Opération en Syrie: Israël maintient le black-out malgré les révélations

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Opération en Syrie: Israël maintient le black-out malgré les révélations

JERUSALEM le 12/09/07 - Israël maintenait mercredi un black-out officiel sur la Syrie malgré des révélations de responsables et des médias sur une attaque qu'aurait menée l'Etat hébreu en territoire syrien jeudi dernier.

Selon Assennara, un journal arabe israélien paru mercredi, l'aviation israélienne a frappé une base syro-iranienne de missiles. Mardi, un responsable militaire américain à Washington avait affirmé qu'Israël avait mené un raid aérien en Syrie. Selon la chaîne américaine CNN, le raid visait un convoi d'armes alors que pour le New York Times, l'aviation israélienne a effectué des survols de reconnaissance pour photographier d'éventuelles installations nucléaires syriennes auxquelles la Corée du nord aurait fourni des équipements.

De façon tout à fait inhabituelle, le Premier ministre Ehud 0lmert ainsi que le ministre de la Défense Ehud Barak se sont abstenus d'accorder la moindre interview à l'occasion de la célébration, à partir de mercredi soir, de la nouvelle année juive.

Seul le président Shimon Peres s'est exprimé sur cette affaire, sans fournir le moindre détail sur une opération militaire.

"Le problème dans cette affaire ce n'est pas le secret, mais la proposition faite par Israël d'ouvrir des discussions directes avec la Syrie et ce message n'a pas changé durant la semaine", a affirmé M. Peres à la radio publique.

"Le problème central avec la Syrie, c'est le Liban: toute la question est de savoir si le Liban sera libanais ou iranien. Les Syriens soutiennent le Hezbollah et lui fournissent des armes, tant qu'ils continuent sur cette voie il y a aura de la tension dans l'air", a aussi prévenu le président à la télévision publique.

De son côté, l'ancien ministre des Affaires étrangères Sylvan Shalom, a déclaré à la radio militaire que "la Syrie doit tirer les leçons de ce qui s'est passé et changer d'attitude pour éviter d'être totalement dans les mains de l'Iran".

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui a achevé mercredi une visite chez les Palestiniens et en Israël, a affirmé à la presse avoir tenté d'en savoir plus auprès de ses interlocuteurs israéliens "qui ne (l)'ont pas renseigné".

"Si en effet, comme on croit le savoir maintenant, ils ont bombardé un convoi d'armes qui se dirigeait vers le Liban, on peut comprendre pourquoi ils le font", a-t-il dit à Jérusalem.

"Tout le monde au Liban sait que des armes importantes arrivent à travers la frontière syrienne, a-t-il ajouté. Simplement on sait qu'elle ne sont plus sous le (fleuve) Litani mais au dessus et qu'elle menacent toutes les régions d'Israël".

A propos des répercussions de l'opération israélienne, la radio militaire, citant des hauts responsables de l'armée, a estimé que le président syrien Bachar al-Assad n'a pas l'intention de déclencher une guerre en guise de représailles.

"Nos forces déployées sur le plateau du Golan sont prêtes à faire face à toute éventualité", a souligné la radio. Selon elle, la décision du gouvernement de ne pas lancer une vaste opération dans la bande de Gaza après le tir d'une roquette palestinienne qui a fait lundi 69 blessés parmi des soldats dans une base du sud d'Israël, est en grande partie due à la tension avec la Syrie.

Une offensive d'envergure à Gaza nécessiterait des forces qui pourraient s'avérer indispensables sur le front nord face à la Syrie, a ajouté la radio.

La Syrie a affirmé que sa défense antiaérienne avait tiré le 6 septembre sur des appareils israéliens ayant violé son espace aérien. Elle a déposé mardi une plainte à l'ONU après la "violation flagrante" de son espace aérien par Israël et affirmé que les appareils avaient largué des "munitions".

Depuis deux mois, Israël a multiplié les déclarations apaisantes envers Damas, affirmant sa volonté de ne pas déclencher de conflit armé tout en effectuant des manoeuvres sur le plateau du Golan conquis à la Syrie en 1967.

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