L'expertise israélienne au service de la Suisse : quand la tragédie révèle une compétence unique

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L'expertise israélienne au service de la Suisse : quand la tragédie révèle une compétence unique

L'expertise israélienne au service de la Suisse : quand la tragédie révèle une compétence unique

Un geste immédiat après un drame alpin

Le 1er janvier 2026, alors que le monde célébrait la nouvelle année, un incendie d'une rare violence ravageait un bar bondé dans la station alpine suisse de Crans-Montana.
Le bilan est effroyable : 40 morts et 115 blessés. Quelques heures seulement après la tragédie, le président israélien Isaac Herzog décrochait son téléphone pour appeler son homologue suisse Guy Parmelin.

Au-delà des condoléances d'usage, Herzog formulait une proposition surprenante : Israël était prêt à déployer ses équipes spécialisées pour aider la Suisse.
"Nous possédons une expérience et des capacités avancées, que nous avons développées au fil des années, dans les domaines de la localisation et de l'identification des victimes d'incendies, ainsi que dans le traitement des grands brûlés", déclarait le président israélien.

Cette offre, acceptée avec reconnaissance par les autorités suisses, met en lumière une expertise israélienne méconnue du grand public : la gestion des catastrophes impliquant le feu et les grands brûlés.

Une expertise née de l'adversité

Comment un petit pays comme Israël a-t-il développé de telles compétences ? La réponse se trouve dans une réalité tragique : depuis sa création, Israël a dû faire face à d'innombrables situations d'urgence, des attentats aux conflits armés, en passant par des accidents industriels et des incendies.

Au fil des décennies, cette expérience douloureuse s'est transformée en savoir-faire. Les hôpitaux israéliens, notamment l'unité des grands brûlés de l'hôpital Sheba à Tel Hashomer, sont aujourd'hui parmi les plus avancés au monde dans ce domaine. Leurs protocoles de traitement, leurs techniques chirurgicales innovantes et leurs technologies de régénération cutanée font référence internationalement.

Mais l'expertise israélienne ne se limite pas aux soins médicaux. Elle englobe également l'identification médico-légale des victimes, un processus complexe et crucial quand les corps sont gravement brûlés. Les équipes israéliennes ont développé des méthodes combinant analyses ADN, expertises dentaires et techniques d'imagerie avancées pour identifier les victimes avec précision et rapidité - un élément essentiel pour les familles en deuil.

Quand le malheur crée des ponts

L'incident de Crans-Montana illustre un phénomène plus large : la diplomatie humanitaire israélienne. En décembre 2025, lorsque un violent incendie avait frappé la Macédoine du Nord, Israël avait déjà envoyé une délégation médicale comprenant le Dr Stav Sarna Kahn, directeur de l'unité des brûlés de l'hôpital Hadassah, et le Dr Yuval Meroz, anesthésiste senior.

Cette aide israélienne transcende les clivages politiques. Même en période de tensions diplomatiques, Israël a souvent été parmi les premiers à proposer son assistance lors de catastrophes naturelles ou d'accidents majeurs, que ce soit en Turquie après les tremblements de terre, au Népal, ou encore en Haïti.

"Quand des vies humaines sont en jeu, les considérations politiques s'effacent", expliquait un responsable du ministère israélien de la Santé. "Notre expérience, aussi tragique soit son origine, doit servir à sauver des vies, peu importe où."

Le visage méconnu d'Israël

Cette dimension humanitaire d'Israël reste largement méconnue du grand public international. Pourtant, elle révèle un aspect fondamental de l'identité israélienne : le concept de "tikkun olam" (réparer le monde), profondément ancré dans la tradition juive.

Les équipes médicales israéliennes interviennent régulièrement dans les zones de catastrophe à travers le monde, souvent parmi les premières sur place avec des hôpitaux de campagne complets. Leur efficacité est telle que plusieurs pays ont sollicité la formation de leurs propres équipes par des experts israéliens.

Dans le cas de l'incendie suisse, l'aide israélienne prend plusieurs formes : conseils sur les protocoles de traitement des grands brûlés, expertise en identification médico-légale, et soutien psychologique pour les équipes soignantes confrontées à un tel drame.

Une leçon d'humanité

Au-delà de l'aspect technique, l'offre d'aide israélienne à la Suisse rappelle une vérité universelle : face à la souffrance humaine, les frontières s'estompent. Les protocoles développés dans les hôpitaux israéliens pour soigner les victimes d'attentats servent aujourd'hui à sauver des fêtards suisses victimes d'un accident tragique.

Cette histoire illustre aussi un paradoxe israélien. Un pays souvent au centre des polémiques internationales se révèle être un pionnier en matière de médecine d'urgence et d'aide humanitaire. Une nation née dans le conflit qui met son expérience au service de la paix et du sauvetage de vies, indépendamment de toute considération politique.

Pour les familles suisses endeuillées par la tragédie de Crans-Montana, l'origine de l'aide importe peu. Ce qui compte, c'est que leurs proches soient identifiés avec dignité, que les survivants reçoivent les meilleurs soins possibles, et que leur douleur soit reconnue et accompagnée.

Et si, dans ce processus, l'image d'Israël s'en trouve quelque peu modifiée aux yeux de l'opinion publique suisse et internationale, ce ne sera qu'un effet secondaire d'un geste guidé d'abord et avant tout par le plus simple et le plus noble des sentiments : l'humanité.

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