Le nucléaire des pays arabes face aux menaces de l'Iran ?

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                  Le nucléaire des pays arabes face aux menaces de l'Iran ?

Le 22/08/07, D’après le quotidien Haaretz, les Etats arabes accélèreraient ces derniers mois leur programme nucléaire pour réagir au développement de l’arme nucléaire du régime iranien qu’ils considéreraient comme une menace pour tout le Proche-Orient.

Les pays concernés sont le Yémen, la Jordanie, l’Egypte, l’Arabie Saoudite, l’Union des Emirats arabes, l’Algérie, le Maroc et la Libye. Leurs dirigeants prétendent vouloir promouvoir leur programme à des fins pacifiques, pour fournir par exemple de l’électricité à la population. Toutefois, peut-on remarquer, certains d’entre eux ne semblent pas avoir besoin de cette nouvelle source d’énergie, étant donné qu’ils sont déjà largement pourvus par leurs réserves considérables de pétrole.

Des experts, qui se sont interrogés sur cette nécessité invoquée, ont souligné que la distance entre la technologie nucléaire pour des objectifs pacifiques et son utilisation à des fins militaires n’était pas grande.

Les Etats arabes en question semblent avoir exploité le terrain, l’an dernier, lorsque la question du nucléaire iranien préocupait sérieusement la communauté internationale. C'était à l'époque où Téhéran avait refusé catégoriquement la visite des inspecteurs de l’AIEA. Ils auraient sans doute été influencés également par la réaction de la Turquie, voisine et adversaire de l’Iran, qui avait jugé prudent de renouveler son programme nucléaire et de construire dans l’année trois piles atomiques à des fins civiles.

Pour un expert américain du nucléaire, qui a abordé la question dans un article publié dans le Herald Tribune, la raison de cette nouvelle course aux armements serait plutôt commerciale. Haaretz rapporte que selon lui, les puissances nucléaires, avec à leur tête les Etats-Unis, la Russie et la France, se disputent le marché et cherchent à conclure de nouveaux contrats avec les Etats de la région.

Cet ancien conseiller militaire du Congrès américain pense que les grandes puissances devraient au contraire limiter la nucléarisation de la région. Et de souligner : "Au lieu de considérer qu’il s’agit d’un nouveau marché, les Etats détenant une technologie nucléaire à vendre, doivent prendre des engagements moraux et stratégiques". Il a finalement mis en garde contre les risques de voir le Proche-Orient devenir le foyer d’une guerre nucléaire.

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