La concentration monstrueuse des forces américaines autour de l'Iran

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La concentration monstrueuse des forces américaines autour de l'Iran

Ce que révèle la concentration « monstrueuse » des forces américaines autour de l’Iran

Des Tomahawk aux avions de guerre électronique, Washington a densifié son dispositif au Moyen-Orient à un niveau qui dépasse le simple signal politique.

Sur la chaîne israélienne C14, le commentateur militaire Noam Amir affirme que ce volume de moyens n’a pas vocation à « quelques frappes symboliques », mais à une option de campagne plus lourde. En toile de fond : la répression sanglante en Iran, les menaces explicites de Donald Trump et la crainte d’une riposte régionale. 

Une force calibrée pour bien plus qu’un avertissement

Selon Noam Amir, des moyens américains variés sont déjà déployés « autour de l’Iran », y compris des bâtiments capables de lancer des missiles de croisière Tomahawk. Il décrit aussi un dispositif aérien large : chasse, renseignement, guerre électronique et ravitailleurs donc une architecture pensée pour durer, frapper loin, et soutenir un rythme élevé d’opérations. 

« Je ne sais pas ce qu’il mijote » : l’idée d’une montée en puissance encore incomplète

Toujours sur C14, Amir dit percevoir  au fil de ses échanges aux États-Unis que Donald Trump envisagerait d’ajouter encore des forces au Moyen-Orient. Et il lâche une phrase qui résume l’ambiguïté volontaire : « Je ne sais pas ce qu’il mijote. » 

Pourquoi ce déploiement est qualifié de « monstrueux »

Le terme vise moins la taille brute que la cohérence du paquet capacitaire :

Une force qui combine frappe à distance (missiles de croisière), supériorité aérienne, ravitaillement, renseignement et brouillage n’est pas optimisée pour une action ponctuelle.
Elle sert à maintenir la pression, à ouvrir des fenêtres de tir, à saturer des défenses, à frapper en profondeur, puis à recommencer. C’est exactement le type de posture que Reuters décrit aussi, en parlant d’« armada » et de l’arrivée annoncée d’un groupe aéronaval et de destroyers dans la région. 

Ce que cela signifie, concrètement : dissuasion… et préparation réelle

Il y a deux lectures qui peuvent coexister.

D’abord la dissuasion : afficher une capacité écrasante pour pousser Téhéran à reculer sur la répression interne, sur le nucléaire, sur les menaces régionales. Trump a publiquement martelé que les États-Unis « regardaient l’Iran » et a lié ses avertissements à la violence contre les manifestants et au dossier nucléaire, selon Reuters. 

Ensuite la préparation : quand un dispositif est déjà en place, la décision politique peut se transformer en action très vite. Reuters rapportait mi-janvier des signaux d’imminence perçus par des responsables occidentaux, tout en mentionnant aussi des mesures de prudence américaines (réduction de personnel sur certaines bases) face au risque de riposte. 

La guerre contre l’Iran aura-t-elle lieu ? Ce qu’on peut dire sans fantasmer

À ce stade, personne ne peut « certifier » une guerre : ce serait du roman. En revanche, on peut identifier les marqueurs qui rendent l’option militaire plus crédible qu’une simple gesticulation.

Le marqueur politique : Trump a assumé publiquement l’envoi d’une « armada », tout en disant espérer ne pas s’en servir  formulation classique qui maintient l’escalade sans verrouiller la décision. 

Le marqueur stratégique : l’Iran pose désormais la riposte comme automatique. Reuters cite un haut responsable iranien avertissant que toute attaque serait traitée comme une « guerre totale », ce qui augmente le risque d’engrenage même en cas de frappe “limitée”. 

Le marqueur opérationnel : un dispositif combinant mer + air + renseignement + guerre électronique est précisément ce qu’on met en place quand on veut que l’option de frappe soit immédiatement exécutable et soutenable si ça dégénère.

Une guerre n’est pas “certaine”, mais le coût politique d’un non-emploi de moyens aussi visibles augmente au fil des jours. Et plus le dispositif reste longtemps, plus la probabilité d’incident, de mauvaise interprétation, ou de frappe “préventive” grimpe mécaniquement. Sur ce point, les avertissements iraniens et la montée des forces américaines décrites par Reuters/AP vont dans le même sens : la zone est sous tension maximale. 

Et si cette "armada" visait bien plus loin que l'Iran ?

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