Le 23/01/07,Gabi Ashkenazi sera le 19e chef d’état-major de Tsahal

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                     Gabi Ashkenazi sera le 19e chef d’état-major de Tsahal
 

Le 23/01/07, Ehud Olmert a accepté la recommandation présentée par Amir Peretz sur le nom du nouveau commandant de Tsahal.

Jusqu’à présent, le processus de désignation du successeur de Dan Halutz, qui avait annoncé sa démission le 17 janvier dernier, s’est déroulé sans difficulté. Le chef du gouvernement israélien et son ministre de la Défense ont choisi de laisser de côté leurs divergences politiques pour se concentrer sur l’urgence de ramener le consensus et la sérénité dans les rangs de Tsahal. Amir Peretz n’avait pas caché qu’il considérait le directeur général du ministère de la Défense comme le candidat le plus approprié, bien qu’Ehud Olmert ait tout d’abord préféré l’actuel vice-chef d’état-major, le général Moshé Kaplinsky.
Gabi Ashkenazi, 53 ans, fils d’un rescapé de la Shoah et d’une juive originaire de Syrie, a été incorporé dans les rangs de Tsahal en 1972 dans la brigade des Golani, et fait ses premières armes comme simple soldat durant la guerre de Kippour. En 1976, il participe à l’opération d’Entebbé. En 1982, il combat au Liban à la tête d’un bataillon de Golani dont il prendra le commandement en 1986. Gabi Ashkenazi est promu en 1998 commandant de la région militaire nord, poste qu’il occupe pendant le retrait de Tsahal du sud-Liban et lors de l’enlèvement de trois soldats israéliens par le Hezbollah en octobre 2000. En 2002, il devient vice-chef d’état-major sous les ordres de Moshé Yaalon. Mais il quittera l’armée en 2005 quand Ariel Sharon lui préfère Dan Halutz à la tête de Tsahal. En mai 2006, le général de réserve Gabi Ashkenazi est appelé par Amir Peretz qui lui confie la direction générale de son ministère. C’est de ce poste qu’il suit le déroulement de la guerre du Liban, sans toutefois être directement impliqué dans le processus de décision, un élément qui pourrait jouer en sa faveur dans les conclusions attendues de la Commission Winograd sur le déroulement du conflit de l’été dernier.
La nomination de Gabi Ashkenazi constituera deux nouveautés : C’est la première fois qu’un chef d’état-major de l’armée israélienne est issu du cadre de réserve et non du service actif, et c’est aussi la première fois qu’un Golani accède à ce poste.
Le choix du Premier ministre et du ministre de la Défense doit encore être avalisé par une commission ad hoc et par le gouvernement. Une mesure qui pourrait être retardée si la Cour Suprême devait recevoir la requête présentée par le Mouvement pour la Probité du Pouvoir qui conteste le droit d’Ehud Olmert et d’Amir Peretz à nommer un nouveau chef d’état-major, sans attendre les conclusions de la Commission Winograd.

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