Ariel Sharon six ans de survie dans le coma. Punition Divine selon l'etrême droite israèlienne.

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Unknown.jpegDepuis six ans il est plongé dans le coma, nourri à l’aide d’intraveineuses, et pourtant sa famille refuse l’idée même de le « débrancher ». Ariel Sharon, victime d’un accident cérébral le 4 janvier 2006, vit cloîtré dans sa chambre de l’hôpital Tel Hachomer près de Tel Aviv.

« JE SUIS CERTAIN qu’il m’entend. Quand il est éveillé, il me regarde et bouge ses doigts lorsque je le lui demande» affirme Gilad, le fils cadet de l’ancien Premier ministre israélien, qui vient de publier un livre sur son père intitulé Sharon, la vie d’un leader.
Il serait «beaucoup mieux à la maison».

Selon lui, Ariel Sharon, à 83 ans, n’a rien perdu de son embonpoint et continue d’avoir «bon teint». Pour maintenir son moral, Gilad, son épouse et Omri, le fils aîné se relaient constamment à son chevet afin qu’il ne soit jamais seul.

L’an dernier, il a été transféré quelques jours au «Sycomore», son ranch dans le sud d’Israël. Très vite, toutefois, cette expérience a tourné court. Les médecins ont ordonné son retour à l’hôpital. Mais Gilad n’en démord pas. Il est persuadé que son père serait «beaucoup mieux à la maison».
Dans son livre, Gilad règle d’ailleurs ses comptes avec la médecine. Il révèle ainsi que des docteurs et des infirmières ont pressé dans un premier temps la famille de laisser le Premier ministre mourir «car selon leur expression, les jeux étaient faits». Les deux fils ont obstinément rejeté cette solution. «Nous ne nous le serions pas pardonné», ajoute-t-il.

Bref, il n’a pas été question d’euthanasie, une pratique condamnée par les rabbins et qui serait très mal acceptée par la majorité des Israéliens. Rares d’ailleurs sont ceux qui en Israël osent dénoncer ce qui pourrait apparaître ailleurs comme de «l’acharnement thérapeutique». Ariel Sharon terrassé alors que sa cote de popularité était au plus haut, reste en effet populaire et même présent dans le débat politique.

Avertissement
Un exemple: un parti d’extrême droite vient de lancer une campagne pour mettre en garde Benjamin Netanyahu, l’actuel Premier ministre contre tout démantèlement de colonies en Cisjordanie «s’il ne veut pas subir le même sort qu’Ariel Sharon qui a payé un prix très élevé». Une allusion à une «punition divine» qui aurait été infligée à Ariel Sharon pour avoir ordonné en 2005 le retrait total de la bande de Gaza et le déménagement forcé de 8 000 colons israéliens, qui s’étaient installés dans cette région avec ses encouragements.

Cet «avertissement» doit être placardé sous forme de tracts dans des synagogues le 31 décembre, jour anniversaire de l’accident cérébral d’Ariel Sharon, selon le calendrier lunaire hébraïque.
par JERUSALEM.- cORRESPONDANCE DNA, publié le 23/12/2011 à 05:00

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