USA : La liste noire des mots « incorrects » enseignement.

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Le département de l’enseignement de New York a complété de 50 mots la liste noire des mots « incorrects » pour les Américains. Selon les experts,  les mots comme « anniversaire », « pauvreté », « dancing » et même « dinosaure » peuvent offenser les enfants.

Le mot « dancing » est trop « déréglé ». Le mot « anniversaire » peut être blessant pour les « Témoins de Jéhovah », en employant le mot « pauvreté » on peut offenser l’enfant d’un sans-travail. Le terme « divorce » peut provoquer un stress chez les enfants.

Le mot « esclavage » est blessant pour les petits Afro-Américains, « dinosaure » est, de l’avis des experts, désagréable pour les adeptes du créationnisme. Les créationnistes déclinent la théorie de l’évolution de Darwin. Dans cet ordre d’idée, il serait plus logique d’interdire le « singe ».

La liste des mots interdits est envoyée aux auteurs des textes utilisés pour tester plusieurs fois par an les élèves de l’école primaire. Les professeurs ne se montrent pas enthousiastes, loin s’en faut. A leur avis, de telles interdictions sont absurdes et néfastes. Comment retirer du vocabulaire des enfants les mots employés à tort et à travers ? Selon les professeurs, les enfants ne doivent pas expier les problèmes linguistiques des adultes. 

Les linguistes estiment la liste « au plus haut point idiote ». La réaction des professeurs américains porte à croire que les directives des responsables de l’enseignement des Newyorkais ne seront pas adoptées, dit Maxim Krongaouz, docteur en philologie :  
« En ce qui concerne les mots concrets, ils sont contestables. Par exemple, « anniversaire », c’est étonnant dans le contexte de la culture américaine ».

L’instrument employé pour attirer l’attention sur le problème de la tolérance est loin d’être original. Il existe dans le vocabulaire des Américains beaucoup de mots pour l’emploi desquels on peut comparaître devant le tribunal. Il faut éviter par crainte d’une action en justice de la part des Verts d’appeler un chat – un animal ou une bête, c’est un « ami quadrupède ».  
L’effacement des mots, rappelle l’expert, entraîne des changements linguistiques imprévisibles.  

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