Israël devrait autoriser les homos à donner leur sang. François Hollande revient sur sa promesse…

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donssa.jpgArticle paru dans "JSS"

La nouvelle ministre de la santé, Yael German, a ordonné au ministère de faire changer la procédure du don du sang en Israël. Son but est de faire retirer, dans le questionnaire de « don de sang » réservé aux hommes, la question: « avez-vous une relation sexuelle avec un homme entre 1977 et aujourd’hui ? » Si le donneur répond oui, son sang est alors refusé.

Un comité consultatif sur la transfusion sanguine se réunira après Pessah pour discuter de la question. Il entendra des professionnels de la santé ainsi que des dirigeants de la communauté gay avant de décider s’il y a lieu de modifier la clause.

En Israël, comme dans la plupart des pays, les dons de sang d’hommes homosexuels sont rejetés en raison du taux élevé d’infection par le VIH.

« Les hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes ont de plus grandes chances d’être infecté par des maladies telles que le sida et l’hépatite », explique le professeur Ayelet Shenhar directrice des dons du sang au Magen David Adom. « Nous cherchons à protéger la santé des donneurs et des récepteurs dans le sang. »

Dans les années 1980, les services de transfusion dans de nombreux pays ont interdit des hommes qui avaient des relations sexuelles orales ou anales avec d’autres hommes à donner leur sang. En France, le don du sang par des homosexuels est interdit depuis 1980. Le candidat François Hollande s’était engagé à revenir sur cette mesure, qualifiée de discriminatoire. Mais Marisol Touraine, ministre de la Santé, a annoncé le 14 décembre 2012 que cela ne se ferait pas. Après Roselyne Bachelot et Xavier Bertrand, c’est donc un troisième ministre de la Santé qui fait volte-face sur ce dossier.

Une position qui va à l’encontre de celle du candidat Hollande qui, répondant à l’association SOS homophobie le 19 mars 2012, écrivait : « Oui, je mettrai fin à l’exclusion du don de sang, parce que chaque prélèvement est contrôlé d’abord, et parce qu’il est dévastateur à tous les niveaux d’accréditer une forme de présomption de séropositivité des hommes homosexuels. Il n’y a pas de « population à risques », mais des « pratiques à risques »".

Seul quelques pays, comme l’Afrique du Sud, par exemple, ont permis aux hommes homosexuels de donner leur sang six mois après leur dernier contact sexuel. En Australie, Suède et Japon, le donneur doit attendre un an avant de pouvoir donner. Cinq ans en Nouvelle-Zélande.

Le changement de politique en la matière, en Israël, découle non seulement de la nécessité d’élargir les réserves sanguines, mais est possible grâce aux progrès considérables des laboratoires en matière de lutte contre le VIH.

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