois les moi, les déshérités,
Que la tempête me les rapporte
De ma lumière, j’éclaire la Porte d’Or !”

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