Le Hezbollah s’en prend aux pays arabes « amis » d’Israël

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Le Hezbollah s’en prend aux pays arabes « amis » d’Israël

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a affirmé hier qu'il existait un lien entre le classement sur la liste noire de son organisation comme un groupe terroriste par les Etats du Golfe et entre le désir de la famille royale saoudienne et d'autres régimes du Golfe de normaliser leurs relations avec Israël.

Nasrallah a déclaré que la normalisation des relations avec Israël échouera parce que la plupart des peuples arabes considère toujours Israël comme un ennemi et un «occupant».

Selon Nasrallah, le classement du Hezbollah sur la liste noire était une expression de colère et de déception de la part des Saoudiens et de leurs alliés après leurs échecs en Syrie et au Yémen.

«Celui qui échoue se met en colère et celui qui se met en colère prend des décisions pour éliminer sa rage et sa frustration et cherche des boucs émissaires, et cette fois-ci, le Hezbollah et le Liban sont devenus les boucs émissaires," a-t-il dit.

Nasrallah a fait la distinction entre ce qu'il considérait comme une différence d'approche entre les régimes qui choisissent de voir Israël comme une nation amie et entre les gens, y compris les organisations civiles et les partis politiques.

D’après lui, les réactions populaires dans le monde arabe et les gouvernements qui soutiennent le Hezbollah sont un message à Israël que la plupart du monde arabe n’acceptera pas Israël comme un Etat ami, ou un état avec qui le monde arabe peut s’entendre.

"Les réactions dans le monde arabe soutiennent principalement le rejet et c’est une position différente de celle présentée par certains régimes arabes, principalement dans le Golfe ».

Même si certains régimes arabes veulent la normalisation avec Israël, le peuple s'y oppose parce qu'Israël est un occupant, et un pays qui porte atteinte aux droits du peuple palestinien et de toutes les nations arabes, a-t-il ajouté.

Nasrallah a déclaré que son organisation préparait un plan pour faire face à la décision prise à son encontre.

Le discours enflammé vient après que le Conseil de coopération du Golfe (CCG), la semaine dernière ait dénoncé le Hezbollah chiite pour ses «actes de terrorisme et d'incitation en Syrie, au Yémen et en Irak".

Le Hezbollah s’en prend aux pays arabes « amis » d’Israël

La mesure est la dernière prise par les Etats du Golfe, dirigée par Arabie Saoudite sunnite, contre le Hezbollah, qui est soutenu par l'Iran, principal rival régional de l'Arabie Saoudite.

Le mois dernier, l'Arabie Saoudite a stoppé un programme de 3 milliards $ de livraison d’armes au Liban pour protester contre ce qu'elle a dit était «la mainmise du Hezbollah sur l'état".

Un député du Hezbollah Hassan Fadlallah a plus tard fustigé la décision comme étant "irresponsable et hostile" et a appelé le régime saoudien à "faire face aux conséquences."

La mesure du CCG peut être considérée comme un regain de tensions entre les Etats sunnites et son rival chiite l'Iran, des tensions qui ont particulièrement augmenté depuis l’accord sur le nucléaire Iranien l'an dernier, qui aurait déjà commencé à lancer une course régionale aux armements nucléaires.

Ce n’est pas la première fois que le Hezbollah est classé comme groupe terroriste. En 2013, le Bahreïn est devenu le premier pays arabe à classer le Hezbollah sur sa liste noire, apportant des preuves que le groupe avait tenté d'inciter au terrorisme à l'étranger.

Source : arutz 7

Copyright: Alliance

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