Israël sous les bombes : la Bulgarie évacue 89 de ses ressortissants, la France reste absente

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Israël sous les bombes : la Bulgarie évacue 89 de ses ressortissants, la France reste absente

Israël sous les bombes :  Bulgarie agit, la France regarde

Alors que les bombes tombent et que le ciel reste fermé au-dessus d’Israël, certains États européens montrent un visage humain, digne et réactif.
La Bulgarie, pays que peu auraient cité en exemple il y a quelques jours encore, vient de donner à l’Europe une leçon de diplomatie active et de solidarité.
Le 18 juin 2025, à l’aéroport de Sofia, le ministre des Affaires étrangères Georg Georgiev accueillait personnellement les évacués d’Israël, débarquant d’un vol spécial, le regard encore chargé de tension.

La diplomatie bulgare : présence, honneur, responsabilité

Pas de bureaucratie paralysante, pas de vaines déclarations. Ce que l’on voit sur cette photo est rare : un ministre debout sur le tarmac, tendant la main à chaque citoyen, famille, enfant qui descend de l’avion. Une image d’humanité, de présence de l’État, de responsabilité. La Bulgarie n’a pas attendu qu’un autre pays agisse. Elle a envoyé ses avions, organisé les évacuations et honoré ses ressortissants.

Et la France ? Silence assourdissant et indifférence glaciale

Pendant ce temps, la France reste figée. Pas un avion n’a été affrété par l’État français pour ses citoyens coincés en Israël. Pas de ministre sur le tarmac, pas de cellule de crise visible, pas même un message clair de soutien aux familles françaises encore sur place. Les binationaux, les touristes, les enfants… tous laissés à eux-mêmes, livrés à l’angoisse, à la désinformation et aux retards incessants des compagnies privées.

Combien de Français attendent encore à Tel-Aviv, à Eilat, à Jérusalem ? Combien doivent organiser seuls leur fuite, parfois via la Jordanie, l’Égypte ou la mer ? Ce silence de Paris face à l’urgence n’est pas seulement une erreur logistique. C’est une faillite morale.

Israël, paralysé par sa propre administration

Israël, de son côté, se bat contre un autre fléau : la stupidité administrative. Les avions de sauvetage partent à vide ou refusent d’embarquer les touristes étrangers, comme l’a dénoncé Yossi Fattal. Tandis que 35 000 visiteurs se retrouvent bloqués dans le pays, aucun plan coordonné d’évacuation n’a été mis en place pour eux. Des compagnies comme Arkia et El Al attendent l’autorisation de voler, pendant que les passagers attendent désespérément une place, une info, une décision.

La diplomatie du cœur contre la diplomatie de la honte

La photo de Sofia restera dans les annales. Elle rappelle que même un petit pays peut avoir une grande politique étrangère, lorsqu’il met l’humain avant la procédure, la responsabilité avant la peur. La France, puissance mondiale, pays des droits de l’homme, devrait s’en inspirer.

Quand le danger rôde, on ne laisse pas ses enfants dans l’ombre, on n’abandonne pas ses citoyens sur le tarmac. Il est temps que Paris se réveille.

 

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