Qui sont les grosses fortunes d'Israël?

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L'enquête de l'économiste en chef sur les 400 personnes les plus riches d'Israël pour 2014 montre que les dons aux œuvres caritatives ne sont pas une caractéristique importante.

De sexe masculin, 57 ans, vit à Tel Aviv et ne donne pas aux œuvres caritatives – c’est le profil le plus commun des 400 personnes les plus riches d'Israël en 2014.

Selon l'économiste en chef et Département des recettes de l'État au ministère de Finances, seulement 8% des 400 personnes recensées sont des femmes. Dans le même temps, les gains particulièrement élevés de certaines femmes signifiaient que le revenu moyen des femmes de la liste des personnes les plus aisées était plus élevé que celui des hommes.

C'est la deuxième année que le Département de l'économiste en chef publie son analyse des personnes à revenu élevé en Israël (l'enquête précédente portait sur 2013). L'analyse est basée sur les données de l'autorité fiscale israélienne à laquelle le ministère des Finances a un accès exclusif. L'enquête ne concerne que le revenu personnel, de sorte que si, par exemple, une société contrôlée par l'un de ces hommes riches double sa valeur et distribue un dividende de 1 million de shekels à ses propriétaires, seul le dividende sera considéré comme un revenu.

L'entrée dans le club des 400 en 2014 a nécessité un revenu annuel de 12,8 millions de shekels. Le revenu moyen des "400" était de 40,6 millions de shekels, soit 10% de plus qu'en 2013. Le taux moyen des impôts directs (impôt sur le revenu, assurance nationale et impôt sur la santé) était de 30,9%.

Il s'avère que beaucoup de grosses fortunes sont avares quand il s'agit de contribuer à la société. Sur les 400, 165 ont donné en moyenne 280 000 NIS chacun. Les 235 restants n'ont rien donné du tout de leur poche.

Selon l'enquête, les plus riches sont des radins

Selon l'enquête, les plus riches sont des radins

Dans la population en général, 53% des contribuables sont des hommes. Dans le club des très-riches, la proportion d'hommes est de 92%, soit 3% de plus que lors de l'enquête précédente. Par contre, alors que dans la population générale le revenu des hommes est 67% plus élevé que celui des femmes, parmi les très-riches, c’est l'inverse qui est vrai: le revenu des hommes ne représente en moyenne que 86% de celui des femmes. C'est à cause de quelques femmes avec un revenu particulièrement élevé. En ce qui concerne le revenu médian, les hommes sont en tête, avec 22,8 millions de shekels, contre 18,6 millions pour les femmes.

La principale source de revenus des grosses fortunes est leur capital. Les plus-values représentaient 47,4% de leur revenu total en 2014 (contre seulement 3% pour la population générale), le salaire mensuel ne représentant que 6,7% (contre une moyenne de 77% pour la population générale). Deux autres sources principales étaient les dividendes (25,4% du revenu total) et les intérêts (10,5% du revenu total).

L'enquête du Département de l'économiste en chef s'inspire de l'enquête publiée par le magazine américain "Forbes" sur les 400 personnes les plus riches aux États-Unis. Ces derniers bénéficient de revenus bien plus élevés que ceux des 400 israéliens. Le revenu moyen de ceux figurant sur la liste Forbes pour 2014 était de 1,2 milliard de shekels, soit 29,5 fois plus que la moyenne israélienne des "400". Si, toutefois, la liste israélienne est ajustée à la taille relative de la population, et seuls les dix revenus les plus élevés sont pris en compte (la population des États-Unis étant 40 fois plus grande que celle d'Israël), l'écart tombe à 2,7 contre 1.

La générosité des personnes immensément riches n'est pas beaucoup plus grande que celle de la population en général. La proportion des contributeurs parmi eux est de 41%, contre seulement 1% dans la population générale, mais le montant moyen donné par les riches, évalué à 280.000 NIS par an, n'est pas beaucoup plus élevé en proportion de leurs revenus que celui de la population générale, pour qui le don annuel moyen est de 3 300 NIS. Les donateurs parmi les grosses fortunes font don de 0,8% de leur revenu, alors que pour la population totale, la proportion est de 0,5-0,8%.

Source : globes.co.il

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